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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 00:37

Il doit y avoir une bonne part d’invention dans la compréhension. Le cas contraire indique que ce qu'il faut comprendre est plat ou que celui qui comprend est creux.

(Disons au moins 66 %)

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 00:59

La guerre démolit ; la paix amollit.

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 00:58

Gros Loulou : Pfff, il n’y a vraiment rien à faire ici, en plus je suis tout seul.

Monsieur Lhodeur : Désolé, mais tu n’es pas seul, Gros Loulou.

Gros Loulou : Non mais vous c’est pas pareil, Monsieur l’Auteur, vous comptez pas vraiment. Autrement, je préfère mon vrai nom, Gros Lulu.

Monsieur Lhodeur : Pardon mais c’est écrit Gros Loulou, et moi c’est Lhodeur.

Gros Loulou : L’odeur de quoi ?

Monsieur Lhodeur : Non, L H O D. Monsieur Lhodeur.

Gros Loulou : C’est vrai ça. On a changé de nom. Mais alors, on est des autres !

M. L. : Calme-toi. On est les mêmes, c’est juste que l’auteur s’amuse. Et moi, je suis mort de rire. C’est un grand comique, l’auteur.

G. L. : Bof, c’est pas très drôle. Au fait, il paraît que dans la vraie vie, les personnes elles peuvent avoir plusieurs personnalités. Alors peut-être que Gros Lulu il est un peu bête mais que Gros Loulou il est super intelligent, beau, gentil, riche et… intelligent vraiment.

M. L. : Je vois, une version de Docteur Lu et Mister Lou. Si tu veux mon avis, bien que je ne sois pas l’auteur, je pense qu’il manque quelque chose à la règle des trois unités, tu comprends. 

G. L. : Non.

M. L. : Mais si, l’unité de personnalité. Tu peux grandir, évoluer, dégénérer, mourir même, mais il doit y avoir du même qui traverse cette déambulation existentielle, autrement tu perds ton lecteur qui va voir ailleurs et a bien raison. Tu suis ?

G. L. : Non. Toute façon, des lecteurs qui s’intéressent à Gros Lulu, il…

M. L. : Les mauvais auteurs, ils s’emmêlent les pinceaux et leurs personnages souffrent tous du trouble de la personnalité multiple ; les bons auteurs, ce sont les paresseux qui ont compris qu’il faut déléguer, tu vois, laisser les personnages grandir à leur guise. Là, ils la tiennent leur unité de personnalité. Oui ?

G. L. : Hein ?

(L’auteur du blog, très occupé mais qui écoute quand même : « Unité de personnalité », « déambulation existentielle », non mais pour qui il se prend ce Lhoteur. Il va peut-être m’apprendre mon métier. Je vais te lui coller un Alzheimer précoce et fulgurant et il va le chercher son même qui le traverse !)

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 00:57

La médisance, c’est la vantardise déguisée des planqués.

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 00:21

Et si on arrêtait de tout noter !

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 01:11

– Salut Poulette, ça boum, lança gaiement Œuf ?

– Arrête de m’appeler comme ça ou je t’appelle Neuneuf, râla Poule.

– OK ma poule, calmos. Dis, je me demandais, tu penses qu’on est célèbres ?

– Célèbre pour ta bêtise, oui, dans tout le poulailler. Et aussi, je ne suis pas ta poule.

– D’accord. Mais tu ne réponds pas. Est-ce qu’on est célèbres ? Est-ce que quelque part quelqu’un parle de Œuf et Poule ? Dans des livres ou dans des conférences ou dans la radio…

– J’espère que non, grognonna Poule.

– Mais est-ce qu’on peut être célèbre sans le savoir, insista Œuf ?

– Demande à ton oncle Mimosa, pignouf à coquilles.

– Méchante ! D’abord, Mimosa il est bien moins célèbre que ta cousine, la poule de Monsieur Seguin…

– Hé bonjour les copains, intervint Panda, j’adore vos débats. C’est une drôle de question ça, qui est célèbre ? qu’est-ce que la célébrité ? que doit-on célébrer ?

–  … oh le nul, c’était une chèvre…

– Alors bien sûr, c’est très tendance de taper sur l’ego, mais c’est toujours un autre ego qui tape ; combat d’egos, combat d’ergots, rigola Panda.

– … ouais ben, il avait aussi une poule, Monsieur Seguin, en plus, lui, il est vraiment célèbre…

– Ce qui me semble plus important, c’est de ne jamais cesser de célébrer. Oui célébrer.

– … ce que je sais c’est que le loup, il a mangé la chèvre pas la poule…

– Célébrer, continua Panda, c’est chanter le bleu du ciel et le blanc des naissances, c’est louer l’enfant qui rit et fêter la pluie qui vient.

