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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 02:28

La mort, le plus souvent, n’est qu’un mot ou une idée. Et puis un jour, on s’aperçoit qu’elle est bien vivante.

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 02:00

Tiens, ça fait un moment que l’on n’a pas entendu parler de la doyenne de l’humanité. C’est vrai qu’à cet âge-là, à part quelques petits bruits incontrôlés, on est plutôt discret.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 02:52

Quand il vient, le prince charmant ne prévient pas. Quand il ne vient pas non plus.

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 02:13

Qui a bien pu écrire « ô temps, suspens ton vol » ? Un nigaud de trentenaire sans doute.

Eh non, gros benêt, le temps ne vole pas, il tombe, il vous dégringole dessus, le temps, et tout s’affaisse, tout s’effondre, tout s’écroule avec.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 02:32

La philosophie est une vieille femme, il est bon de la secouer de temps en temps pour vérifier qu’un cœur bat toujours sous ses textes. Dans le cas contraire, il faudra la laisser reposer en paix.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 02:09

La naissance nous échoit, la mort nous échappe ; le reste n’est pas facile à négocier.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 02:57

– Hé, toi ?

– Qui ça, moi ?

– Ben oui toi ; tu vois quelqu’un d’autre sur ce blog.

– Non mais, je n’ai pas l’habitude qu’on me parle, je ne suis qu’un tiret de dialogue.

– Justement. As-tu déjà expérimenté l’écriture automatique ?

– Non jamais. De toute façon je n’écris pas ce que je dis, je dis ce que l’on écrit pour moi.

– Ça va, je sais, merci, c’est moi qui écris. Bon, et la diction automatique alors, tu connais.

– Non. Vous pouvez m’expliquer.

– Tu vois, ça ronronne un peu dans la blogosphère, et je pensais que l’on pourrait tenter une expérience littéraire novatrice.

– Comme quoi ? Faut voir.

– Une performance genre postmoderne d’émancipation auctoriale.

– Euh, moi j’ai juste besoin d’un texte. Des phrases de mots, quoi.

– Mais non, c’est trop simple pour toi, tu vaux mieux, tu ne dois pas te résigner à cette aliénation humiliante. L’écriture ne se délègue pas.

– Je ne suis pas sûr de comprendre. Je devrais faire quoi alors ? Moi, je ne sais que dire ce qui est écrit.

– Eh bien – ah ! quand la liberté la plus haute rencontre la simplicité la plus profonde – tu n’aurais qu’à dire.

– Dire quoi ?

– Dire.

– Quoi ?

– Quoi ? N’importe quoi. Ce qui te passe par la tê… oui je sais tu n’en as pas, disons ce qui te vient à l’e… Enfin, dire ; dire ce qui vient naturellement.

– Ce qui vient naturellement ?

– Oui, dire, avec élégance, fraicheur et audace, mais naturellement, spontanément, automatiquement.

– Et vous, juste pour savoir, vous feriez quoi ?

– Je mettrais en place, à distance et en amont, les conditions de réalisation de cette performance puis me retirerais pour que cette création sans maître, cette œuvre sans auteur advienne. Tu saisis, un effet de sens sans cause.

– OK. Bon, moi, petit tiret de blog, je ne suis pas spécialiste de la psychologie des auteurs de restes mais ce que je comprends c’est que je devrais faire le job à votre place. Bien essayé.

– Décidément, tu ne vois pas bien loin, je t’ai surestimé, petit tiret tu es, petit tiret tu resteras. C'est bon, tu as gagné, je continuerai à te donner ta pitance quotidienne et tu continueras à ânonner tes phrases de mots, comme tu dis.

– Justement, puisqu’on aborde le sujet, sauf tout le respect qu’un petit tiret doit à un grand blogueur, je me permets un conseil : arrêtez avec l’aiguille et la meule de foin, ça gave tout le monde, et comme vous dites, vous valez mieux.

– Minable petit tiret, cadratin pas fini…

– Pardon ?

