Tu bégaies, lançai-je agacé à mon horloge qui feignit de ne pas m'entendre et continua à nous snober - le monde et moi - avec une précision et une prétention très suisses.
Tu bégaies, lançai-je agacé à mon horloge qui feignit de ne pas m'entendre et continua à nous snober - le monde et moi - avec une précision et une prétention très suisses.
le long du temps tu déambules
poings fermés
poches usées
trop fatigué pour les projets
cigarette
pieds mouillés
tes souvenirs sont bien rangés
louis le sourd
jeanne qui boit
le temps est long tu n'attends plus
les dents molles
les doigts bleus
l'été c'est loin l'hiver a froid
le temps long
n'attends plus
Comment nos technocrates avisés ont-ils pu, jusqu'à ce jour, ignorer la solution au problème dramatique du réchauffement de la planète : il suffit d'ouvrir les fenêtres quand on climatise.
L'art est une école du désir.
L'œuvre est là, définitivement absente.
Crise des vocations et vieillissement dans les couvents.
On ne méprise pas les stades de foot impunément.
Ouvrez les parapluies fermez les parenthèses
Il n'est plus l'heure d'attendre
nos rêves sont infiltrés
Prenez tout votre temps et donnez votre avis
Il ne faut plus sourire
la machine est acide
Ne baissez pas les bras ne levez pas le camp
Il n'y pas plus de lune
la loi est algébrique
Tu me sors par les yeux je te rentre dans le chou
Ça ne va pas finir
le chiffre est sans pudeur
Tirez la queue du diable mais poussez pas devant
Il fait tempête dehors
l'espace est équipé
Colorier le monde, interdire la douleur et faire sourire la voisine.
La vie n'est pas une équation du second degré à deux inconnues.
Elle est un problème sans solution, mais non sans issue.
Chaos cacophonique
Tapage diurne fracas
Le niveau (sonore) monte
La science soulève la jupe de la réalité et prétend nous en exhiber le fondement.
Surprise ! il est propre et plein de chiffres ; au final, rien de très excitant.
Nos masques sont aussi nos visages.
Les retirer - par impossible - nous priverait d'une vérité.
Marteau de bitume
Écume de béton
Engins diaboliques
Vacarme atomique
Mécanique du viol
Ton sourire
Comme un beau film muet
Transgressons le mammouth.
- Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres...
- Désolé, plus de place. Plus rien à boire non plus.
- Mais je suis poète.
- Justement, les vôtres manquent de tout, ne les privez pas de rêves.
La médecine, obsédée par la vie, en vient parfois à oublier la santé.
La mort serait-elle une maladie ?
Tyrannie du réel qui s'acharne à ridiculiser nos rêves.
Inconséquence du rêve qui s'évertue à ignorer le réel.
En plus j'ai perdu mon plan de métro.
L'isolement nuit à la solitude.
Les jeunes envient et ânonnent ; les vieux regrettent et médisent ; les autres consomment et communiquent.
Moi, je classe.
Tout roucoule.
On ne peigne jamais deux fois la même veuve.
Sur la tôle ondulée de ton plaisir suinte la promesse d'un délicieux chaos.
As-tu une vie dans ton but, toi, le snipper de l'espoir ?
« T'es lourde, sois un peu plus légère ! », lui dit-il, lui-même il est vrai, insipide et inconsistant comme un 0 %.
Des exemples, pas de modèles.