– … normal, c’est dégueu une poule, avec toutes les plumes partout…

– Célébrer, c’est choisir les plus beaux mots pour les offrir aux abeilles, au marchand de savon et aux plages de galets.

– … et une omelette baveuse, c’est encore plus dégoutant, je te ferai dire…

– Célébrer, c’est poser l’ombre de la parole sur l’éclat de l’être, enfin, quelque chose comme ça, et ça n’a rien à voir avec la célébrité. Tu as raison Poule, c’est dégoûtant la célébrité.

– !?, gloussa Poule.

– ?!, glosa Œuf.

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 00:58

Parler, c’est imposer ; se taire, c’est capituler. Le dialogue est si rare.

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 00:37

Gros Lulu : Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire. Monsieur l’Auteur, j’aimerais bien qu’il m’arrive quelque chose, c’est trop tranquille ici.

Monsieur Lhoteur : Quelle génération de personnages ! Toujours malcontents, incapables de séjourner dans la présence.

G L : Moi je ne demande pas grand-chose, mais quand même, un peu d’action. Tiens par exemple, j’aimerais voyager. Vous pouvez faire ça puisque c’est vous l’auteur.

M. L. : Non, moi c’est Lhoteur, cela étant, vu ce que l’auteur nous donne à dire, n’importe qui pourrait faire le job. Allez, si tu veux, je te fais voyager.

Ce neuf août au matin, l’esprit clair, le pied alerte et le regard aiguisé, Gros Lulu décida de rejoindre la tour de Belém en trottinette électrique. Il partit de la place du Commerce et longea le Tage. Lisbonne était sa destination favorite et il y séjournait plusieurs semaines tous les ans pour deux bonnes raisons : Pessoa, son auteur préféré, et les pastéis, doucement sucrés.

M. L. : Alors ?

G. L. : Mais c’est nul ce voyage, j’ai pas bougé, je suis toujours coincé dans ce blog. En plus je ne sais pas qui c’est Pessoa et je ne dois pas manger trop de sucre, dommage.

M. L. : Qu’est-ce que je disais, la génération des râleurs incultes et dénués d’imagination. Évidemment, le « voyage immobile », ça ne te dit rien et « l’intranquillité » non plus.

G. L. : Non. Et les pastéis, ça a goût de quoi ? 

(L’auteur, toujours un œil sur ses personnages : Quel cuistre ce Lhoteur, il commence à m’agacer, je vais m’occuper de son cas. Quant à Gros Lulu, quel boulet, je ne vois toujours pas ce que je vais pouvoir faire de lui. C’est ça mon problème, je n’ai pas les personnages que je mérite.)

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 18:30

Pourquoi le sort d’un beluga perdu dans la Seine nous préoccupe-t-il plus que celui de milliers de Syriens, d’Ukrainiens ou de Ouïghours soumis à la terreur ?

Je n'ai pas la réponse.

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 00:01

Je ne me souviens plus du plaisir que je ressentais en sautant à pieds joints dans une flaque d’eau. Je me dis que ce devait être assez proche de la jubilation provoquée par l’écriture d’un texte insolemment absurde. Il manque les projections d’eau boueuse, mais il y a le sentiment de désobéir, de troubler l’ordre et le calme et la fierté de faire rire ses camarades tenus en laisse par leurs parents qui jurent bien qu’un jour ils sauteront à leur tour.

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6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 10:09

La pole danseuse et son joli fildefériste de mari avaient fait une croix sur leur vie professionnelle ; toujours à gauche à droite, las des hauts et des bas, ils avaient décidé de se recentrer. Ils occupaient un rond-point et y proposaient divers ateliers de topologie situationniste : « découvrez votre sud émotionnel sans perdre le nord » ; « abolissez les angles sans négliger vos courbes » ; « faites girer vos énergies astrales sans tourner en rond »…

Le rond-point était vite devenu une joyeuse société post-traumatique mais non-euclidienne. La pole danseuse, au passé d’herboriste folk, travaillait à occuper les périphéries sans mépriser son centre. Le fildefériste, nourri au géométrisme postkantien, s’attachait à retrouver son rond-point primal et flouter son horizon.

Tout ce petit monde s’enthousiasmait à prendre la tangente tout en soignant les racines. On n’aurait pas été étonné de voir le rond-point décoller comme une soucoupe immobile en chemin vers un nous sublimé.

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 00:13

Il est tôt encore

Ton château est fort

Va piano mais sors

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4 août 2022 4 04 /08 /août /2022 00:47

C’est bien ce traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, mais c’est un peu timide. On pourrait aller plus loin et n’autoriser que le gourdin et le lance-pierre, non ?

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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 00:01

Il est tard pourtant

Et ton art attend

Largue l'amarre à temps

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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 00:01

Je suis complètement perdu sans mon téléphone.

Avec aussi.

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 00:26

Empathie molle et indignation mâle sont les deux mamelles de la rhétorique digitale. Et l’on passe de l’une à l’autre sans prévenir, toujours avec le même excès. Tyrannie du like et dictature du clash.

