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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 02:05

Ne nous y trompons pas, malgré les naissances et les morts, les ruptures et les postures, les certitudes et les habitudes, tout est mouvement.

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 02:43

Après son départ, il a fallu tout reconstruire. La littérature m’a aidé.

Les livres font de très bons parpaings.

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 02:33

Je suis très admiratif de celui qui est capable de voir la paille dans l’œil de son voisin alors même qu’il a une poutre dans le sien, ce qui doit être très gênant et fort douloureux.

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 02:31

Nous sommes en 1987. Je ne comprends pas. C’était bien reparti, j’avais organisé mon livre en chapitres courts, j’avais essayé de rétablir un peu la chronologie et voilà que tout s’effondre à nouveau. Ce livre me résiste ; quelque chose se refuse. Je n’arrive plus à écrire. J’ai pratiquement tout ce qu’il faut, il me reste juste à mettre un peu d’ordre et pourtant je me perds. C’est peut-être une question de distance ; au début, j’étais trop proche d’Odette, j’avais intégré son monde, je vivais avec Gustave et Yvonne, ils avaient fini par peupler mon quotidien ; il m’arrivait même parfois, de retour à Paris, de leur parler, sur le mode de la plaisanterie toujours, mais quand même ! Alors je m’étais dit que je devais m’impliquer moins, ne pas me laisser envahir par le discours et les émotions d’Odette. J’ai cherché à dégager les structures invisibles qu’Odette s’escrimait à recouvrir d’un crépi innocent. Au bout du compte, je ne suis ni dedans ni dehors, ou les deux à la fois ; rien ne va plus.

(Nora n’avait-elle pas confondu participation et identification ? Sa biographie d’Odette se rapprochait dangereusement d’une autobiographie involontaire. Je me souvenais qu’elle ne parlait jamais de son passé quand on était ensemble, peut-être avait-elle éprouvé le besoin de se raconter finalement.)

 

Voilà, je crois avoir trouvé la raison de mon problème, Odette m’a trompée. Qu’elle soit une vraie sainte ou une manipulatrice habile, le résultat est le même ; non seulement elle a caché la triste réalité de sa vie, mais de surcroît, elle m’a vendu à la place un film propre et tout public : j’attendais du Bergman, elle m’a donné du Tati. Elle occultait depuis son enfance les événements dérangeants de sa vie, son autobiographie officialisait ce révisionnisme.

(« Révisionnisme », les grands mots ! Nora a toujours été excessive et aimé les formules qui choquent. Mais sur quelle base et de quel droit condamnait-elle Odette ?)

Quand même, il faut bien reconnaître l’intelligence du procédé, qu’il ait été conscient ou pas. Son illettrisme lui-même s’explique. Mais bien sûr ! Je me suis longtemps demandé comment une femme douée d’une telle vivacité d’esprit, capable de compter comme elle le faisait et véritablement hypermnésique pouvait ne pas savoir lire. J’ai la réponse. Elle voulait ne pas voir la vérité qui se tenait là, en face d’elle, elle voulait ne pas pouvoir lire les horreurs contenues dans le bien nommé cahier noir d’Émile. Pourquoi ne m’a-t-elle jamais demandé ce que j’ai lu et compris dans ce cahier ? Tout s’expliquait ; tout rentrait dans l’ordre.

(L’ordre des uns est le chaos des autres.)

 

Odette est donc morte et a préféré, sciemment ou non, ne pas réactiver ce charnier mémoriel. Bien, mais pour ce qui me concerne, je dois passer en force. Je dois tout dire, au nom de la vérité.

(La vérité ? Quelle vérité ? Les souvenirs d’Odette, ce qu’elle a réellement vécu, ce qu’elle a imaginé avoir vécu, le récit de Nora, ce qu’elle a inventé, ce qu’elle a projeté, le cahier d’Émile, ce que j’ai cru comprendre ? Qui démêlera tous ces fils ? Qui dégagera le brin de la vérité ? Et si par impossible quelqu’un y parvenait, « la » vérité ne nous paraîtrait-elle pas terriblement indigente ? Je pensais aux Vies minuscules de Pierre Michon ; Nora aurait pu lui emprunter une phrase pour l’exergue de son livre : « Imaginons encore une fois qu’il en fut comme je vais le dire. »)

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 02:33

Se tenir à distance ou répéter, ne pas écouter pour avancer.

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 02:40

Quand je ferme une parenthèse, j’ai parfois le sentiment qu’un autre texte continue sous la page, comme le fil qui passe sous la tapisserie, pour remonter à l’ouverture de la parenthèse suivante. Dommage que l’on ne puisse pas retourner les pages comme on retourne les tapisseries.

