Mozart (xviiie) serait – dit-on – un E.I.P. ; il n’est pourtant que Bach plus un (xviie).
P.S. Pour les incultes parents de cancres un EIP est un enfant à intelligence précoce.
Mozart (xviiie) serait – dit-on – un E.I.P. ; il n’est pourtant que Bach plus un (xviie).
P.S. Pour les incultes parents de cancres un EIP est un enfant à intelligence précoce.
Bonne nouvelle : les auteurs de best-sellers sont souvent – on le sait bien – de médiocres écrivains.
Mauvaise nouvelle : les auteurs de « chefs-d’œuvre » inconnus – on le sait moins – aussi.
La liberté se nourrit d’impatiences ; repue, elle s'assoupit.
– LOUIS-GONZAGUE (un projet de sourire quasi imperceptible au coin des yeux pouvant laisser croire qu’il médite) : Dis donc Monsieur le poëte, tu as pensé à remplir ta déclaration de revenus ?
– L.-G. (étanche, persévérant dans son généreux amour désintéressé de l’homme) : Ni l’un ni l’autre, je te provoque, c’est une technique qui vient d’Orient, c’est pour te faire gagner en sérénité, en abnégation, en magnanimité, en force tranquille et en quiétude forte.
Génie insoupçonné du Code de la route qui dit qu’un sens unique est aussi – mais dans l’autre sens – un sens interdit.
Il est tristement curieux de constater que l’Un, dont on attendrait logiquement qu’il soit stérile, ait été si fécond en horreurs et engendré autant de guerres.
J’écris tous les matins comme d’autres font leur lit.
Bien sûr, rien n’oblige à cette hygiène quotidienne, vaine peut-être, désuète sans doute, présomptueuse assurément ; mais jamais on ne me fera croire qu’il est préférable de se taire.
On peut trier, parler court, mais aucun silence n’est œuvre.
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La littérature n’a pas vocation à rassurer ; nous avons déjà pour cela AXA, numéro 1 mondial, Louis Bozon sur France Inter et les romans de Marc Levy.
Étranger au calcul
inapte à la mesure
ton joli sourire
Sans cesse je m’interroge et ressasse, inlassablement : est-ce que la mer descend d’abord, aventurière audacieuse et curieuse, pour ensuite, nostalgique ou penaude, remonter, ou bien à l’inverse, monte-t-elle d’abord, terrienne sociable et timorée, pour ensuite, déçue ou blasée, redescendre ?
des mots infidèles pour des pensées pérégrines pour des chants enivrés pour des oreilles incertaines
Quelque chose demeure encore peut-être – ou peut-être pas – qui se tient et se contient, souterrain à peine, à la patience sans fatigue, endormi dans quelque geste sûr, tapi au creux des mots, quelque chose demeure encore peut-être, plus puissant que l’atome, qui attend, plus lent que le temps, plus simple qu’un sourire, plus juste qu’un matin, encore peut-être – ou peut-être pas – quelque chose se retient qui viendra, sans effraction, comme un vent apaisé.
Le xxie siècle sera moins ou ne sera pas.
Je suis un provincial, un périphérique, un frontalier, j’aime les seuils et les lisières et les retraits ou les passages. Mauvais géographe, désorienté congénital, je transgresse et délire et me perds le plus souvent possible, ici quand je devrais être là, en minuscules quand on attend les formes, j’applaudis l’instable qui sait éviter le piège et le confort de l’identité, je ris avec l’impudent qui exhibe - quelle honte ! - nos fondements indécents, je salue le nomade, fidèle à ce qui vient, qui écrit léger et gaspille ses pensées, et j’admire les héros, fragiles et inquiets, toujours en avance sur leurs certitudes, qui évident et invitent, et ouvrent et appellent.
Il faut quelque talent pour savoir vous surprendre ; mais il faut du génie pour être imprévisible.
- Louis-Gonzague (sincèrement dubitatif, tangentiellement énigmatique quoique délibérément bienveillant) : quand même, Nan… !
- Nan (tenu éveillé par une lancinante et infatigable suspicion à l’endroit de ce que d’aucuns nomment, à tort ou à raison – telle est d’ailleurs la question –, son
irresponsable désinvolture) : tu as raison Elgé, l’écriture est toujours, en un sens, un retrait ou un abandon ou un mépris, alors ne parlons pas du minimalisme absurde ou de la fiction
métaphysique…
- Eux (exclamatifs quoique monochromes et lestés d’obèses certitudes) : ah ! enfin un peu de lucidité !! un peu de maturité !!! Vous y pensez, vous, à tous ces enfants
qui meurent de faim !!!!
Comment être sûr qu’elle ne cache pas un universel et attendrissant souci du monde, une inquiétude maternelle de chaque instant et pour chacun, l’hyperactivité grotesque et stroboscopique de la poule.
L’homme a un avenir parce qu’il n’a pas de destin.
C’est bien d’être célèbre, encore faut-il le faire savoir.
Si N. S. installe un groupe de réflexion sur « la croissance de la liberté », et s’il cherche un président pour driver cette commission, dites-lui que je suis prêt – juste le temps de m’acheter une chemise col MacDo.
1. L’âge ingrat de l’insouciance.
2. L’âge aigri des renoncements.
3. L’âge hagard de l’incontinence.
Mes éminents et très érudits collègues de la faculté libre de théologie me pressent : « fais-nous rire » ; mes e-visiteurs, incultes, impies mais désireux de
faire mieux, m’adjurent : « fais-nous lire » ; mes jeunes voisines me supplient : « fais-nous rêver » ; mon éditeur m’exhorte : « sois plus
cruel » ; ma conscience me taraude « sois plus indulgent » ; « sois moins cynique » ; « plus de tendresse » ; « un peu
d’humanisme » ; « de la lucidité » ; « de la métaphysique » ; « du sens » ; « absurde »… ah ! la vie d’un grand blogueur mégalo
est follement animée.
Néanmoins, merci à tous, je vous ai entendus et travaillerai à vous satisfaire, je suis le blogueur de tous les Français et pas seulement de ceux – assez rares, au demeurant – qui ont
voté pour moi.
Il nous faut faire le deuil de l’absolu et nous mettre sérieusement à l’art.