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31 juillet 2022 7 31 /07 /juillet /2022 00:33

Un cerveau normal est paresseux et pragmatique, il travaille toujours à tout simplifier pour mieux prendre et mieux comprendre (et mieux comprendre pour mieux prendre). Parfois, chez certains, le cerveau déraille : laborieusement, il se met à produire de l’inutile, c’est incompréhensible.

Tenez, par exemple, prenez le facteur Cheval. Pendant ses tournées, il mettait de côté des pierres pour ensuite venir les chercher et les utiliser afin de construire son Palais idéal. Un travail énorme, épuisant, vain pour construire un palais inhabitable et à l’esthétique douteuse. Son cerveau a déraillé.

C’est fascinant !

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30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 00:37

Je n’ai jamais très bien compris l’éternel retour nietzschéen.

Bien sûr, il y a ces jeunes femmes dont les robes bustier à fleur mais sans bretelles glissent régulièrement sur la poitrine et qui tout aussi régulièrement les remontent en une épuisante chorégraphie répétée ; mais ça n’aide pas à comprendre Nietzsche.

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29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 00:57

Nous condamnons fermement les condamnations fermes, bruyantes et stériles.

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28 juillet 2022 4 28 /07 /juillet /2022 00:19

Parce qu’elle est incertaine, elle est joyeuse et généreuse, la répétition.

Voyez les Tabulas de Simon Hantaï (les platanes ? vous les avez ? les routes verticales et quadrillées, non ?)

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 00:44

Comme il faisait assez doux pour une soirée de juillet, nous décidâmes d’aller tous nous déflasser un peu du côté de l’étang. Les tournesols se désespéraient de voir le soleil rombler sans pitié ; les coquelicots, malgré qu’ils en aient, glossaient déjà les prissolières.

Oncle Jules, sur son quant-à-soi comme à l’accoutumée, n’avait de cesse de craponter les volides espérales. Tante Agnès avait emporté son redicat – des plongettes hautes – et comptait bien l’estouffer avant les premiers caillés du ristournon. Je marchais devant avec ma dédrine Anne et sa coclite Aude. Alors que nous révilions blisamment, un rapagon s’échouva à quelques mètres de nous. Déclopis, les adultes vacarièrent conglument. J’en profitai pour bricoter à Anne et Aude mon goulipion encore tout éplifasté. Sans que j’eus le temps de barbitrer plus avant, nous nous embifames sans tribole (Anne, Aude et moi). Les falipates d’Anne larissèrent le démoleau déjà bien mulé d’Aude qui torpondit mon goulipion ; rassuré, je morgavai la piscotte d’Aude et, dans le même élan, calfontai crésiment Anne. Nous finîmes ergastulés, dépintés mais ravoulés, ah ça, complètement ravoulés.

Quelle soirée !

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 00:50

Parce qu’elle est impossible, elle est belle et féconde la répétition.

Écoutez Music for 18 musicians de Steve Reich (les platanes, vous les avez ? et l’arbre isolé ?)

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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 00:22

– Tu vas où cette année pour les vacances ?

– Ah mon Bon Pierre, si seulement je pouvais partir en vacances. Cette année, c’est le congrès des Dieux ; on se retrouve tous les cinq cents millions d’années pour présenter nos créations.

– Nom de Dieu ! Tu ne vas quand même pas leur montrer !

– Si, bien obligé, on n’a pas le droit de mentir. Je pense que je vais juste couper un tout petit bout de la fin.

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24 juillet 2022 7 24 /07 /juillet /2022 00:23

J’aime bien les répétitions. Peut-être parce que ça rassure, peut-être parce que ça met de l’ordre, comme les mots, comme les gestes qui reviennent et reviennent dans les rituels. Mais peut-être aussi parce qu’elles troublent, les répétitions, peut-être même qu’elles dérangent. Comme le même platane qui revient, toujours différent ; c’est un platane différent parce que c'est toujours un platane, et c’est encore un platane parce que toujours différent. J’aime bien les répétitions – plus que les platanes d’ailleurs.

J’aime beaucoup aussi les ruptures, les différences, les naissances, les révolutions, comme quand sur la route, les platanes disparaissent pour ouvrir l’espace sur un arbre isolé au milieu d’un champ sans histoire, un hêtre par exemple.

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23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 00:57

J’aime bien les répétitions sans doute parce qu’elles donnent du rythme, comme les platanes le long d’une nationale. J’aime bien les répétitions et je ne comprends pas qu’elles soient souvent condamnées. C’est d’ailleurs difficile de bien répéter ; ça se travaille une répétition.

J’aime beaucoup aussi les mots nouveaux, les phrases nouvelles, comme quand sur la route il manque un platane ou que l’on a planté un tilleul à la place.

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