Des nouvelles de la Birmanie ?
Des nouvelles de la Birmanie ?
Entre l’angoisse de la page blanche et la dépression post point final, les écrivains risquent aussi la tendinite du poignet, le décollement de la rétine et souffrent souvent du trouble de déréalisation. Cela explique pourquoi nombre d’entre eux sombrent dans l’alcoolisme, le crime organisé ou les jeux d’argent.
Les parents seraient bien inspirés de détourner les enfants ayant des velléités d’écriture. Footballeur, expert-comptable ou chaudronnier sont des métiers plus sains.
Le pouvoir, c’est comme le savoir, il faut le partager sinon ça isole et rend fou.
– … ce sont les épreuves de la vie, il faut être patient…
– … et personne n’y verra rien, le lait végétal remplace très bien…
– … les sondages, c’est comme la météo, c’est…
– … un acte de guerre complètement injustifiable, il devra payer…
– … il ne marque plus depuis qu’il est au PSG…
– … on devrait essayer une autre marque de croquettes, peut-être que…
– … il aura ses parrainages, mais il…
– … devrait plonger plein Sud avant d’atteindre les Mascareignes…
J’aime bien faire mon footing sur le front de mer, en trottinant, je dépasse des groupes de marcheurs dont je ne manque pas d’écouter attentivement les conversations, je le confesse.
Je réfléchis, je cherche, mais non, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que je n’ai pas lu le mot pissenlit depuis fort longtemps et que je ne l’ai jamais utilisé dans les Restes. Pourquoi ?
Ce qui m’étonne plus encore, c’est la raison pour laquelle ce mot est apparu brusquement dans mon esprit.
C’est un signe bien sûr, oui mais signe de quoi ?
Savoir, c’est bien. Savoir ce que l’autre ne sait pas, c’est mieux. Savoir que l’autre sait qu’il ne sait pas ce que l’on sait, c’est encore mieux.
Quand la distance me vole ta peau, tes mots alors donnent des frissons.
– Je trouve que tu danses bien.
– Merci. Et moi je trouve que tu es bien habillé.
Pourtant si différents, l’anémone et le poisson clown vivent bien ensemble.
Il faut être un peu comédien et très ignorant pour être sûr de soi.
On ne sait pas si l’on est fort ou faible avant d’avoir frappé. C’est ballot !
Le plus grand luxe, c’est de pouvoir s’isoler parmi les siens. Le plus terrible des maux, c’est d’être seul entouré.
– L’épouse : Un petit bisou…
– L’époux : N’insiste pas, je veux rester fidèle à moi-même.
Intelligent incontestablement, mais si bavard, trop agité et tellement fier. N’a-t-on pas fait le tour de l’homme ?
Fais un pas de côté.
Non pas pour prendre du recul et analyser plus objectivement, mais pour t’assouplir le mollet.
Doit-on pour autant en conclure que l’être humain à mauvais fond ? Ce serait un peu hâtif, mais il faut bien reconnaître que l’on fait beaucoup plus rire à dénigrer qu’à louer.
C’est peut-être un détail pour vous, mais on ne trouve plus de limaces dans les salades. Pour moi, ça veut dire beaucoup.
Les sondages fleurissent en cette période préélectorale et on les défend ou les dénigre, selon ce qu’ils disent. Allez, c’est de bonne guerre. En revanche, ce qui me terrifie, c’est la notion d’échantillon représentatif. Savoir que j’appartiens à un groupe d’individus qui pensent, veulent et agissent comme moi me glace.
Ce n’est pas parce qu’on ne pas peut tout dire qu’on doit tout taire, mais ce n’est pas parce qu’on ne doit pas tout taire qu’on peut tout dire.
Bon, soyons honnêtes, les téléphones font aujourd’hui d’excellentes photos et les vendeurs d’appareils photo ont du souci à se faire. Finalement, le seul et dernier avantage de ces appareils, c’est qu’ils ne sonnent pas tout le temps.
Je est à l'autre.
Le plus étonnant (ou le plus affligeant, faudrait-il dire) quand on vieillit, alors que l’on change assez peu soi-même, c’est de constater les ravages du temps chez nos amis qui vieillissent tous tellement plus vite.
Serait-il possible que chacun pense la même chose ?
Alors viennent de sortir le Samsung Galaxy Z Flip 3, le Xiaomi Redmi Note 10 5G, l’iPhone 13 Pro Max, le Wiko Power U30 et quelques autres.
Oublions les objets, mais fallait-il en plus les affubler de ces vilains noms. Si les téléphonistes manquent d’imagination, il leur suffit d’interroger les botanistes qui sont tous un peu poètes. Écoutez : cattleya, magnolia, cardamome et piment d’Espelette, charme, tilleul et jacaranda, azalée, myosotis, bouton d’or…
Ce n’est pas parce que, souvent on trouve ce que l’on ne cherchait pas, que l’on doit toujours chercher ce que l’on ne trouvera pas.
Quand on voit, à l’approche d’élections, combien un pays est divisé, on peut légitimement se demander comment faire nation, selon la formule ? La réponse est simple : le football et la guerre, c’est-à-dire toujours se trouver un ennemi extérieur.
Les peintres savent bien qu’un tableau commencé le matin à la lumière naturelle ne doit pas être poursuivi le soir à la lumière électrique sans beaucoup de prudence. Je pense qu’il en va de même pour l’écriture. Des textes commencés le matin, alors que la lumière agitée du jour enveloppe l’écrivain, risquent d'avoir une tout autre musique le soir, quand les couleurs se fanent et s’alourdissent.