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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 03:56

Hier, c’était la Saint Valentin. Gros succès. Je m’étonne que les restaurateurs, les bijoutiers et les fleuristes n’aient jamais pensé à célébrer aussi la fête des ex (par exemple le 22 novembre pour la sainte Cécilia) ; il y a un énorme marché.

C’est incroyable d’avoir aussi à donner des leçons de marketing.

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 03:20

Il aime

les éclats de sens

le haïkiste cossard

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 03:15

Quand on assiste à un récital de piano, on préfère les places qui permettent de voir les mains du pianiste. Je tiens à faire savoir à ceux qui souhaiteraient voir mes mains lorsque j’écris que je suis gaucher, que j’écris comme un gaucher et que c’est franchement vilain à voir.

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 03:22

Ce qui frappe avec la poésie, c’est l’économie de moyens. Des mondes sont engendrés en entassant des petits bouts de sens.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 03:56

Tous les malheurs des hommes (embouteillages, pollution, accidents) viennent d’une seule chose qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre, disait à peu près Pascal, le célèbre inventeur de la brouette (à deux roues).

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 03:51

« C’est vrai que je ne parle que de Séraphin et d’Yvonne mais Nora aussi a ses obsessions (pardon Nora, mais c’est vrai !). Par exemple elle veut tout le temps vérifier la liste exacte de tous ceux qui étaient dans la grange du père Jacquot à Château-Chalon "la fameuse nuit" du 31 décembre 1893, enfin c’est elle qui dit fameuse nuit, j’ai jamais compris pourquoi. Alors on y est allées plusieurs fois, à Chalon, dans sa voiture ; au début ça m’amusait ces promenades mais on tournait quand même en rond, bien sûr que je reconnaissais pas. Je ne reconnaissais rien. On essayait de demander mais y’avait que des jeunes à motocyclette et des touristes. On rentrait toujours bredouille. Et puis un jour, elle est venue et m’a dit "Odette, on part en promenade temporelle" et vous savez où elle m’a emmenée ? Devant un supermarché ATAC. Voilà où était la grange, "on avance Odette, on est dans la matrice narrative" elle disait, ou quelque chose comme ça. Quel drôle de nom pour un supermarché ! »

« Elle m’a fait descendre et nous avons marché un peu, elle m’observait, je voyais bien qu’elle attendait quelque chose. Moi je cherchais dans ma mémoire, je me concentrais, est-ce que Gustave avait parlé de cette fête de la Saint-Sylvestre ; il en faisait tellement des fêtes. Oui ils se retrouvaient des fois, avec ses amis, dans la grange, mais ce que je voyais moi c’est les gens qui sortaient de l’ATAC avec leur chariot plein. Point de Gustave, point de Berthe ! »

 

Décidément, Odette était de plus en plus à l’aise avec le magnétophone, elle mélangeait les époques, se mettait à commenter son présent et envoyait des clins d’œil à Nora. Nora le prenait bien, elle savait que ce n’était rien de plus qu’une petite plaisanterie. Cela étant, elle notait que la formule « fameuse nuit » avait retenu son attention. Ce qu’Odette ne savait pas, c’est qu’elle n’était pas de Nora, cette formule, mais d’Émile qui ouvrait la liste des participants déjà évoquée par le titre « nuit fameuse de la Saint-Sylvestre 1894 ».

Nora s’expliqua quand même. « Odette, j’ai bien aimé votre dernier enregistrement sur nos promenades mais je préférerais que vous me racontiez votre passé plutôt que mon présent ! »

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 03:59

Manque de transcendance ? Et si l’on commençait par croire en l’homme, la vache et le coquelicot.

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 11:07

Et si tu arrives en retard fais en sorte que tes fleurs ne soient pas fanées.

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 03:59

Alors évidemment nous n’y sommes pas encore et nous en sommes très loin mais un jour, il ne restera plus qu’un seul homme sur terre, le dernier survivant de l’espèce. Sans doute les premiers jours, il brûlera les feux rouges et volera des macarons au chocolat, peut-être qu’il fera de longues siestes les mardis et vendredis (en plus des dimanches). Et après ? Il n’est pas impossible que, ne supportant plus la solitude, il tente de se rapprocher des platanes, des vaches, des poules et des rivières. Oui mais voudront-ils de lui ?

