La liberté supporte mal les limites et devient vite capricieuse voire tyrannique ; l’égalité ne tolère pas les différences et devient vite intraitable voire despotique. Que nous reste-t-il alors, à part la fraternité ?
La liberté supporte mal les limites et devient vite capricieuse voire tyrannique ; l’égalité ne tolère pas les différences et devient vite intraitable voire despotique. Que nous reste-t-il alors, à part la fraternité ?
– Dis donc Pierre, est-ce qu’il t’arrive parfois d’envoyer des vidéos à caractère sexuel ?
– Mais non, Dieu, jamais, tu le sais bien.
– Hum ! Encore une fois, on ne rentre pas dans les statistiques du monde d’en bas. Je me demande si on ne s’est pas trop éloignés des humains ?
Une vache ne rêve pas ; un cochon n’a ni projet, ni idéal ; le moustique ne sait rien de la pitié. Avez-vous vu un chat se battre pour défendre les droits des femmes ou des indiens d’Amérique ? Non. Mais un homme, oui.
Alors pourquoi ce rêveur solidaire, qui a des valeurs, aime et respecte, imagine et crée, pourquoi ce surdoué de l’esprit et des sentiments est-il en passe d’échouer ?
Voilà plusieurs décennies que je n’ai entendu personne me dire « tu veux un quartier de ma pomme ? ».
Je n’en conclus rien mais je me disais – à tort peut-être – que ça pourrait intéresser un sociologue.
Après Renoncer pour s’élever. Mon voyage chez les anges et Sobriété et lenteur. La joie du simple, le troisième tome de sa trilogie, Éloge du peu. Le chemin du bonheur, connut le même succès.
Avec les bénéfices, plutôt conséquents ma foi, il s’acheta une moto (la BMW R 1250 GS) et prolongea sa piscine d’un joli petit spa.
J’avance casqué, a dit Descartes, (contrairement à ce que la tradition a retenu), sachant bien qu’il avait plus à craindre des matraques du pouvoir que du pouvoir des virus.
Les débats sont stériles, qu’y apprend-on sinon à repérer les dominants de la meute ?
Au fond, ça rime à quoi tout ça ? Je veux dire l’existence.
Hier, en longeant la plage, devant un paysage que je ne regarde plus tant je le vois souvent, je me suis trouvé face – je vous jure que c’est vrai ! – à un magnifique Nicolas de Staël. La plage était belle comme un tableau.
Et après on dira que la peinture ne produit que des simulacres inutiles.
Dieu est mort, disait Nietzsche.
Mort, je ne sais, mais son pronostic vital est sérieusement engagé.
[Pour une raison indépendante de notre volonté, depuis qu'il a été fait allusion à une vidéo à caractère textuel, les commentaires n’apparaissent plus. Aurions-nous été hacké par un performeur russe ?]
Pas facile de s’endormir, impossible de s’ennuyer ; ça bavarde beaucoup dans ma tête.
L’ombre et le retrait parce que la lumière brûle aussi ceux qu’elle illumine.
Non, non et non, ce n’est pas une carotte rouge avec un noyau et une queue à la place des fanes ; c’est une cerise. C’est comme si tu me disais, je ne sais pas moi, tiens que la phénoménologie, c’est un platonisme épochal avec variation eidétique et corrélat noématique à la place de la forme idéelle. Eh ben non !
Moi qui cherche vainement à attirer l’attention des lecteurs depuis des décennies avec des mots secs et des petits textes, une idée me vient à l’esprit. Et si je partageais une petite vidéo…
Il se masturbait, soit, mais était-il consentant ?
Le temps qui passe et qui agace ou qui angoisse, le temps qui lasse, le temps qui tasse, qui laisse des traces sur ta carcasse ou qui efface, le temps vorace qui te menace ou te terrasse, le temps qui glace, qui fait des crasses, le temps rapace, tenace, coriace, le temps fadasse comme une limace et sans audace comme une bécasse, le temps molasse, le temps du SRAS et de la DDASS, de Caracas ou du Texas, le temps qui classe et puis déclasse, ou qui déplace, le temps sa race qui vous enlace et vous embrasse et puis vous casse, vous laisse sur place et vous remplace, le temps hélas.
Le 2 est 3è, le 4 est 2è et le 5 est premier (sans parler du 1 qui est 7è !). Pas très logique tout ça. Tu m’étonnes que je ne gagne jamais au tiercé !
Un sondage secret et très fiable affirme que les romanciers ne votent pas. Eh bien je les comprends. Ils subissent une concurrence déloyale de la part d’hommes et femmes politiques dont les vies romanesques rendent leurs fictions bien ternes.
C’est bien d’avoir une étoile à l’horizon, et c’est bien d’avoir un chemin sous les pieds, si en plus tu as un compagnon dans le cœur et un fruit sucré dans la poche alors aller te sera doux.
Je ne sais si dieu est l’opium des hommes mais pour sûr, l’homme est l’arsenic des dieux.
Qui peut le plus devrait pouvoir le moins, marmonnait le jeune éléphant Tumby, essayant de faire entrer son fil de soie dans le chas de l’aiguille en os de perdrix. Il avait insisté pour faire son stage d’observation en milieu professionnel chez sa tante Lulu, couturière à la ville.
– Tire la langue, ça peut aider, lui conseilla-t-elle gentiment.
La haine est aisée mais la critique est difficile.
– C’était moi d’abord.
– Pas vrai, c’était moi.
– Non moi.
– Moi.
– Moi.
– M…
– STOP ! Vous êtes insupportables. Poule au coin.
– Ouais ben c’est pas juste c’est Œuf qui a commencé.
– Même pas vrai, c’est toi.
– Non toi.
– Toi.
– Toi.
– …
– Léon, hurle le paon, toutes plumes déployées.
– Ce n’est pas ce que vous croyez, essaie de prévenir sa paonne, inquiète que l’on imagine un coming out.
Pour toi la loi
Les bois pour moi
Pour moi la soie
La croix pour toi
Je mange des noix
Tu prends du poids
Tu as la foi
Moi j’ai la joie
Chacun sa voie
Tu dis ‟tu dois”
Je réponds ‟quoi !
Qui t’a fait roi ?
Alors tais-toi”
J’aime bien ta voix
Tes jolis doigts
Mais je me noie
Quand tu aboies
‟Alors c’est soit
Lui soit c’est moi”
Chéri je vois
Tu veux un choix
Eh bien pour moi
Ce sera nous trois