Se méfier de l’ordre, ce n’est pas souhaiter le chaos, c’est parier sur le désir et la vie.
Se méfier de l’ordre, ce n’est pas souhaiter le chaos, c’est parier sur le désir et la vie.
Le monde est pauvre et silencieux, ce sont les mots qui l’animent et le fleurissent ; curieusement, le monde se prête au jeu avec plaisir et talent.
La mèche rebelle et le sourire fatal, mais le front confiant et le nez honnête, il avait en réserve deux regards (l’un qui vous embarque sans vous laisser le choix et l’autre qui s’excuse d’avoir à vous regarder pour vous voir) qui le faisaient virer bad boy ou petit père tranquille selon ses ambitions.
Donc, à l’âge des supercalculateurs, on ne sait toujours pas qui est arrivé d’abord, la poule ou l’œuf.
Notez qu’un deuxième problème de priorité reste irrésolu : qui a précédé l’autre, le livre ou le lecteur ? Y a-t-il eu d’abord un livre sans lecteurs ou des lecteurs sans livre ?
Ose et diffère.
Il y a quand même une raison de prendre très au sérieux le mantra des life coaches, sois toi-même, c’est que si tu ne le fais pas, quelqu’un d’autre s’en chargera et il sera alors difficile de t’y opposer.
Bon, c’est décidé, en 2020, on ne dira pas une seule fois, promis juré, pas une seule fois on ne dira « c’était mieux avant ». (De toute façon, ce n’est pas 2019 qui risque de nous faire flancher.)
À la naissance d’un enfant, on annonce toujours son poids, jamais sa taille.
On me rapporte que chez le boucher, c’est pareil, on ne commande jamais un rôti de 22 cm ou un veau d’1m30.
Et alors ? me direz-vous. Et alors rien ! serai-je obligé de concéder.
L’espoir fait vivre ; le désespoir fait écrire.
Le monde est dans un piteux état et les mauvaises nouvelles s’accumulent. Crash d’hélicoptère, féminicides, séisme, incendies, assassinats de journaliste, corruption organisée… la liste est interminable.
Heureusement, parmi cette liste noire, Le Monde nous annonce en Une la bonne nouvelle : « Il n’est pas prouvé que le coronavirus provienne de la soupe de chauve-souris ».
L’esthétique du lever de soleil doit tout à la rotation de la terre. Seul un contraste éblouit, jamais un état durable.
De là à conseiller aux amoureux de faire régulièrement un petit tour pour se faire oublier et ne réapparaître qu’à l’aube, non, tout de même pas !
La vie, c’est comme le poker, il y a ceux qui bluffent et ceux qui les croient. Des imposteurs piteux et des naïfs envieux.
(Attendez, je blague ! Ce n’est pas aussi noir, il y a aussi ceux qui croient en leurs rêves, ceux qui sont eux-mêmes, ceux qui suivent leur étoile, ceux qui parlent avec leur ange, ceux qui explorent le champ des possibles et ceux qui préfèrent la crapette.)
Il détestait perdre, c’en était pathologique. Bien sûr, il ne jouait plus jamais avec personne et à aucun jeu, car il n’aurait pas supporté ne pas gagner, mais il ne jouait même pas contre lui-même, il avait trop peur de se battre.
Il faut savoir finir une brève sans vouloir se laisser gr
L’art délicat d’apprendre à ne pas suivre.
L’apparence, évidemment, compte beaucoup et l’on savait déjà qu’il vaut mieux être beau et belle quand on est en recherche d’emploi. L’Australie et ses koalas nous apprennent dramatiquement qu’il en va de même si l’on veut être sauvé d’un incendie.
Chikungunya vient du makondé, parlé en Tanzanie, et signifie « celui qui se recroqueville » ; zika évoque une forêt ougandaise où le virus a été découvert ; quant au mot dengue, il proviendrait du portugais dengoso, « maniéré, guindé ». Je ne suis pas sûr que la poésie soit thérapeutique mais quand même, je m’étonne qu’au pays de Lao Tseu et de Gao Xingjian, on n’ait pas trouvé mieux que 2019-nCoV pour désigner le nouveau coronavirus.
Le problème avec toutes ces catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique, c’est qu’on ne s’aperçoit plus quand je me mets en colère, râlait Dieu.
La différence entre un besoin et un désir, c’est une affiche 4x3.
Fut un temps, on jouait à cache-cache ; aujourd’hui, c’est plutôt montre-montre.
Mon haïku, j’ai perdu
Ici non, là non plus
Reste Proust, c’est beaucu
Le mal sait prendre le visage du bien, le fourbe odieux, pour perpétrer tranquillement ses méfaits… à moins que ce ne soit le bien qui, pour des raisons qui m’échappent, prenne les traits du mal pour mieux accomplir son œuvre.
C’est à n’y rien comprendre. Je me demande ce que Google en pense.
OK Google…
À quel moment cela a-t-il déraillé ? Ne serait-ce pas quand l’être humain a commencé à croire en lui ?
D’aucuns mangent parce qu’ils ont faim et pensent parce qu’ils ont des idées, mais le plus souvent, l’appétit vient en mangeant et le sens, en pensant.
Si tu peux y mettre un doigt sans y tremper la main ou y plonger le bras alors fais, sinon reste sur un pied, supporte et abstiens-toi, a écrit, à peu de chose près, un philosophe méconnu d’une époque révolue.
On s’interroge encore sur le sens exact de cet aphorisme anatomique.