Le lendemain, à 11h55 Ludmilla était chez Brad, à 12h10 ils quittaient l’appartement, à 13h30 ils étaient à la gare routière et à 13h40 le bus démarrait – suivi de Nubecito, probablement. – Toujours aussi organisée, miss Trip-Ludvisor ! – Non justement,...
– Et ton histoire de géant, raconte-moi la suite, demanda Brad ? – En effet, il y a un deuxième épisode qui a lieu au commissariat, mais rassure-toi, on passe du grotesque sordide au burlesque tendre. Ça pleure un peu, ça menace, mais aucune petite fille...
Clodoald est le fils de Clodomir et le neveu de Clotaire, eux-mêmes fils de Clovis et de son épouse Clotilde. Il y a aussi, le fils aîné de Clovis, demi-frère de Clotaire et de Clodomir, qui s’appelle – ça n’a rien de drôle et pourtant ça m’amuse beaucoup...
– Quelque chose me dit que tu vas bientôt lire ton deuxième livre, Brad. Moi, ce qui m’a fascinée dans le livre de Sepulveda, ce sont les personnages et surtout le vieux qui lit des romans d’amour,Antonio José Bolívar Proaño – rien que son nom, c’est...
– Ô mon Pérégrin d’amour, viens que je te couvre de baisers. On ne se voit jamais et voilà que tu m’abandonnes pour un siècle et demi. – Très chère mère, toujours ton sens de la mesure. Je te ferai remarquer que cette idée de tour du monde, si elle ne...
Après une soirée tendre et joyeuse où alternèrent lectures en langues étrangères, antojitos délicieusement mexicains, rires chaleureux et paletas rafraichissantes, la jolie troupe s’accorda une bonne nuit réparatrice. Le lendemain, Brad et Ludmilla retrouvèrent...
– Bonsoir, les enfants. Désolé pour le retard, j’étais retenu par Le Clézio, excusez du peu. On essaie de le faire venir pour parler de son dernier livre Identité nomade, ce sera plus probablement une visio-conférence ; pour compenser, il pense écrire...
J’apprends, horrifié, que l’on vient de découvrir près de la surface, le monstre marin le plus effrayant jamais rencontré, justement nommé “diable noir des abysses”. (Il se fait appeler baudroie pour tromper son monde, mais personne ne s’y trompe. ) J’apprends...
– Donc, long story short, le circuit Frida, j’ai adoré, j’ai détesté. Je ne sais pas. Je m’interroge. – Oui alors il faut savoir que Ludmilla est entrée dans le temps de l’interrogation et n’en sort plus, expliqua Brad. – Claro, c’est magnifique et tellement...
– J’ai trouvé, annonça Ludmilla, devenue spécialiste en citations apocryphes. « Morre lentamente quem não viaja, il meurt lentement celui qui ne voyage pas ». Il s’agit du poème A morte devagar, la mort lente, écrit par la poète brésilienne Martha Medeiros...
– Swann, Darling, tu as été parfait. Donc, cette première rencontre, que je vous raconte. J’amène Swann à la maison pour le présenter. Nous étions en khâgne à Paris, c’était en septembre 1980. Il parle un peu de Lyon, de ses parents, il explique ce qu’il...
– Allez Dad, c’est le moment d’avouer. Le prénom de Swann, c’était pas à cause de Proust, c’était à cause de Dave, hein ? Et Brad et Nadja d’entonner en chœur et en riant la chanson de Dave, « J’irai bien refaire un tour du côté de chez Swann / Revoir...
– Ah ah, heureusement non, Ana ne m’a rien demandé, mais je suis sûr qu’elle connaissait par cœur des pages entières du Vieux gringo et d’autres livres de Fuentes. Tiens, c’est la première fois que j’entends Swann se livrer un peu. C’est un point de vue...
– Je me demande combien de pays tu auras traversé. C’est bizarre, moi je ne voyage pas et je me sens vieille, toi au contraire, tu as fait le tour de la planète et je te sens si jeune, si nouveau, voilà, toujours nouveau. – No viaje pas de voyages / Ya...
Le séjour à Mexico avait enchanté tout le monde, mais les discussions tendres et passionnantes menées jusque tard dans la nuit les avaient épuisés aussi. Le réveil fut donc difficile et il fallut faire vite pour ne pas rater le bus. – Es-tu vraiment sûr...
[Deuxième partie du feuilleton Le Voyage de Nubecito. Après s’être perdu sur les côtes mexicaines, le jeune cumulus hawaïen a été pris en charge par Ludmilla, la fille du pêcheur Diego, et Brad du 9-2, son ami. Ils ont pour mission de ramener le nuage...
Dimanche, deuxième matin « When we are alone, we are only nearer to the absent (traduction personnelle de moi = Brad) quand on est seul, on est seulement plus près de l’absent. » Voilà, tous les jours je commencerai par un extrait du Travel de Stevenson,...
Lundi, troisième matin Comme prévu, petit commentaire sur le premier chapitre du Travel. Cinq pages pour dire qu’après un mois, il n’est toujours pas parti, qu’il a choisi un sac de couchage plutôt qu’une tente et un âne plutôt qu’un cheval. Le sac parce...
Je voudrais pousser un coup de gueule contre les inventeurs des mots désignant les pathologies de la vieillesse, probablement des fonctionnaires entre deux âges, sans rêves ni fortune. Ils ne peuvent pas ignorer que le grand âge est une débâcle sur tous...
Mardi, quatrième matin C’est donc la première étape de Robert Louis. Et déjà des aventures extraordinaires, trépidantes, passionnantes... Je plaisante. Le Robert, il raconte pendant trois pages ses soucis de paquetage qui ne tient pas sur le dos de son...
Mercredi, matin suivant “ I have a goad”. RLS découvre l’efficacité de l’aiguillon sur Modestine. Mais d’abord il découvre les joies de la vie en auberge. “The stable and kitchen in a suite”, ça j’ai compris sans la traduction parce que, quand je voyageais...
Jeudi, sixième jour Perdu dans “le haut Gévaudan”. Direction Le Cheylard. Peu de changement, le décor est toujours désertique et inhospitalier, la météo s’aggrave, il fait froid, il pleut, il grêle, il vente. En plus, Modestine n’avance pas et la nuit...
Samedi, huitième jour “ Upper Gévaudan (continued)”. RLS quitte le monastère et reprend joyeusement sa route. Il en a fini avec la première partie de son voyage, finis la pluie, le vent et les paysages désolés, commence la deuxième partie, une descente...
Samedi, neuvième jour “The country of the camisards”. RLS progresse pour atteindre ce qu’il appelle “les Cévennes des Cévennes” et “prendre possession d’un nouveau quartier du monde (a new quarter of the world)”, tel “le solide Cortez” (la référence à...
Dimanche, jour suivant “Valley of the Tarn”. La vallée inspire RLS qui nous embarque dans une superbe description. Des sons : la rivière “faisait un merveilleux vacarme rauque (making a wonderful hoarse uproar)” ; des odeurs : les arbres “dégageaient...