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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 03:18

– Connais-toi toi-même, disait le sage, amateur de voyages.

– Sois toi-même, conseille le coach, professionnel du surplace.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 03:09

On peut attendre le RER A, son troisième, du secours, le Messie, la Saint-Glinglin, que le feu passe au vert, son tour chez le dentiste, son heure, sagement, sous l’orme, le prochain livre de Musso, la prochaine pièce de Beckett, la fin du slow pour l’embrasser, le début de l’hiver pour chauffer, le Père Noël, le chaland, le Déluge, le dégel, « la » vague, que la douleur s’estompe, que les graines de blé tendre germent, que le soleil se couche pour sortir le tire-bouchon, le moment opportun, de pied ferme, des plombes, un geste, « le jour la nuit » (Dalida), « que le sucre fonde » (Bergson), qu’elle fasse le premier pas (Claude-Michel Schonberg), que le ciment prenne, que le thé refroidisse, le boiteux, le verdict, les résultats, la relève, on peut même attendre le prochain Reste.

On peut attendre aussi les premiers letchis. On est rarement déçu d’autant qu’ils arrivent quand les flamboyants fleurissent.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 03:08

C’est à croire qu’elle a peur du noir, la nuit. Elle ne supporte pas que je m’endorme et la laisse seule.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 03:13

Odette Grandclément avait épousé Charles-Marie Bélurier en juin 1914 ; ils avaient tous les deux vingt ans. Odette ignorait alors qu’elle deviendrait veuve de guerre quelques semaines plus tard, le 22 août.

On ignore les détails. Les oubliés de la mémoire sont nombreux, l’histoire n’aime que les héros en gants blancs, mais que dire des oubliés de l’imagination ? Et est-ce absurde de penser que la fiction pourrait rendre justice à ces exclus du temps doublement punis, une fois par la vie, rude et injuste, une fois par la mort qui les prend sans les nommer ?

(Petit conseil pour les sensibles, ne vous attachez pas trop à ce jeune Charles-Marie, on n’en parlera plus ; c’est une fausse piste. En revanche, préparez-vous à l’entrée en scène d’Yvonne, fille de la tante maternelle Berthe Mandrillon, née Grandclément. Yvonne, la cousine germaine donc, est un personnage clé du « mystère Odette ». Pour l’heure, on n’en sait pas plus, ni vous, ni moi.)

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 03:47

Cot

– Merci, dit-il à la poule encore déconcertée, mais c’est une aiguille que j’ai perdue dans ma meule de foin, pas un cure-dent.

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 03:05

Qu’est-ce que c’est chronophage, l’existence !

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 03:23

Madame Bélurier était analphabète. Ce qui ne l’empêchait pas de « lire » son missel le dimanche (enfin certains dimanches car, pour une raison que j’ignore encore, il lui arrivait régulièrement de sécher la messe), ce qui ne l’empêchait pas non plus de compter fort bien. Elle comptait les boutons et les mètres de ruban bien sûr mais comptait aussi très vite et sans erreur ce que vous lui deviez. Le passage au nouveau franc l’avait amusée et elle moquait ces « jeunettes » incapables de diviser par cent.

Analphabète, amoureuse de la dentelle et douée pour les chiffres, Odette Bélurier avait aussi un terrible secret.

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 02:08

Le jus de betterave pour soigner sa nostalgie de la glaise, la bouse, la vase.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:27

Connaissez-vous Odette Bélurier qui tenait la mercerie rue des Avents Noirs à Baume-les-Messieurs ? Non ? Eh bien moi non plus. Et pourquoi ? Parce que les écrivains de métier trouvent plus urgent, plus gratifiant, plus intéressant de nous faire part de leurs troubles intérieurs que de raconter l’histoire d’Odette Bélurier.

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:54

Pour séduire, il faut avoir des choses à raconter et pour les raconter, il faut les avoir vécues. Oui mais si l’on vit pleinement, il reste peu de temps pour raconter et quand on raconte ce que l’on vit vraiment, c’est souvent peu séduisant et puis, ce que l’on a aimé vivre ne fait pas toujours un bon récit. Il est vrai que certains semblent vivre ce qu’ils racontent, bon, ce n’est pas du vécu pour autant. On a aussi le cas de ceux qui disent ce qu’ils font en le faisant et racontent ce qu’ils vivent en le vivant, c’est le plus souvent rebutant, voire rédhibitoire. Quant à ceux qui taisent ce qu’ils vivent, ils peuvent séduire un moment mais ennuient vite parce que, voilà, pour séduire, il faut avoir des choses à raconter.

Que tout cela est long et difficile. Quand je pense que certains trouvent encore le temps de jouer au tennis.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 02:31

Un jour peut-être, les enfants devront-ils chercher dans l’encyclopédie des métiers du passé ce qu’était un poète.

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 02:58

– Quand je serai vieux…

– Trop tard !

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 02:21

Le charme sournois de la fatigue.

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 02:44

Dix ans quand même… Mais pas de danger que je me repose sur mes lauriers car je les évite, la plante est peu confortable et cardiotoxique (son ingestion provoque vomissements et troubles nerveux ; appeler d’urgence le centre antipoison le plus proche).

