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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • AR.NO.SI
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 02:54

Si vous cherchez à enfoncer un clou, préférez le marteau au concept.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 02:05

Sur le fond noir d’une nuit mate et rauque, de blanches chenilles s’agitent, laborieuses et goulues, indifférentes à l’inexplicable silence de mort de la situation - quoique fort dodues pour leur âge.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 02:27

De récents travaux en paléopsychanalyse révèlent que Périclès, également nommé « tête d’oignon », souffrait d’agoraphobie. Cela est fort plausible et expliquerait, d’ailleurs, pourquoi il ne quittait jamais son casque : sans doute afin qu’on ne voie pas les boules Quiès qui l’isolaient de la foule bruyante.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:16

Invariablement, tout change.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:54

Mais qui va noter les noteurs ?

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 09:17

Je note − mais si cela est bien approximatif quant aux dates et fort hasardeux quant à l’inférence logique (et vos reproches seraient légitimes !) c’est empreint pourtant (concédez-le moi, je n’ai, d’ailleurs, d’autre prétention que celle d’être un « listeur » et je préfère les catalogues aux organigrammes) d’une naïveté pure de toute trace de malveillance cynique − une bien curieuse coïncidence entre des événements majeurs ou quantitativement notoires lors même qu’ils semblent n’avoir aucun rapport : je pense aux différents mouvements de décolonisation, d’une part, et à l’augmentation exponentielle, d’autre part, du nombre d’animaux domestiques (tellement choux, il est vrai, pour certains !).

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 02:24

Il n’était que l’ombre de lui-même, puis le soleil se coucha.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 02:42

On a connu l’écriture au vitriol. Aujourd’hui domine plutôt l’écriture à l’huile d’amande douce.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 02:37

La perception n’est rien de moins qu’une réalité personnelle et la réalité, rien de plus qu’une perception convaincante.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 02:36

Nous ne maîtrisons jamais que ce qui nous était déjà soumis.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 02:16

Il avait la pensée irritée par d’urticantes doctrines et la soulageait par l’application superficielle d’apaisantes romances.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 02:18

Ne jetez plus l’eau du bain et triez vos bébés.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 02:23

La vie a quelque chose de ces longues phrases baroques, à la syntaxe approximative, qui tiennent ensemble fractures et incises, ruptures et circonstantielles, coincées entre une majuscule solennelle et prometteuse et un point minuscule, parfaitement solitaire.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 02:22

Les années pèsent mais l’oubli allège.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 02:48

Si vous parveniez à pénétrer secrètement le silence tyrannique et sacré qu’imposent les écrivains à leurs proches, ce n’est pas une terre désertée ou peuplée seulement de concepts exsangues et de lexiques sans vie que vous découvririez, mais une foule joyeuse et courtisane qui vénère bruyamment son idole, son prince aux lèvres d’or.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 02:47

On s’observe de plus en plus ; on observe de moins en moins.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 02:56

Sans nier la possibilité d’une illusion optico-tactilo-olfactive, je me permets de vous faire part d’une considération dermatosynesthésique : aux dernières heures de la nuit, sa peau, tel un piment noir, devient onctueuse et enivrante, mordorée, suave et réglissée comme un Soulages corsé.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:39

On est court par handicap et bref par défaut mais c’est du talent qu’il faut pour être concis.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 02:30

D’abord il imagine et désire mais ne doit ; ensuite il compte et jalouse mais ne rêve ; enfin il regrette mais ne peut et renonce.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:22

Rien ne sert de pourrir, il faut mourir à temps.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 02:18

Il est un pays où les pommes ont goût de fraises, où les garçons se chatouillent en pouffant, un pays où le ciel est parfois vert et parfois jaune, où les dieux lisent Marx en cachette et se déguisent en poisson rouge pour voir de l’intérieur ce qu’exister veut dire, il est un pays, me dis-tu, où l’on échange son chapeau en guise de salut et paye en baisers, en gifles ou câlins.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:17

Pile et/ou face.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 10:36

Certes, du matin jusqu’au soir et du soir au matin, jours fériés compris, très chère, ô si chère Muse ! tu m’inspires et m’animes et m’exaltes. Mais t’avouerai-je enfin, ma déesse de braise, que ce ne sont pas les mots qui montent. Que ne te méprends-tu, ce verbe désespérément lourd et mou, cette langue flasque et quasi inerte, cette vacance de la plume, asséchée, précocement stérile, ce deuil de la rime ne signent aucunement la rupture de ton charme et la mort de ta grâce. Je ne sais les vers ni les tropes mais vois comme la vie lève, je ne suis poète ni scribe mais entends le grondement qui sourd, grave et profond ; la lèvre hésite, timide, et frémit seulement, mais le flot vient, fier et ferme, énorme tyran qui moque la grammaire et convainc mâlement.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:01

Plaisir d’atteindre l’objectif visé ; joie d’être surpris par l’événement imprévu.

N’annexe pas les terres à venir.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:57

Il faut choisir, c’est fromage ou dessert, prédation ou déprédation.

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