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 02:40

Complice, drôle de mot. D’abord, il sent la pisse, parle de police et de voleurs, complétement cons puis à mieux le regarder on y voit les plis de la vie qui unissent les rires, le tissu de l’existence froissé par une malice partagée.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 02:59

Le temps passe, jeunes gens, les merceries ferment et les agriculteurs meurent. Les aiguilles, les meules de foin et les amours bucoliques seront bientôt choses du passé.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 02:05

Débride ton présent et va ta vie.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 02:06

Personne, jamais, n’a trouvé d’aiguille dans une meule de foin. Serait-ce que l’on n’a pas suffisamment fouillé ou qu’il n’y en a jamais eu ? Faut-il continuer ces recherches avec foi ou abandonner cette quête stérile ? Obsession ténébreuse et régressive ou voie vers la lumière, rare et ultime ?

Les profondeurs métaphysiques dans lesquelles nous plonge cette meule de foin sont abyssales.

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 02:49

Si je devais condenser ma pensée en un mot singulier, ce serait pluriel.

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 02:13

Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvée murmurait charitablement l’aiguille (de cravate en argent massif) à Pascal qui ne se consolait pas de sa perte et regrettait son câlin campagnard avec la rustique Jacqueline.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 02:38

– Qu’avez-vous à dire du dernier clash à la télé ?

– Je dirai que télé est une vilaine apocope que je tâche d’éviter.

– Soit mais je vous interroge sur le clash.

– Clash est un anglicisme, il sonne assez bien mais autant écouter London calling.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 02:48

Allez, il faut bien l’avouer finalement, l’écrivain de « restes » est un paresseux dont tout le génie le talent (excusez-moi, c’est l’approche du prix Nobel qui me trouble) réside dans la capacité à déléguer le travail d’interprétation.

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 08:04

– C’est pas de jeu, dit Fil à Aiguille, mauvais perdant, on avait dit pas la meule de foin.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 02:17

Entre les lamelles d’un store, on voit autre chose qu’un store et entre les mailles d’un cardigan, autre chose qu’un cardigan alors qu’entre les lignes, on lit d’autres lignes.

La langue n’est pas un filet à provisions.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 02:24

On attend encore le Francis Ponge du XXIe siècle qui prendra le parti des smartphones et des nuggets.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 03:00

– Tu n’as pas le droit d’inventer des mots.

– Ah bon !

– Mais non. Tu imagines, si tout le monde faisait comme toi.

– Euh…

– Et tous ces enfants qui meurent de faim.

– Mais ça n'a…

– Il faut que l’on se comprenne ou alors c’est la guerre.

– Oui, je suis…

– Et ça suffit la guerre, tu comprends. La paix, c’est trop demander ?

– Tu as raison.

– Bien sûr que j’ai raison, pas besoin de le dire.

– Oui.

– Alors arrête d’inventer des mots. Tu entends. Sinon ça se passera mal.

– …

– Ou alors tais-toi, oui, tais-toi, c’est encore mieux.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 02:59

!

Imprévois et accueille.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 02:59

Grâce à l’allongement de la durée de vie et aux progrès du traitement de la presbytie, le livre survivra peut-être.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 02:25

Il y a deux sortes d’individus, ceux qui divisent le monde en deux catégories d'individus et ceux qui le divisent en trois catégories. Les autres se sont arrêtés à la multiplication.

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 02:30

Selon une étude récente, l’homme en bonne santé ne fait pas attention à lui et a cinq fois plus de risque de tomber malade que le malade.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 02:45

… remarquez, je ne m’explique pas non plus pourquoi on ne trouve pas de Robert, Martin ou Petit dans l’histoire de la littérature.

Statistiquement, c’est incompréhensible.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 02:50

Je me demande toujours pourquoi je ne rencontre jamais de monsieur Flaubert ou madame Diderot, jamais de Kevin de Musset ou Cindy Aragon ; ni Lola de Balzac, ni Lucas Verlaine, ni Jade Proust, ni Nathan Rimbaud.

Et vous, connaissez-vous une famille Baudelaire ? Avez-vous pour voisins les Mallarmé ou les Cocteau ? Vos enfants ont-ils pour copains des Péguy ou des Rostand ? Votre boulangère s’appelle-t-elle Vanessa de Chateaubriand ?

Je comprends bien qu’il n’y ait pas de Tracy Sophocle ou de Jennifer Rabelais car ces auteurs sont très anciens ou étrangers, je comprends aussi qu’il n’y ait pas de Tom Voltaire, Ygritte Stendhal ou Chloé Cendrars, puisque c’étaient des pseudonymes mais je ne m’explique pas pourquoi je ne rencontre jamais de monsieur Flaubert ou madame Diderot.

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