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 03:35

Bien sûr vous allez dire que c’est insensé et je ne pourrai que vous donner raison’ mais j’aimerais pouvoir ajouter ici ou là, quand j’écris un texte )comme les filles qui se mettent des paillettes sur le visage avant de sortir )comme les cuisiniers qui saupoudrent leur plat d’épices colorées, des signes de ponctuation discrets, des apo’strophes, des parenthèses ou des ti-rets.

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 03:50

Allez, il ne doit pas être foncièrement mauvais cet être capable de s’extasier chaque soir devant le spectacle lent et répétitif du coucher de soleil.

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 03:31

Ce n’est pas parce que ce n’était pas mieux avant que c’est mieux après.

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:59

« Parfois je dis des mots que je comprends pas complètement. Avant de donner la cassette à Nora, j’aime bien réécouter ce que j’ai dit eh ben, ça arrive que je trouve ça très bizarre comment je le dis. Je pourrais pas expliquer mieux mais je pense que ce que je dis, c’est ça. Avant je pensais que j’avais pas d’idées alors je parlais pas mais je vois bien que les idées elles viennent après, quand on parle. C’est Nora encore qui m’a fait comprendre ça. »

Nora n’écoutait pas toujours les enregistrements avec la même attention, surtout quand Odette commençait à s’adresser à elle. Elle n’était pas censée apparaître dans le récit d’Odette ; ce n’était plus de l’observation participante, c’était de la confusion des genres. Bon, elle trouvait intéressante cette idée qu’Odette se sentait « autorisée » à mourir et bien sûr, elle était heureuse de l’avoir aidée à avancer, mais pour être honnête, c’est Charles-Marie qui la préoccupait pour le moment et elle restait focalisée sur lui.

Elle avait tout de suite trouvé étrange cet attachement quasi-paternel de Gustave qui disait « c’est un peu le fils que je voulais et que j’ai pas eu ». (La phrase serait écrite noir sur blanc dans le cahier noir d’Émile selon Nora. Je reste perplexe, je n’ai pas vu le cahier, mais admettons.)

Par ailleurs, Nora connaissait la proximité de Gustave et Thérèse qui se fréquentaient depuis leur enfance. Dans le cahier on trouvait aussi la « liste des amis de Gustave » et Thérèse arrivait en premier, juste avant Andrée. Pour autant, quelque chose la retenait de faire de Charles-Marie le fils adultérin de Gustave : le garçon n’avait vraiment rien d’un Grandclément, même pas une demi-part. Rien de la verve, rien de la fougue, rien de la vigueur, même physiquement, il était sec et long comme son père Victor, il avait la voix rauque alors que Gustave avait la voix ronde et chaude. Il n’avait d’ailleurs pas beaucoup pris non plus de sa mère.

Ou alors, peut-être que terrorisé par son père officiel, Charles-Marie se contentait de vivre discrètement en simulant une ressemblance avec lui tout en cachant inconsciemment tout ce qui pouvait ressembler à Gustave. « Il y a quelque chose entre Gustave et Charles-Marie, je le sens » avait noté Nora dans ses commentaires. Le scénario d’une rencontre clandestine entre Gustave et Thérèse passait de la catégorie « j’en doute », qui avait été rayé, à « pourquoi pas ? ». D’ailleurs Nevy-sur-Seille était sur la route de Château-Chalon, « c’est plus qu’un indice ».

(Nora, Nora, que de preuves insignifiantes ! que de conjectures sans fondement ! que d’interprétations alambiquées ! Je commençais à trouver les méthodes de l’anthropologue devenue biographe de plus en plus approximatives. Les faits, Nora, les faits ! avais-je envie de lui dire.)

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 03:44

Quand on est humble, le plus difficile, c’est de ne pas l’afficher.

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 08:15

Comme un ciel d’été

Bleu, pur et si beau

Sans vie ni repos

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 03:27

Orthographe me fait penser à la chaussure orthopédique du gros Lucien en CM1 et aux plans orthogonaux de monsieur Lambert au CM2. C’est tout dire !

(La jolie mademoiselle Ledoux, l’orthophoniste, n’était pas encore née à l’époque.)