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 02:36

C’est assez mystérieux, une heure de vélo dure bien moins longtemps qu’une heure de course à pied. Bergson le savait déjà ; peut-être était-il cycliste.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 02:36

Je ne suis pas dupe, ces fantômes qui peuplent amoureusement ma vie me doivent presque tout. Et pourtant, ils m’enchantent ou me navrent avec une telle intensité que je jurerais sous la torture qu’ils sont libres et sincères.

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 02:50

On répond souvent par ignorance, ignorance de la question.

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 02:54

C’est l’adolescent en nous toujours qui tombe amoureux, vierge et maladroit.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 02:59

« Charles-Marie ne se fit pas prier et continua en la pénétrant un peu plus profondément. Yvonne pressentait que quelque chose allait se passer mais elle ne savait pas quoi, elle frémissait de partout, son cœur battait à toute vitesse, ça tapait dans sa tête, son ventre allait exploser ou quelque chose comme ça, et toujours ce bien-être incroyable dans son sexe, mais quelle chaleur ! comment une chose pareille était-elle possible, et puis et puis, elle éprouva comme une vague de plaisir qui monta, monta, monta jusqu’à la pointe de ses cheveux et redescendit pour remonter encore une fois et là, il faisait si chaud, il n’y a plus de mots pour décrire, elle sentit une véritable explosion de plaisir qui la transperça, la traversa de part en part, la renversa, la submergea, l’anéantit et continua de résonner longtemps, longtemps, longtemps encore. C’était son premier orgasme. Que s’était-il passé ? Il était trop tôt pour analyser, pour penser, elle était encore tout entière à son plaisir, elle n’était plus qu’un corps qui jouit. »

« Charles-Marie lui avait mis la main sur la bouche pour étouffer un peu ses cris. Alors, il se retira et prit lui-même son sexe, il le branla un peu plus vite, un peu plus fort, puis accéléra progressivement pour finir par s’agiter violemment comme un beau diable ; il grimaçait, gigotait, haletait, la bouche grande ouverte comme les coureurs, plus vite, à bout de souffle. Yvonne encore un peu perdue dans les brumes de son plaisir le regardait faire en souriant bêtement. Soudain, elle le vit cracher à bonne distance son liquide blanchâtre. Charles-Marie ne put alors retenir un râle grave et puissant qui les surprit tous les deux. »

« "Ben crénom de diou, qui c’est qu’est là ? Charles-Marie, c’est-y toi ?" Les deux jeunes amants se reculottèrent rapidement et s’enfuirent sans regarder derrière eux. Yvonne entraîna Charles-Marie vers la Seille, "viens on va se remettre un peu", "pas par-là, y’a la mère Lucienne et l’Odette". »

« Inutile de préciser qu’Yvonne a dû y retourner au fond de l’atelier. C’est là que Ti Paul fut certainement conçu en août ou septembre 1909. »

 

Dans son cahier noir, Émile aurait écrit : « Yvonne habitait avec Odette et souvent elle apportait le manger à Gustave et Charles-Marie dans la cordonnerie. Des fois Gustave était pas là. » Voilà ce qui permettrait à Nora de déduire la date, le lieu de la conception de Ti Paul et le nom du père ! Je n’ai rien trouvé dans le dossier jaune qui pourrait nous mettre sur la piste d’une autre paternité, néanmoins, je jugeais cette déduction injustifiée. Charles-Marie, le père de Ti Paul ?

Avouez que la situation devenait pour le moins complexe si l’on mettait bout à bout tous les « scénarios évidents » de Nora. Ti Paul, le fils d’Yvonne, aurait été conçu avec Charles-Marie, le futur mari (et demi-frère) d’Odette, sa cousine (et demi-sœur), lui-même (Charles-Marie) étant son demi-frère à elle (Yvonne) ! Cela constituerait aussi, le deuxième inceste de cette histoire. Ça faisait beaucoup ; ça faisait trop. Je ne pouvais m'empêcher de penser que Nora avait tout inventé, mais même dans un roman, ça ne passerait pas.

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 02:15

Le problème de l’exclus, c’est qu’il est englué dans son exclusion sans possibilité aucune d’en sortir. Nous autres privilégiés, entrons et sortons à notre guise.

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 02:02

Ailleurs : le problème n’est pas comment y accéder mais comment y séjourner sans souiller le site de nos lieux communs et autres ronds-points.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 02:46

La médisance, c’est comme les bulots mayo : ce n’est pas très sain mais qu’est-ce que c’est bon !