Voilà, c’était pour partager, comme on dit sur les réseaux sociaux.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 02:52

Il y a trois ans, Les Restes du Banquet avaient sept ans donc, si je compte bien, dans dix ans ils auront bien pris. Comme vous, comme moi. Mais on s’en moque car au final, il restera bien peu de choses.

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 02:50

Rigole tant qu’il est encore temps, viendra un jour où tes zygomatiques lâcheront, comme tes sphincters.

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 02:50

On ne nait pas fameux, on le devient rarement.

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 02:28

Vous allez me trouver médisant mais je ne peux m’empêcher de penser qu’Il nous a créés avec cinq doigts, et les cinq de taille différente, pour embêter les gantiers. C’était mal connaître le genre humain et singulièrement les gantiers qui eurent tôt fait d’opposer à la perversité divine l’admirable invention du gant. Quel camouflet !

Vous devez vous demander, comme moi, ce que serait devenu l’art de l’étui pénien s’Il avait poussé la malice jusqu’à doter nos mâles d'un appendice sexuel bifide ou trifide.

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 02:28

La mort, le plus souvent, n’est qu’un mot ou une idée. Et puis un jour, on s’aperçoit qu’elle est bien vivante.

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 02:00

Tiens, ça fait un moment que l’on n’a pas entendu parler de la doyenne de l’humanité. C’est vrai qu’à cet âge-là, à part quelques petits bruits incontrôlés, on est plutôt discret.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 02:52

Quand il vient, le prince charmant ne prévient pas. Quand il ne vient pas non plus.

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 02:13

Qui a bien pu écrire « ô temps, suspens ton vol » ? Un nigaud de trentenaire sans doute.

Eh non, gros benêt, le temps ne vole pas, il tombe, il vous dégringole dessus, le temps, et tout s’affaisse, tout s’effondre, tout s’écroule avec.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 02:32

La philosophie est une vieille femme, il est bon de la secouer de temps en temps pour vérifier qu’un cœur bat toujours sous ses textes. Dans le cas contraire, il faudra la laisser reposer en paix.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 02:09

La naissance nous échoit, la mort nous échappe ; le reste n’est pas facile à négocier.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 02:57

– Hé, toi ?

– Qui ça, moi ?

– Ben oui toi ; tu vois quelqu’un d’autre sur ce blog.

– Non mais, je n’ai pas l’habitude qu’on me parle, je ne suis qu’un tiret de dialogue.

– Justement. As-tu déjà expérimenté l’écriture automatique ?

– Non jamais. De toute façon je n’écris pas ce que je dis, je dis ce que l’on écrit pour moi.

– Ça va, je sais, merci, c’est moi qui écris. Bon, et la diction automatique alors, tu connais.

– Non. Vous pouvez m’expliquer.

– Tu vois, ça ronronne un peu dans la blogosphère, et je pensais que l’on pourrait tenter une expérience littéraire novatrice.

– Comme quoi ? Faut voir.

– Une performance genre postmoderne d’émancipation auctoriale.

– Euh, moi j’ai juste besoin d’un texte. Des phrases de mots, quoi.

– Mais non, c’est trop simple pour toi, tu vaux mieux, tu ne dois pas te résigner à cette aliénation humiliante. L’écriture ne se délègue pas.

– Je ne suis pas sûr de comprendre. Je devrais faire quoi alors ? Moi, je ne sais que dire ce qui est écrit.

– Eh bien – ah ! quand la liberté la plus haute rencontre la simplicité la plus profonde – tu n’aurais qu’à dire.

– Dire quoi ?

– Dire.

– Quoi ?

– Quoi ? N’importe quoi. Ce qui te passe par la tê… oui je sais tu n’en as pas, disons ce qui te vient à l’e… Enfin, dire ; dire ce qui vient naturellement.

– Ce qui vient naturellement ?

– Oui, dire, avec élégance, fraicheur et audace, mais naturellement, spontanément, automatiquement.

– Et vous, juste pour savoir, vous feriez quoi ?

– Je mettrais en place, à distance et en amont, les conditions de réalisation de cette performance puis me retirerais pour que cette création sans maître, cette œuvre sans auteur advienne. Tu saisis, un effet de sens sans cause.

– OK. Bon, moi, petit tiret de blog, je ne suis pas spécialiste de la psychologie des auteurs de restes mais ce que je comprends c’est que je devrais faire le job à votre place. Bien essayé.

– Décidément, tu ne vois pas bien loin, je t’ai surestimé, petit tiret tu es, petit tiret tu resteras. C'est bon, tu as gagné, je continuerai à te donner ta pitance quotidienne et tu continueras à ânonner tes phrases de mots, comme tu dis.

– Justement, puisqu’on aborde le sujet, sauf tout le respect qu’un petit tiret doit à un grand blogueur, je me permets un conseil : arrêtez avec l’aiguille et la meule de foin, ça gave tout le monde, et comme vous dites, vous valez mieux.

– Minable petit tiret, cadratin pas fini…

– Pardon ?

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