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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 07:48

– Dis donc Poule, le panda et le pangolin, c’est la même famille non ?

– N’importe quoi, expliqua Panda. Nous, on a des poils, le pangolin, des écailles. Et la chauve-souris, au cas où ça vous intéresserait, est un animal nocturne volant.

– Ça va, on plaisante, répliqua Œuf, allez, viens jouer avec nous au docteur et au covidé.

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 07:54

Éduquer, ce n’est pas apprendre comment l’on doit être, c’est montrer comment l’on pourrait faire.

La littérature fait cela très bien.

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 09:56

– Allez, on va encore se taper les œufs en chocolat, râla Poule.

– N’importe quoi ! Ce n’est pas Pâques, c’est le Nouvel An, rectifia Œuf, en plus tu devrais la fermer parce que c’est du poulet aux marrons qu’on va nous servir.

– Alors pas du tout, je te ferais remarquer. C’est de la dinde. Rien à voir.

– Eh les amis, vous prendrez un peu de mon risotto aux truffes, proposa Panda.

– Beurk, vomirent Œuf et Poule, et pourquoi pas du bambou à l’orange avec sa sauce chutney mangue pendant que tu y es !

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 06:23

La fonction créé l’organe, la friction créé l’orgasme aussi.

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 08:15

Tout a déjà été redit. (Même ça probablement.)

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 10:21

J’écris marin ou amant ou crapule et les mots, sans bouger, me font voyager, aimer ou détrousser.

Oui mais « pour de faux » diront ceux pour qui les mots ne sont que des mots.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 11:07

J’aime les intermédiaires, les espaces indécis, les relations ambiguës, les mélanges de genres qui souvent offrent plus avec moins.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 13:26

Le niveau de sagesse qu’il a atteint me sidère. Il ne cherche pas à découvrir le bout du monde et se moque de faire de nouvelles rencontres. Une chambre avec vue sur mer est le cadet de ses soucis et savoir qu’il passera le réveillon du 31 décembre seul et sans rien changer à la sobriété de son quotidien l’indiffère. Je parle du chapeau chinois, également nommé bernique ou patelle ou arapède. D’ailleurs, on pourrait bien l’appeler serpillère ou trou dans la couche d’ozone que ça le laisserait de marbre. C’est proprement édifiant !

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 20:03

On ne nait pas vieux con, on le devient. Souvent.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 22:49

Épuisant est le repos sans répit. Alors cours, petit homme !

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 21:49

C’est en errant que l’on dessine les routes, que l’on écrit des récits, porté par la forme des lettres et la résonance des mots.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 19:16

– T’es tout juste bon à finir dans l’alvéole d’une boîte de douze.

– Et toi, si tu passes le test du broyeur de mâles, tu termineras dans une cage de la taille d’une feuille A4.

– Vous avez vu, les copains, j’arrive à rouler ma langue en U, dit Panda.

– Ta g…, répondirent Œuf et Poule.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 19:37

« Terdliposez ryjbrunuik polmir dre vritulas ji svreximlorr leb drouvnit ».

« Écrire, c’est inventer une langue étrangère dans sa propre langue », je traduis et cite Ossip Wou Lambert qui cite Deleuze qui cite Proust qui cache ses sources.  

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 20:54

On devient adulte quand on préfère les substantifs aux verbes, on privilégie le jeu au jouer, par exemple. Les enfants font semblant de ne rien voir, bien contents de jouer, courir, mentir ou aimer. Pourquoi faut-il qu’un jour ils basculent eux aussi et changent de grammaire ?

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 13:32

Juger est nécessaire et impossible, voilà pourquoi nos sociétés et leurs valeurs sont des mascarades inévitables.

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 09:33

La tristesse a quelque chose d’insultant.

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 09:24

On est tous dans la même galère, essaie-t-on de se convaincre. Certes, mais les places sur le pont supérieur sont rares et la vue est moins dégagée à fond de cale.

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 06:43

Certaines attentions sont comme des caresses sans contact.

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 12:16

Bio

En attendant l’écriture bio, je vais passer à une écriture raisonnée et limiter progressivement l’usage des adjectifs.

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 03:50

Z

Z ? Que voyez-vous ? Serait-ce un N qui fait un pied de nez ? Un I qui fait des zigzags ? Un E qu’on aurait dézingué ? Toujours est-il (pensez à la liaison quand vous prononcez : « toujours z’est-il ») que c’est avec le Z que vous terminerez cet abécédaire bizarroïde. Oui parce que Z, c’est la dernière lettre, comme dans zéro, qui lui est… le premier chiffre. Tiens, c’est bizarre ! Notez encore – vous pouvez trouver la chose de peu d’intérêt – que les nombres à deux chiffres, de onze à seize, semblent apprécier le Z.