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 09:08

Belle comme un poème

Déjà commencé

Comme un printemps

À jamais vivant

Elle ne tient pas dans mon haïku

J’aime à la dire et le dire me va

Aladire lira ladira

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 10:10

L’imagination, on ne le dit pas assez, est frugale : elle se nourrit de rêves et ne boit rien.

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 02:55

Restauration rapide, formation accélérée, boutique éphémère, cancer foudroyant, préparation instantanée, café expresso, subito presto… L’homme est vite, aujourd’hui, très vite. Fut un temps, une période de rodage s’imposait.

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 02:57

« Elle commença à branler son jeune camarade qui ferma les yeux, sans doute avait-il dans la tête des images qu’il préférait à ce qu’il voyait dans l’atelier. Sans interrompre son prudent mouvement de poignet, Yvonne jeta à nouveau un coup d’œil dans la fente, par acquit de conscience : Andrée était cette fois à quatre pattes, "sans mentir, ses seins touchent le sol" ; à genoux, Gustave s’affairait derrière elle, essayant d’attraper au passage une mamelle qui bougeait de partout, comme au jeu du foulard rouge. "Et qu’est-ce que j’gagne si j’l’attrape ?" "Un deuxième tour gratis." Ils pouffèrent de rire comme deux gamins malicieux. Puis Gustave se remit à l’ouvrage. ‟Quand même, il lui rentre dedans un peu fort”, il ahanait bruyamment comme les bûcherons de Champagnole quand ils coupent le bois. »

« Yvonne laissa sa fente et revint au sexe de Charles-Marie ; elle mit ses deux mains, c’était vraiment trop gros pour sa bouche et elle renonça définitivement à l’y enfourner, elle se contenta de lécher le gland du bout de la langue ; avec mille précautions elle saisit la bourse, elle était toute petite et tenait bien dans le creux de sa main gauche. De sa main droite elle alla caresser le ventre sans poils du jeune garçon, elle fit le tour jusqu’aux fesses et glissa un doigt dans la raie. Mon Dieu ! Que de choses à toucher ! Que de merveilles à admirer ! Que de lieux à visiter ! Elle aimait tout, partout. »

« De l’autre côté de la porte, ça s’agitait toujours autant, on entendait Andrée gémir comme une oie, Gustave haleter comme un cochon et les corps se cogner violemment l’un contre l’autre. Yvonne se redressa et embrassa Charles-Marie en allant chercher sa langue, comme faisaient les deux hommes sur la photo. C’était son premier baiser. Elle dégusta ça avec délice ! Alors, elle enleva sa culotte et tira Charles-Marie vers l’escalier, elle s’adossa à la troisième marche, posa le pied gauche sur la deuxième et le serra contre elle puis elle guida lentement son sexe dans le sien. "Vas-y tout doucement, rentre juste le bout." »

« Yvonne n’avait aucune idée de la taille de son propre sexe mais elle se doutait bien qu’il devait être plus petit encore que sa bouche, Charles-Marie ne pourrait donc pas rentrer complètement. Elle souleva bien sa jupe pour tout voir : il y avait sa jolie toison dorée qui prenait magnifiquement le seul rai de lumière dans ce coin sombre et rayonnait comme un champ de boutons d’or, il y avait aussi la queue du garçon, si droite et si longue dont une partie importante restait encore dehors, bien visible. Elle sentait la chaleur monter et sa poitrine se mit à durcir, elle ouvrit son chemisier libérant ses deux belles moitiés de reinettes, c’est à ça qu’elle pensait, en tous les cas, pas à des panses de bœuf. Comme pour avoir son avis, elle regarda Charles-Marie interrogative, il lui sourit ; il aimait bien ses reinettes. »

« Tout en la pénétrant doucement et prudemment, il lui caressa les seins ; de son index, il fit le tour du téton, à peine dessiné qui pointait un peu. Mais Yvonne préférait ce qu’il se passait en bas, avec sa main droite, elle prit le sexe du garçon et le fit accélérer un peu, avec son autre main elle attrapa sa bourse qui avait encore diminué, Charles-Marie râlait doucement, il semblait tout apprécier lui aussi, même s’il faisait la grimace. Elle remonta sa main sur son ventre, se palpa les seins qui étaient tout doux mais fermes en même temps puis, elle redescendit vers son propre sexe, elle y mit un doigt, juste au bord parce qu’il n’y avait déjà plus de place, pour accompagner Charles-Marie, elle fut prise alors de spasmes incontrôlables. Le garçon s’inquiéta et se figea, "oh ? ça va pas ?" "si, si, très bien, pitié t’arrête pas, continue, rentre un peu plus, ta queue connaît bien chez moi maintenant." »

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 02:28

Le retour fait aimer l’adieu, disait Musset, comme le départ fait aimer le revoir. Instable ou nomade, fugueur ou fuyard comme l’on voudra, l’homme s’enlise dans le séjour fait pour les choses et les morts.