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 03:00

Nous serons bientôt huit milliards, autant dire qu’il va devenir impossible de se distinguer. Tant mieux pour les timides ; tant pis pour les ambitieux qui rêvaient d’être célèbres.

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 03:51

Quand on croise un train qui va à contresens, alors même que l’on est à l’arrêt, on a le sentiment d’avancer. Pour cette raison, je conseille vivement aux plus jeunes de s’« associer » aux plus vieux qui déjà régressent : ils auront l’impression d’avancer plus vite.

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 03:25

Avait-il eu le temps d’avouer avant de partir ? Odette avait-elle eu l’occasion d’en parler avec lui ? C’est peu probable. Est-ce à dire qu’elle n’avait jamais soupçonné la relation qu’il avait entretenue avec Yvonne ? Ou Yvonne lui en avait-elle parlé, plus tard ? Toutes ces questions brûlaient les lèvres de Nora mais elle ne voulait pas les poser telles quelles à Odette. Il lui fallait être patiente. (Le lecteur devra lui aussi patienter pour comprendre, je me permets juste un indice, Nora soupçonne Yvonne et Charles-Marie d’avoir eu une relation intime.)

« Bien sûr, on sait jamais tout. Voilà, moi j’étais veuve à dix-neuf ans. On peut pas savoir, mais s’il était pas mort à la guerre, eh bien peut-être qu’il serait toujours là aujourd’hui, à côté de moi, assis dans la cuisine en train de parler de quand il était jeune à un magnétophone à cassette. Vous vous rendez compte si la balle allemande était passée juste à côté et avait tué son voisin. Une affaire de vingt centimètres. Eh bien moi aussi je suis passée à vingt centimètres d’une vie complètement différente. Soixante-cinq ans à rester à côté de Charles-Marie, pour sûr ç’aurait été autre chose que la vie avec Yvonne et Séraphin. Charles-Marie, il avait pas les mots et moi non plus, alors qui c’est qui aurait parlé chez nous ? »

« Et peut-être qu’on aurait eu des enfants ? Oui mais alors là, j’arrête parce que c’est une autre Odette ça. Un mari, des enfants, c’est pas moi. Ç’aurait bien pu être moi, mais c’est pas moi. Je critique pas mais c’est pas moi, peut-être que j’aurais aimé, on peut pas savoir, mais c’est pas moi. La Odette que je suis, c’est Yvonne qui l’a fabriquée et Séraphin aussi. »

« C’est drôle quand même de penser que j’aurais pu être une autre et plein d’autres encore. Un jour, j’étais en forêt, avec Yvonne on aidait Berthe pour le bois avec les bûcherons de Champagnole, y’a un arbre qui est tombé à vingt centimètres de moi, ou peut-être un peu plus. Voilà. J’aurais pu mourir et j’aurais eu encore une autre vie et peut-être que ce serait Charles-Marie qui me raconterait. C’est ça que je veux dire, les vies elles se décident à quelques centimètres. Bon j’aime bien la Odette que je suis, ça a pas été facile tout le temps mais grâce à Nora (merci ma petite Nora !), comment vous dire, je peux mourir comme si j’avais fini ma vie. Un peu comme Berthe, c’est la pluie qui l’avait réveillée et qui l’avait emportée ; elle avait attendu vingt ans et en 1935, ç’avait été le bon moment. »

« Une fois je me suis demandé, je sais c’est idiot des idées pareilles, mais je me suis demandé si j’avais pas attendu Nora, tout ce temps, comme Berthe avait attendu la pluie, pour débloquer quelque chose qui avançait plus, une vie arrêtée et qui pouvait pas mourir. Moi je crois que j’attendais de pouvoir dire les mots à mon tour. À la fin de sa chanson Édith elle disait "au fond c’n’était pas toi, comme ce n’est même pas moi, qui dis ces mots d’amour, car chaque jour ta voix, ma voix ou d’autres voix, c’est la voix de l’amour." Je comprenais pas bien ce que ça voulait dire. Mais de ce que je comprends aujourd’hui, c’est qu’il fallait que je redise tous les mots d’amour que j’avais entendus, de mon père, de Berthe, de ma chère Yvonne et de notre Séraphin, c’était la voix de l’amour qui parlait par leur bouche. C’est Nora qui a fait repartir ma vie, elle a fait que j’ai redit ce qu’on m’avait dit. Alors comme Berthe, je suis prête maintenant. C’est pas triste. »

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 03:50

Le danger n'est pas d'avoir un maître mais d’avoir un maître.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 03:49

Si Dieu existait, il serait mort de rire en voyant les hommes croire en lui.