À quoi ressemble un Z ? Allez, cherchez un peu ! Voyez-vous un cygne glissant sur un lac, à la « faveur des alizés », comme disait Césaire ?  Devinez-vous un tableau, un Zao Wou-Ki plutôt qu’un Cézanne ? Un zazou qui aurait choisi l’Amérique du jazz contre l’Allemagne des nazis ? Serait-ce un zèbre déguisé en zébu ? un zigoto qui cache son zona derrière des topazes ? un zozo faisant le zinzin ? un zigue azimuté dansant la zumba ? Quel bazar dans ce zoo à Z !

Certains voient Zazie dans le métro, station Saint-Lazare, Zorro ou Zuperman, d’autres entendent Zeus ou Zarathoustra (celui de Strauss, pas celui de Nietzsche) ou Zinedine Zidane, le célèbre demi de mêlée du Quinze de France (je plaisante, c’est pour faire travailler vos zygomatiques). Quel binz !

Z, vous le voyez aussi, c’est une lettre pleine de zèle. Si l’on sent de la paresse, voire de la mollesse chez le S, le Z est leste et preste. Z est un zeste, pardon un geste nerveux comme des éclairs noirs zébrant une page blanche. Tout ce buzz autour du Z ne laisse pas d’amuser, mais cette lettre tapageuse et fougueuse sert aussi à composer l’onomatopée qui représente le sommeil, Zzz. Cette lettre évoque la langueur d’un ciel azuré, quand le soleil au zénith épuise le temps lui-même, curieusement, elle dit aussi la fulgurance et le fracas du blitz, à la guerre ou aux échecs.

N’y a-t-il pas quelque chose d’un peu schizophrène dans cette lettre qui, en même temps, finit l’alphabet et ouvre la suite des nombres ? C’est Izrael et c’est Gaza, c’est le zénith et l’horizon, c’est Balzac et Zola.

Vous allez penser que j’abuse, les distinctions précises sont la base de toute entreprise intellectuelle. Vous avez raison, on ne danse pas le zouk au bal des Laze et ce n’est pas en masquant le zoom que l’on rebouchera le trou dans la couche d’ozone. Il faut appeler un zèbre un zèbre et choisir entre A et non-A – c’était notre point initial qui résonne à nouveau. C’est la loi du tiers exclu. Chacun dans sa case, chacun dans sa zone. Choisissons nos alliés et soyons organisés.

À moins que le Z, précisément, nous instruise sur la chose, je veux dire l’ambiguïté et la confusion, la bêtise de l’exclusivité. Par une ruse de la déraison, le zigzag ne serait-il pas la voie la plus courte, parfois ? Les lignes brisées du Z ne seraient-elles pas préférables aux frontières aiguisées qui isolent et interdisent ? C’est la théorie du rhizome de Deleuze qui valorise les identités indécises et les organisations imprévisibles. Comment ne pas aimer le Z et sa musique douteuse qui épouse les hésitations des alizées ? Comment ne pas aimer le Z qui lézarde généreusement la page et laisse présager quelques séduisants désordres ?

Allez, finissons-en. C’est assez pour l’abécédaire.

Bizou.

Ze end

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 03:24

Même si elles peuvent être très rares, une règle a toujours des exceptions.

C’est ainsi et il n’y a pas d’exception à ma connaissance.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 06:24

Le sens serait-il « la nostalgie des faibles l’illusion des déçus », demande Zbigniew Herbert ?

Comment peut-on être aussi clairvoyant avec un nom aussi impénétrable ?

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 10:29

Faudra-t-il mettre la fausse barbe sur le masque ou le masque sur la fausse barbe ?

Cette époque restera comme celle qui aura soulevé le plus de questions essentielles.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 07:24

Je ne suis pas un politique, pas un haut fonctionnaire, pas un croyant et je ne souhaite pas polémiquer, mais j’aimerais quand même bien savoir comment un groupe de travail composé de jeunes surdiplômés, bien rémunérés et considérés arrive à la conclusion qu’on ne doit pas être à plus de trente dans un lieu de culte, quelle qu’en soit la taille. Quel est son cheminement intellectuel ? Quelles hypothèses a-t-il formulées ? Y a-t-il eu débat ? A-t-il arrondi à la première décimale ? Vraiment, par pure curiosité, j’aimerais savoir.

On pourrait peut-être équiper ces travailleurs de l'ombre de caméras et rendre public leurs recherches pour mieux les comprendre. Et je dis cela sans malveillance.

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 10:00

– Tu contemples ton œuvre, demanda Pierre à Dieu accoudé à son nuage ?

– C’est un véritable naufrage. J’aurais dû inventer le billard plutôt, au moins j’aurais pu contrôler.

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