Toujours le soir finit par tomber. Tombent aussi les masques à la faveur de l’aube recommencée, et tombent encore les organes, lourds comme le renoncement consommé.
Le désir a des ailes. Mais le cul gros aussi et le cerveau étroit qui le rendent pataud, fier et lourd à la fois.
Tu tiens combien de temps sous l’eau sans parler ?
Voilà bien trois heures que ce papillon de nuit − un Noctua pronuba, me semble-t-il − s’agite, telle une comète disgracieuse, autour de ma lampe. Trois longues heures d’une vie qui n’en comptera pas plus de quarante-huit ! Comment peut-on manquer à ce...
Abrutir les élégantes.
Égriser les rustres.
Tournoiement illisible Oiseau trop bavard Message incompris
Le crapaud tout énamouré de sa crapaude pustuleuse s’émerveille de ses facétieux et gluants crapoussins. Admirable leçon de tolérance esthétique !
Ton regard pour horizon. Ton sourire pour voyage. Ta main pour compagne.
La nature, lente et massive, semble copier l’homme, et s’énerve et gesticule.
L’avenir n’est pas devant nous, parce que ce n’est pas un espace, mais un souci.
Ne pleure le soleil ; ne mendie la lune. Chante le feu et danse la paix.
Remonte le vent quand tu pars, car les retours, souvent, sont moins joyeux et plus fatigués.
Et chaque nouvelle nuit la nuit patiente encore amoureuse lente au sourire bleu et redit au jour son secret sourd lors d’une veille sans loi. Et chaque nouveau jour le jour agile toujours amoureux preste au sommeil infidèle revit avide et divin comme...
Grandes surfaces ; petites profondeurs.
Rhétorique du plein-emploi Prix unique du tiers-état Ta tunique me tralala.
L’homme est un animal social. La société est une fiction humaine.
Il faut choisir, c’est fromage ou dessert, prédation ou déprédation.
Plaisir d’atteindre l’objectif visé ; joie d’être surpris par l’événement imprévu. N’annexe pas les terres à venir.
Pile et/ou face.
Rien ne sert de pourrir, il faut mourir à temps.
On est court par handicap et bref par défaut mais c’est du talent qu’il faut pour être concis.
Sans nier la possibilité d’une illusion optico-tactilo-olfactive, je me permets de vous faire part d’une considération dermatosynesthésique : aux dernières heures de la nuit, sa peau, tel un piment noir, devient onctueuse et enivrante, mordorée, suave...
D’abord il imagine et désire mais ne doit ; ensuite il compte et jalouse mais ne rêve ; enfin il regrette mais ne peut et renonce.
On s’observe de plus en plus ; on observe de moins en moins.