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 03:50

Le plus incroyable c’est que l’on ne se pose pas tous, à chaque seconde, cette même question : mais pourquoi moi, ici et maintenant ?

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 03:24

Autrui, quelle drôle de chose ! Ce n’est pas vilain, ça a l’air agréable mais comment diable est-ce que ça marche ?

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 03:44

Lecteur assidu de Levinas et amoureux transi de Martine, Jean-Marc refusait de la pénétrer et en restait à d’interminables et tendres caresses. Parce qu’aimer, c’est renoncer à posséder et consommer, c’est préserver ce qui se dérobe et en respecter l’insaisissable étrangeté. Martine partit avec Pierre-François.

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 03:18

« Bon, alors Charles-Marie. C’était un brave garçon, pas très costaud, pas très bavard. Il avait les yeux clairs comme sa mère mais on les voyait pas souvent parce qu’il regardait toujours ses pieds comme s’il avait peur de se marcher dessus. Il parlait pas beaucoup mais à chaque fois, ça me faisait sursauter parce qu’il avait la voix très grave ; ça allait pas avec son corps fragile ; oui voilà, une voix d’homme dans un corps de garçon. »

« Mon père, il l’avait pris comme apprenti à la cordonnerie. Alors là, on sait vraiment pas pourquoi, parce qu’il travaillait lentement et pas très bien. Mais mon père, il aimait les gens et il le protégeait, le garçon ; il lui demandait juste de rire à ses blagues et de ranger l’atelier. Faut dire que Victor, le père Bélurier, il était pas tendre avec son fils. C’est pas qu’il le frappait mais il lui criait dessus et il le traitait toujours de bon à rien. Qu’est-ce que la Thérèse avait été marier ce Victor Bélurier de Nevy-sur-Seille ! C’était son contraire. Thérèse, elle était si joyeuse et si dévouée mais Victor, il était toujours à râler sur tout et sur tout le monde. Ils se sont mariés en janvier 1894, même pas un mois après mes parents. »

Nora qui semblait vouloir réécrire la généalogie locale ne pouvait se satisfaire de l’état civil officiel. Charles-Marie n’avait ni les qualités de sa mère Thérèse ni les défauts de son père Victor. Il lui fallait une autre ascendance. Ça ne collait pas. Pourtant les dates concordaient, un mariage début janvier, une naissance début octobre. Et si Victor n’était pas le père de Charles-Marie ?

« C’est aussi qu’à l’époque on se mariait parce qu’on devait se marier voilà, comment vous dire, on prenait celui qui se présentait. Moi c’est pareil, j’ai épousé Charles-Marie parce qu’il était là ; après la mort de mes parents en 1913 il était resté à la cordonnerie, il voulait pas retourner avec son père, d’ailleurs son père, il lui demandait pas de revenir. Il faisait pas grand-chose dans la cordonnerie, il essayait de recoudre un peu les chaussures et il rangeait l’atelier mais il avait pas vraiment le temps de le déranger. Alors bien sûr, on se voyait souvent et on avait appris à se connaître un peu mieux. Enfin quand même, il parlait vraiment pas beaucoup. Mais au moins il buvait pas et il râlait pas tout le temps comme son père. Alors voilà, j’étais là, il était là, et donc le samedi 27 juin 1914 à 11 heures, hop ! on s’est mariés. »

Le lendemain, le 28, à la même heure à peu près, l’archiduc François-Ferdinand était assassiné à Sarajevo. Charles-Marie serait mobilisé le 3 août. Deuxième classe Bélurier. Il était parti rapidement sur le front. Il n’était jamais revenu. Selon le certificat de décès retrouvé dans la boite en fer-blanc qu’Odette avait remise à Nora, il serait mort le 22 août à Joppécourt en Meurthe-et-Moselle. Le document précise, « genre de mort : tué à l’ennemi. »

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