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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une “minime” quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Plus, les aventures de Nubecito, un cumulus hawaïen perdu dans un feuilleton hebdomadaire. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • AR.NO.SI
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

Top articles

  • II.32. Yvonne et Charles-Marie (2)

    21 avril 2018 ( #2018 )

    « "Incroyable !" Yvonne n'en revenait pas. Sur la première photo, un homme était allongé sur le dos, une femme à quatre pattes lui suçait la verge tout en exhibant son cul poilu, pendant qu’il enfournait sa langue dans le sexe rougi et ouvert d’une autre...

  • Révolution

    13 octobre 2019 ( #2019 )

    – Non mais vous n’allez pas arrêter de me tourner autour ; si vous continuez je fais un signalement. – Alors d’abord je vous ferais remarquer que c’est vous qui tournez autour de moi, répondit Soleil, ensuite, sachez Mademoiselle Terre, que vous n’êtes...

  • Trie tes jets

    11 mars 2014 ( #2014 )

    J’ai installé sur mon bureau (celui de mon ordinateur) trois corbeilles. Une bleue pour les phrases encombrantes cassées, une jaune pour les mots en carton usés ou déchirés et une verte pour les épluchures et les trognons de textes. Et vos restes en verre,...

  • Semel in hebdomada

    10 décembre 2007 ( #2007 )

    La traduction par « une semelle dans l’abdomen » n’est pas drôle et manque d’audace ; la traduction par « un coup de pompe dans le bide » est malveillante et mérite un pain dans la gueule ; la traduction par « vendredi, c’est le jour de la morue » me...

  • II. 30 Odette et Nora (1)

    08 avril 2018 ( #2018 )

    Nous sommes en septembre 1983. J’ai des dizaines d’heures d’enregistrement d’Odette. Je descends la voir avec plaisir mais ce travail n’avance pas assez vite. Elle est tellement à l’aise devant le micro que je n’arrive plus à l’arrêter. Dans moins d’un...

  • Le lieu et l’endroit

    07 octobre 2021 ( #2021 )

    – Dis-moi Poule, tu es connue dans le monde animal pour être particulièrement douée en géolocalisation, n’est-ce pas ? – Oui, oh, tu sais, je n’aime pas en parler… – Parce que je voulais que tu m’éclaires. – Vas-y Œuf, n’hésite pas, pose ta question....

  • II. 37. Dans l’atelier (1)

    26 mai 2018 ( #2018 )

    « Peu de temps après leur initiation mutuelle, Charles-Marie avait donné rendez-vous à Yvonne. "Viens demain matin, attends que la Lucienne elle part à la messe avec l’Odette et tu viens devant la cordonnerie." Yvonne gardait un délicieux souvenir de...

  • C'est tout ou rien

    21 mai 2018 ( #2018 )

    – Un point, c’est tout. – Pas du tout ; pour autant, ce n’est pas rien, tant s’en faut. – Ce n’est pas rien et pourtant, un point ce n’est rien du tout, c’est peu de le dire. – Certes, un point c’est peu, c’est moins que deux mais, mettons les choses...

  • Des livres

    01 mai 2018 ( #2018 )

    Voici la terre fumante au goût de venaison, l’argile veuve sous l’eau vierge, la terre lavée du pas des hommes insomnieux. (Quoi, c’est du plagiat ! Et alors ! Allez-y, essayez d’écrire du neuf tous les jours alors que plus de cent mille livres sont publiés...

  • Nom de nom

    24 septembre 2017 ( #2017 )

    Je me demande toujours pourquoi je ne rencontre jamais de monsieur Flaubert ou madame Diderot, jamais de Kevin de Musset ou Cindy Aragon ; ni Lola de Balzac, ni Lucas Verlaine, ni Jade Proust, ni Nathan Rimbaud. Et vous, connaissez-vous une famille Baudelaire...

  • III. 47. Nora et Les Cerfs-volants

    27 juillet 2018 ( #2018 )

    Le samedi suivant, nous nous étions retrouvés au pied de La Rivière. Après avoir caressé les fesses de Dina et félicité Aristide, nous avions continué par le pont Royal, puis le quai Voltaire, le long des bouquinistes. Le pont des Arts venait d’être démonté...

  • Les gens d’en haut

    09 octobre 2020 ( #2020 )

    – Non mais qu’est-ce qui se passe encore avec le stagiaire, Pierre, il ne fait jamais ce qu’on lui demande, s’énerva Dieu. – Et qu’est-ce que tu lui as demandé ? – J’ai été précis et j’ai fait des phrases courtes. Je lui ai dit : tu prépares mon kabic,...

