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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 03:43

La durée, censée être le lieu, la scène de nos cheminements, leur condition même, est aujourd’hui vécue comme entrave ou contrainte ou complication ou insupportable délai. Un peu comme si vivre était un obstacle à la vie !

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 03:00

Un remaniement des membres de l’Académie ; non ?

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 03:35

Gonflé ici

Épilé là

Le corps tuné

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 03:04

Un lundi d’hiver, bien avant l’aube, un nouveau-né fut déposé là, dans son couffin, rue de la Belette agile, entre les numéros 12 et 14.

Comme chaque matin la boulangère, vivant au n°12, et la pharmacienne, occupant le n°14, ouvrirent leurs volets au premier coup de six heures. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir, presque sous leur fenêtre, dans son couffin, la chose emmaillotée. Avant même le sixième coup, elles se tenaient toutes deux au-dessus de l’adorable créature. Deux mères d’un coup, pensa peut-être l’ingénu, que la Fortune est généreuse, et c’est un double sourire aussi qu’il envoya. – Un don du Très-Puissant, je le prends ! – Un cadeau de la vie, il est pour moi ! Elles se menacèrent, s’insultèrent, se bousculèrent, tirant chacune à soi l’angelot chéri. – Vas-tu bien me le laisser, tu l’empoisonnerais avec tous tes produits toxiques. – Jamais, et je lui offrirai un autre destin que de moisir à vendre du bâtard rassis. Étonné d’abord, inquiet ensuite, puis terrorisé, le bambin, non content de hurler comme un supplicié, fut pris d’une abondante colique nerveuse. – Eh bien garde-le alors ton sale mioche. – Jamais de la vie, ce merdeux t’est destiné. Elles s’injurièrent, s’empoignèrent, se tabassèrent, oubliant bien vite l’immonde chiard dans son jus.

Morale : soyez précis quand vous abandonnez votre bébé.

[Après vérification et contre toute attente, nul petit pot de beurre ne fut retrouvé dans le couffin. On conjectura : serait-ce l'ingénieux fabuliste qui aurait évoqué ledit pot dans le titre pour faire plus fable ; serait-ce l’infâme apothicaire qui aurait pris le pot (et laissé le môme) pour mieux faire passer ses pilules ; serait-ce l’inspecteur chargé de l’enquête qui aurait distrait le pot pour sa vieille mère malade ?]

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 03:40

Déviez !

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 03:33

Sexagénaire.

Ils ont l’humour acide les faiseurs de mots – des trentenaires attardés, évidemment.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 03:37

Les médias sont écologiques, ils recyclent leurs déchets.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 03:05

– Je n’aime pas ma vie, je suis moche, je suis bête, je voudrais être quelqu’un d’autre !

– Euh… d’accord mais pas moi s’il te plait.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 03:12

J’aime la polémique.

Je veux dire le mot. Aussitôt entendu ou lu, je rejoins Éphèse et assiste, aux côtés d’Héraclite, au conflit entre le bleu des dieux et l’ocre humain, aux querelles amoureuses entre l’arc sédentaire et la flèche pérégrine et nous jouons à parier sur l’issue du débat entre Jour et Nuit.

La chose, non, la chose ne m’intéresse pas.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 03:22

On nait fœtus, on ne le devient pas.

[Ah ah ! qu’est-ce qu’ils répondent à ça tous les krypto-marxistes et autres post-relativistes !]

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 03:33

Tout, même et surtout le proche et le quotidien, requiert le recul, l’oubli peut-être, le détour sûrement.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 03:54

Les voix sont là qui chantent le fracas du monde et la beauté des ombres mais les oreilles sont pleines déjà de bruits et de rumeurs.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 03:05

Trop ordonné borné

Ce monde réglé jugé

Je jure et tu dissones

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 03:21

Faire-part : Ringo, Sheila, Hervé Vilard, Alain Chamfort, Nicoletta, Hugues Aufray, Alain Barrière, Nicole Croisille, Marie Laforêt, Daniel Guichard et quelques autres chanteurs français sont, en revanche, toujours en vie.

[Adamo, Dave, Annie Cordy, Frédéric François et Petula Clark également mais ils ne sont pas français ; Alain Finkielkraut va bien aussi mais ne chante pas à ma connaissance.]

R.I.P Maurice White.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 03:57

À vouloir, toujours, saisir ce qui se réserve ou se dérobe, on finira bien par figer les sourires et tarir les désirs.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 03:21

Et toujours les mensonges prolixes du mot qui fait l’intéressant pour nous détourner de l’intrigant silence de la chose.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 03:17

Le vieux sage dit : si tu n’es parfaitement latéralisé, quand tu vas au local poubelle jeter tes ordures, laisse tes clés dans ta poche.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 03:48

La chose, c’est l’objet affranchi du sujet : indisponible, touffue et qui dépasse toujours dans la marge.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 03:42

Le mot nomme mais le nom appelle.