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 02:30

– Bon ça suffit tous les deux !

– Ouais ben j’ai rien fait, c’est lui qui a commencé, contesta la poule.

– Même pas vrai, objecta l’œuf.

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 02:07

Le germe, certes, a plus d’avenir que le fruit mais il est moins spacieux, pensait le ver, franchement très opportuniste.

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 02:03

Admirer les héros ne rend pas vertueux mais dispense au moins de prendre des risques inconsidérés.

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 02:35

Au dehors, manque un dedans où pouvoir se réfugier ; au-dedans, manque un dehors où pouvoir se perdre. La frontière est l’impossible lieu à seulement habiter.

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 02:09

Un thé au lit

Un lot de thons

Un teint livide

Un temps voilé

La loi du vent

Le vide au loin

Le monde en moins

Ta voix en moi

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 02:52

« Peu de temps après leur initiation mutuelle, Charles-Marie avait donné rendez-vous à Yvonne. "Viens demain matin, attends que la Lucienne elle part à la messe avec l’Odette et tu viens devant la cordonnerie." Yvonne gardait un délicieux souvenir de ce qu’elle avait vu et fait ; elle accepta volontiers. "C’est pour regarder seulement" confia le garçon, non sans piquer la curiosité d’Yvonne. »

« Le lendemain, Yvonne était au rendez-vous ; Charles-Marie l’attendait. Ils rentrèrent dans la cordonnerie sans faire de bruit et se dirigèrent vers l’atelier au fond, la porte en bois était fermée mais on voyait très bien au travers de fentes laissées par les planches mal ajointées. "Regarde !" Chacun prit sa fente. »

« Yvonne découvrit alors un spectacle ahurissant. Elle avait envie d’hurler de rire mais il ne le fallait pas et tout bien considéré cela réveillait en elle d’autres émotions aussi. Elle se redressa, se tourna vers Charles-Marie et lui sourit ; il lui mit l’index sur la bouche et lui souffla "chut..." comme elle lui avait fait la dernière fois (décidément, elle aimait bien les manières de son camarade). Ils retournèrent à leurs fentes. La vision était terrible, Yvonne pourtant, commençait à avoir une certaine culture en matière d’érotisme depuis qu’elle avait vu les photos de Gustave. »

« Oui mais là, ce n’était pas une photo, c’était comme un film mais en vrai, et avec le son. Elle étouffa à nouveau un rire excité. Il y avait Gustave allongé nu, enfin elle devinait que c’était lui, même si elle ne voyait pas sa tête, et assise sur lui, au niveau de son sexe, il y avait Andrée qui semblait littéralement possédée et gesticulait dans tous les sens. Elle lui tournait le dos. C’était regrettable pour Gustave mais c’était mieux pour les adolescents parce qu’ils la voyaient de face, danser comme une diablesse désarticulée ; Andrée et ses deux seins, énormes comme des outres à moitié vides. "Bon sang ! On dirait des panses de bœufs !" Elle sautait sauvagement et ses panses sautaient avec elle pour rebondir sur son gros ventre qui sautait lui aussi dans un furieux chaos de chairs. C’est dommage on ne voyait pas le membre de Gustave qui était complètement noyé dans la touffe d’Andrée, ah du fourrage il y en avait, du blond et du brun et qui remontait jusqu’au nombril. Elle continuait à tressauter, la tête en arrière, les seins en bataille, la touffe mal taillée. Faut dire aussi que la mère Andrée, elle devait peser son quintal. »

« Puis Andrée se leva. Yvonne découvrit alors le sexe de Gustave qui lui sembla tout petit, elle aurait aimé le voir de plus près, quand même il avait l’air beaucoup plus petit que celui de Charles-Marie, mais il y avait aussi cette bourse gigantesque, "mais combien de boules y’avait en dedans ?" Perdue dans ses interrogations anatomiques, elle sentit la main de Charles-Marie qui prenait tendrement la sienne (décidément elle aimait bien son camarade, elle aimait ses manières de jeune homme doux) et la guida doucement vers sa braguette qu’il avait pris soin d’ouvrir. Yvonne toucha son sexe, elle fut stupéfaite à nouveau par la taille de la chose. Pour sûr, elle était bien plus grosse que celle de Gustave. Délicatement elle sortit la queue de la culotte où elle devait se sentir bien à l’étroit ; elle ne put s’empêcher de l’admirer comme la première fois. Était-elle victime d’une illusion d’optique, peut-être que de près, celle de Gustave aussi était grosse. Quand même, non. »

 

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