Je me protège, dit-elle, enfilant un épais préservatif sur son joli petit cœur.
Je me protège, dit-elle, enfilant un épais préservatif sur son joli petit cœur.
Est-on philosophe quand l’on fait des mots les vils manutentionnaires de nos nobles idées ?
Est-on poète quand l’on fait des idées les excédents inadéquats de nos profondes intimités ?
J’attends le petit malin qui parviendra à me donner que le recto sans le verso.
Quelques vieux grincheux se plaignent de ce que l’on a remplacé l’obsolète dissertation par de fringants QCM. Ils ne voient pas qu’il y a là une éclatante manifestation de la nature liberale de notre jeune démocratie participative.Qu’ils veillent plutôt à ce que l’on n’en vienne pas aux QRI, questions à réponse imposée.
P.S. Pour les ringards grisonnants, rétrophiles ont-été et néophobes aigris, QCM ne signifie pas « Qu’ils sont C. ces Merdeux ? » mais « Questions à Choix Multiples ».
Il est mal isolé ce garçon, on entend tout quand il pense.
Homo, Terre, - 3 millions / 2008 (work in progress).
"Oui ben traînez pas trop les gars, parce qu’à ce rythme, on n’est pas rendus !"
Edvige voudrait être ton amie sur RG.fr.
Je voudrais t’ajouter à ma liste de camarades susceptibles de dévier un peu.
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Quand on dit d’un événement qu’il a eu lieu, on ne signifie pas qu’il s’est passé ici ou là, on ne fait pas référence à sa localisation.
Cela doit nous aider à comprendre qu’un lieu n’est pas un point situé sur une carte mais un endroit qui fait sens, le petit pont derrière la maison, le virage où j’ai eu mon accident, le mur de
Berlin…
Ce n’est pas l’espace qui est d’abord là, où l’événement vient ensuite se passer ; c’est l’événement qui donne (lieu au) lieu.
Tu dis être très myope, tu es surtout presbyte.
Pour qu’enfin tu me voies, très loin je dois partir.
Je regarde par la fenêtre, observe tous ces arbres grotesques et agités, noueux et torturés et, sans mépris aucun, avec la stricte partialité du regard comptable, je constate la désespérante
monomanie chromatique de la nature.
Puis je compare avec ces jolies grues, fières et élancées, mobiles et élégantes, aux couleurs chaudes et chatoyantes, qui, non contentes d’être utiles et généreuses, prennent encore le temps
d’être belles et harmonieuses.
Tout à mon émotion, je m’interroge sur le sexe de ces stèles spirituelles, viriles et délicates à la fois, puissantes et légères pourtant.
Ô grues !, peuple de l’espoir, promesse de transcendance, je vous offre, honteux et d'en-bas, cet éloge ridicule, mais c’est une prière de louange, un hymne cosmique, une symphonie
universelle que vous méritiez.
« Where do you come from ? » demanda-t-il, séduit, à une jolie petite idée qu’il voyait pour la première fois.
Éducation vient du latin ducere qui signifie guider ou conduire.
On se souvient aussi que Mussolini se faisait appeler Duce et Ceauşescu, Conducător. Notons encore que führer traduit assez fidèlement, en allemand, celui
qui conduit.
Mais tout cela ne veut rien dire, allez ! au travail, petits paresseux, les vacances sont terminées.
Pourquoi dit-on toujours « porte d’entrée » et non pas « porte de sortie », que l’on soit dedans ou dehors ?
Faut-il y voir l’indice de ce que sortir ne soit jamais qu’un accident, une parenthèse, une contrainte, un échec, un abandon ? Faut-il y voir l’indice de ce que entrer soit
toujours rentrer, revenir à l’essentiel, retrouver les valeurs fondamentales, reprendre sa place ?
Le langage a parfois un côté petit-bourgeois très agaçant.
Ce qui rend difficile la connaissance, celle des choses et plus encore celle des êtres, c’est qu’elle suppose que l’on commence par se taire et s’oublier.
Entre la fascination qui capture et le mépris qui rejette se tient l’admiration qui con-vient.
Dans les expressions « prendre son temps » ou « perdre son temps », il faut remarquer l’adjectif possessif.
Le seul temps qui soit nôtre, c’est le présent – si l’on sait ne pas le confondre avec l’instant.
Alors cessons de ressasser et arrêtons d’attendre.
Après la terre, l’air et la mer, ce sont nos rêves et nos désirs que l’on s’efforce, avec application et efficacité, de polluer.
Le malheur d’autrui rassure. Son bonheur afflige.
Elles sont attendrissantes, d’abord, les adorables petites maladresses de celui que l’on apprend à aimer. Elles font sourire encore un peu, un jour ou deux, ces incongruités. Elles deviennent vite exaspérantes comme autant d’inaptitudes rédhibitoires.
La dernière librairie du centre ville a fermé.
Sur le mur, un calicot rouge et didactique nous explique : « ici, prochainement votre Quick ».
Il y aurait de quoi s’inquiéter, s’alarmer ou se révolter n’était ce bienvenu supplément d’information propre à rassurer : « nouveau concept ».
Harceler le fil à linge distendu de la voisine diabétique, ratisser la plage avec application et abnégation entre chaque vague, chercher dans l’annuaire un numéro qui reproduise votre date de
naissance…
L’existence est une merveilleuse aventure chaque jour renouvelée.
La mesure : quantité de qualité.
… etc., etc., etc… !!?!
(exactement, moi je dis qu’il faut savoir déléguer, écrire c’est aussi travailler à développer des qualités d’interprète chez son lecteur – chez vous, très cher ami, inconnu, fidèle,
exigeant, au goût si juste –, il y a beaucoup de générosité dans le minimalisme, et de la bienveillance aussi. D’ailleurs, vous le savez bien, vous n’aimeriez pas que je fasse tout le
travail.
Bon à vous maintenant, essayez encore une fois :)
… etc., etc., etc… !!?!
À l’abri des modèles, ignorée des chasseurs, n’ayant souci que de son rire, bruyant et léger, elle tient tout ensemble, Madame Gonzales, comme une armature secrète, dans l’orbe de son agitation joyeuse.
La présence est trop étroite pour l’homme.
Heureusement, nous avons la fidélité et le rêve pour prendre nos aises.