Alors, il te faut offrir ton visage et répondre.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 03:42

Je me permets de conseiller à quiconque aurait programmé une mort prochaine et spectaculaire d’attendre un peu : les rockers et gens de cinéma trustent ce début 2016, et ils sont plutôt voyants.

À ce propos je voudrais saluer la longévité de certaines carrières (Bowie, Rivette...) et inviter les doyen-ne-s de l’humanité à s’en inspirer.

– Eh oui, quoi ! faites un petit effort tout de même, certain-e-s d’entre vous ne tiennent pas un an !

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 03:30

Je ne comprends pas bien cette obsession des hommes politiques à écrire. Voit-on les poètes lancer le marteau ou les philosophes vendre des Airbus ?

L’idée serait-elle que n’importe qui peut écrire ?

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 03:51

Salut à Christiane Taubira. Merci de nous avoir fait relire Léon-Gontran Damas et Aimé Césaire. Nar trouv’.

« Eia pour le Kaïlcédrat royal !

Eia pour ceux qui n’ont jamais rien inventé

pour ceux qui n'ont jamais rien exploré

pour ceux qui n'ont jamais rien dompté

 

mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose

ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose

insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde

 

véritablement les fils aînés du monde

poreux à tous les souffles du monde

aire fraternelle de tous les souffles du monde

lit sans drain de toutes les eaux du monde

étincelle du feu sacré du monde

chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde ! »

            Cahier d’un retour au pays natal

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 03:50

Par l’horizon, le paysage fuit et échappe à la voracité de ceux qui auraient des vues sur lui.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 03:54

Les citations, souvent élégantes et dignes mais toujours orphelines, forcent le respect et invitent au silence comme les processions mortuaires.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 03:15

– Hé, toi !

– Qui ça, moi ?

– Ben oui toi, crétin, tu vois quelqu’un d’autre sur la page ?

– Non mais…

– Alors. Justement, qu’est-ce que tu fais là, toi ?

– Bé…

– Réponds. T’as pas appris à faire des phrases. Tu sais, sujet, verbe, complément. Qu’est-ce que tu fais dans mon texte ?

– Je sais pas. C’est pas moi…

– D’abord on dit “je ne sais pas” ; c’est un blog littéraire ici, t’es pas au courant. Évidemment c’est pas de ta faute, hein ?

– Non, je ne suis pas quelqu’un, je suis personne.

– Ouais, je la connais celle-là : tu crois que je vais appeler le GIGN des blogs et leur dire, venez vite, il y a personne dans mon blog.

– Ah oui mais non, je la connaissais pas. Elle est bonne.

– Ça va, inutile de me flatter. Bon, t’es qui ?

– Mais personne, enfin rien, juste un tiret de dialogue.

– Un tiret de dialogue, rien que ça ! Et ça a des idées un tiret de dialogue ?

– Oh, ça peut. Ça dépend du dialoguiste. C’est comme partout, y’en a des bons, y’en a des mauvais.

– OK on va voir. Test : comment appelle-t-on la femme d’une pharmacienne ?

– Encore ! Non mais c’est une obsession cette histoire, faut consulter. D’abord, je vous ferais remarquer que Charles était un homme et qu’il n’était même pas pharmacien.

– … quoi, mais tu m’espionnes, sale tiret ?

– Pas du tout je m’occupe ; ici la seule chose à faire c’est lire des restes.

– Ah ? Tu lis les restes ? Bon excuse-moi, je t’ai un peu bousculé. Euh, dis-moi, comme ça, en passant, tu les trouves comment ?

– Bah, c’est comme partout, y’en a des bons, y’en a des très mauvais. D’ailleurs, si je puis me permettre, oubliez la femme de la pharmacienne, tout le monde s’en fout, c’est nul. Par contre l…

– On dit en revanche.

– Désolé, c’est pas moi qui écris ce que je dis. Mais bon, en revanche votre souriante boulangère, elle ferait un bon tiret. D’ailleurs, si vous pouviez nous écrire un petit dialogue, pour elle et moi, je serais pas contre.

– Non mais ça va pas ! Hors de question ; en plus c’est pas un tiret, c’est une vraie boulangère. Et puis arrête de m’agacer sinon je t’écris un dialogue avec Jean-Pierre Lheureux.

– C’est bon, je me tais. En plus il s'appelait même pas Jean-Pierre.

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