Il est des promesses qui mentent et volent à jamais ; il en est d’autres qui donnent et donnent interminablement.
Lente et solitaire comme une aube Dense et frénétique comme un fol Tourne le jour et la vie court
Abats les murs du silence mais crains les flots du bruit.
Écrire court et vivre lentement.
Dresse-toi Au dessus de l’horizon Et prononce le nom De tous les chemins Les bateaux les voisins Mais ne dépasse pas Le faîte des filaos Des benjoins des oliviers Au pays des dieux On ne rêve jamais
J’aime les livres impatients comme les matins et les sentiers plus longs que la fatigue.
Un jour, le dernier homme à savoir tailler un sifflet dans une branche de sureau mourra ; c’est triste. Nul n’est remplaçable.
Il est moustachu pour un Bourgogne Elle est diplomate pour une bernique Je suis filandreux pour un haïkiste
Ne sommes-nous pas en train de nous perdre dans un temps étranger, trop rapide et sans mémoire ?
Il ne suffit pas de boire son Laurent-Perrier frappé et son lapsang brûlant pour être un extrémiste.
La terre se pencha sur le vide, hésita un instant puis renonça à sauter. Résignée, elle retourna tourner.
Fertile en rêves, et c’est bien, ouvert aux vents du désir, le ciel abrite nos orages et nos espoirs couleur de feu, et c’est beau. Mais aujourd’hui, honore la boue, chéris l’écorce.
Le temps fraude et je ferme les yeux.
Douterais-je ? Je ne sais.
À cinq mètres sous terre, sur la sinistre ligne 13, c’est dans le coin sombre et puant d’une librairie cradoque que l’on peut déguster le jus de prose fruité d’une lumineuse littérature à l’eau de rose.
Ne force pas les verrous de son regard, devine et accompagne.
Le soir est fatigué La nuit sera juste. Mais ce moustique.
La poésie est pauvre un souffle à peine et nue la vie pas plus.
Ne sois pas toi-même, deviens plutôt ce que tu n’es pas.
La morale ? De la stratégie sans marketing.
Nos réjouissances sont de plus en plus bruyantes et dans ce brouhaha on entend « quel bonheur ! » au lieu de « que du leurre ! ».
Tu m’as manqué dit la nuit chaque soir à la terre et l’emmène en secret oublier à voix basse ses journées éblouies et gonflées d’aventures.
Au commencement étaient le verbe et l’amour libre. Plus tard vint l’accord du participe passé.
« Ça passera » lui dit sa grand-mère, pour la consoler d’un gros chagrin d’amour. La vieille certes, avait un peu oublié pour les chagrins d’amour mais elle s’y connaissait bien en choses qui passent.
L’ignorance est le luxe du savant.