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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 02:50

Lui : Dites donc vous, vous êtes qui ?

Moi : Ben vous, vous venez de le dire ?

Elle : Ah non, je ne pense pas, regarde, il y a écrit moi après ton tiret.

Lui : Quoi ? Qu’est-ce que tu dis, toi ?

Elle : Désolée, moi ce n’est pas toi, c’est elle. C’est facile, c’est comme le port-salut.

Lui : Merci je sais lire, mais c’est bien à toi que je m’adressais.

Moi : Ah pardon, elle a raison, d’ailleurs, il n’y a pas de toi dans ce dialogue. Ce n’est pas compliqué, moi, c’est moi, elle, c’est elle et vous, c’est vous.

Elle : Eh ben non, moi je suis elle, toi t’es moi, quant à vous, vous êtes lui.

Lui : Alors vous, vous dites vraiment n’importe quoi !

Moi : Qui ça, moi ?

Elle : Non c’est à nous qu’il parle.

Moi : Comment ça nous ? Je crois plutôt que c’est à moi qu’il parle.

Lui : Pas du tout, c’est à elle que je parle. Vous, taisez-vous !

Moi : Mais arrêtez de m’appeler vous, c’est pourtant simple, moi, je suis moi. Elle a déjà tout expliqué.

Elle : Waouh qu’est-ce qu’il est lourd, lui. Donc, je répète pour lui : il y a moi, il y a elle et il y a lui ; pas de toi, pas de vous. Alors ? Il faut encore lui expliquer au petit monsieur ou il a compris ?

Moi : Alors là, c’est toi qui te trompes, il n’y a pas de il.

Lui : Bon ça suffit, vos lazzis m’horripilent et vos sarcasmes me crispent. Elle est une effrontée et moi, un crétin.

Elle et Moi : Un crétin ? Allez lui, faut pas être trop dur avec vous-même !

Gros Lulu : Monsieur l’Auteur, vous pourriez pas me changer de dialogue s’il vous plaît, je crois que je ne vais pas réussir à m’intégrer ici et je ne sais pas ce que c’est des lazzis.

Monsieur Lotheur : Désolé Gros Lulu, je suis un personnage comme toi, je ne peux rien faire. En fait l’auteur, il est toujours là, mais jamais là si tu vois ce que je veux dire.

G. L. : Non.

M. L. : L’écriture est une dictature sans peuple, une tyrannie fantasmée : un seul concentre tous les pouvoirs qu’il n’a pas, tu comprends.

G. L. : Non.

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