  • III. 53. Nora et sa fille Zaïna (1)

    26 août 2018 ( #2018 )

    « Bonjour, ma mère m’a dit que tu es un écrivain. » « En effet, oui. Et toi, quel âge as-tu ? » « J’ai neuf ans et demi. Moi aussi je voudrais être un écrivain. J’écris déjà des histoires. » J’essayais de compter pour trouver la date de conception. Neuf...

  • Ça craque

    11 janvier 2014 ( #2014 )

    Le monde est plutôt réussi : ses plages de sable blanc ou noir, ses rues piétonnes et ses montagnes, ses villages perchés et ses mers poissonneuses, ses hommes, ses femmes, ses cumulo-nimbus et ses orchidées… On n’a pas lésiné sur les moyens, manifestement....

  • Au choix

    15 août 2018 ( #2018 )

    Et si l’on avait le choix – pour je ne sais quelle absurde raison – entre sauver les œuvres complètes de Nicolas Malebranche ou la recette du coulant au chocolat, bien sûr que je sauverais les livres. Mais quel drame quand même, quelle perte irremplaçable....

  • Fait main

    17 septembre 2018 ( #2018 )

    Le philosophe n’est pas un orpailleur, à la recherche de quelque brillant secret enfoui depuis toujours dans le ventre des hommes ou la nuit du monde, il est un artisan qui répète souvent, invente parfois et travaille toujours, modèle, fabrique, déplie,...

  • III. 56. Nora et nous (1)

    16 septembre 2018 ( #2018 )

    « Mais, Nora, je ne savais pas que tu avais une fille. » « Tu ne pouvais pas le savoir, je l’ai eue bien après notre rupture. Et moi je ne te savais pas si à l’aise avec les enfants, mais tu en as peut-être maintenant, ou bien des neveux ou des nièces....

  • Homo

    15 septembre 2018 ( #2018 )

    La première érection marqua sans doute le début de bien des contrariétés – je parle de celle d’homo erectus. Depuis, allez savoir pourquoi, on se sent tous obligés de prendre aussi la pose, dangereuse et hautaine, quoi qu’il nous en coûte. Imaginez un...

  • Le monde et moi

    11 septembre 2018 ( #2018 )

    Parfois je commence ma semaine par un footing, je pars bien avant l’aube pour rentrer avec les premiers feux. Je me sens alors - comment vous dire ? - non pas comme le maître du monde mais comme son complice (et je souris intérieurement comme la maîtresse...

  • On verra demain

    25 octobre 2018 ( #2018 )

    C’est bien vu cette histoire de rotation de la Terre sur elle-même en 24 heures, avec un nouveau lever de soleil chaque matin. Ça permet une philosophie du « on sait jamais, ça pourrait s’arranger » ; un peu comme un nouveau tirage du loto chaque jour....

  • Les burnes des faiseurs de mots

    10 octobre 2018 ( #2018 )

    Les faiseurs de mots sont, le plus souvent, bien inspirés. Crépusculaire et camaïeux et foutriquet disent joliment de jolies choses ; et de vilains mots comme salmigondis, concupiscent, ou pouacre disent vilainement les vilaines choses qu’ils nomment....

  • T’es toi quand tu dors

    22 octobre 2018 ( #2018 )

    Puisque nous partageons tout, nous nous montrons, nous exhibons, une expérience serait sans doute riche en découverte et peut-être en enseignement. Exposer nos sommeils, dormir en public, mettre en ligne nos nuits. On verrait sans doute alors combien...

  • IV. 62. L'épilogue, Guibert et Fiévet

    28 octobre 2018 ( #2018 )

    Épilogue (en forme d’avis aux lecteurs) À l’heure où je finis ce livre, j’en suis à douter de tout et je me dois de vous inviter, chère lectrice, cher lecteur, à la plus grande prudence. Laissez-moi vous donner les raisons de mon trouble. Je vous avais...

  • IV. 63. Lons, entre fiction et réalité

    04 novembre 2018 ( #2018 )

    À Lons toujours, j’avais trouvé un certain Jean-Denis Livarot, Lédonien de souche, qui m’avait confirmé l’existence du garage des frères Grosjean, avenue Jean Moulin. Ils faisaient de la petite mécanique et de la vulcanisation, jusque dans les années...

  • Vu

    29 mars 2017 ( #2017 )

    Les timides sont terrorisés à l’idée d’être scrutés alors qu’ils passent inaperçus ; inversement, les crâneurs surjouent de peur de ne pas être remarqués alors que l’on ne voit qu’eux. Quant aux électeurs de Poutou, aux joueurs de tuba, aux habitants...