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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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  • ARNO SABATIER
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 02:52

« Peu de temps après leur initiation mutuelle, Charles-Marie avait donné rendez-vous à Yvonne. "Viens demain matin, attends que la Lucienne elle part à la messe avec l’Odette et tu viens devant la cordonnerie." Yvonne gardait un délicieux souvenir de ce qu’elle avait vu et fait ; elle accepta volontiers. "C’est pour regarder seulement" confia le garçon, non sans piquer la curiosité d’Yvonne. »

« Le lendemain, Yvonne était au rendez-vous ; Charles-Marie l’attendait. Ils rentrèrent dans la cordonnerie sans faire de bruit et se dirigèrent vers l’atelier au fond, la porte en bois était fermée mais on voyait très bien au travers de fentes laissées par les planches mal ajointées. "Regarde !" Chacun prit sa fente. »

« Yvonne découvrit alors un spectacle ahurissant. Elle avait envie d’hurler de rire mais il ne le fallait pas et tout bien considéré cela réveillait en elle d’autres émotions aussi. Elle se redressa, se tourna vers Charles-Marie et lui sourit ; il lui mit l’index sur la bouche et lui souffla "chut..." comme elle lui avait fait la dernière fois (décidément, elle aimait bien les manières de son camarade). Ils retournèrent à leurs fentes. La vision était terrible, Yvonne pourtant, commençait à avoir une certaine culture en matière d’érotisme depuis qu’elle avait vu les photos de Gustave. »

« Oui mais là, ce n’était pas une photo, c’était comme un film mais en vrai, et avec le son. Elle étouffa à nouveau un rire excité. Il y avait Gustave allongé nu, enfin elle devinait que c’était lui, même si elle ne voyait pas sa tête, et assise sur lui, au niveau de son sexe, il y avait Andrée qui semblait littéralement possédée et gesticulait dans tous les sens. Elle lui tournait le dos. C’était regrettable pour Gustave mais c’était mieux pour les adolescents parce qu’ils la voyaient de face, danser comme une diablesse désarticulée ; Andrée et ses deux seins, énormes comme des outres à moitié vides. "Bon sang ! On dirait des panses de bœufs !" Elle sautait sauvagement et ses panses sautaient avec elle pour rebondir sur son gros ventre qui sautait lui aussi dans un furieux chaos de chairs. C’est dommage on ne voyait pas le membre de Gustave qui était complètement noyé dans la touffe d’Andrée, ah du fourrage il y en avait, du blond et du brun et qui remontait jusqu’au nombril. Elle continuait à tressauter, la tête en arrière, les seins en bataille, la touffe mal taillée. Faut dire aussi que la mère Andrée, elle devait peser son quintal. »

« Puis Andrée se leva. Yvonne découvrit alors le sexe de Gustave qui lui sembla tout petit, elle aurait aimé le voir de plus près, quand même il avait l’air beaucoup plus petit que celui de Charles-Marie, mais il y avait aussi cette bourse gigantesque, "mais combien de boules y’avait en dedans ?" Perdue dans ses interrogations anatomiques, elle sentit la main de Charles-Marie qui prenait tendrement la sienne (décidément elle aimait bien son camarade, elle aimait ses manières de jeune homme doux) et la guida doucement vers sa braguette qu’il avait pris soin d’ouvrir. Yvonne toucha son sexe, elle fut stupéfaite à nouveau par la taille de la chose. Pour sûr, elle était bien plus grosse que celle de Gustave. Délicatement elle sortit la queue de la culotte où elle devait se sentir bien à l’étroit ; elle ne put s’empêcher de l’admirer comme la première fois. Était-elle victime d’une illusion d’optique, peut-être que de près, celle de Gustave aussi était grosse. Quand même, non. »

 

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