On nous annonçait le clash des civilisations et c’est la civilisation du clash qui vient.
D’un côté la réaction, haineuse et fate, de l’autre la démagogie, flatteuse et moite. Entre les deux, le fil du rasoir.
Bien sûr, gros nigauds, que les choses parlent ! Et rien là de bien mystérieux, elles parlent parce qu’elles ne sont pas des choses – vérifiez vous-mêmes : table, bois flotté, cabri massalé… – mais des mots !
La caresse répare le corps, elle honore la main.
Les génies pour inventer ; et nous pour copier – différemment.
Dire encore et risquer de se répéter ou bien se taire et désoler la langue.
« J’ai mes règles, hurla Grammaire irritée, alors parlez mieux ou je vous corrige ! »
J’habite une évasion et je veille bien toujours à tailler ras les racines qui me poussent.
Si Dieu existait, croirait-il en l’homme ?
Chaque époque a ses mots, et ses idées peut-être ; aujourd’hui, c’est le faire-ensemble. On doit vivre ensemble, construire ensemble, agir ensemble… Allez, encore un effort et on va finir par coucher ensemble.
Si tu dois être terre à terre, sois-le subtilement, le cœur ouvert au vent de la vie et si tu veux planer, que ce soit au ras des pâquerettes, des marguerites et des coquelicots sauvages.
Moi je trouve ça plutôt sympa de se faire siffler, dit Chihira, et, soulevant son tailleur pour encourager ses admirateurs, l’hôtesse androïde leur montra un bout de microprocesseur et quelques fils de cuivre.
Je suis végétarien, non-violent et j’ai la peau douce mais j’ai aussi un côté très requin : je ne peux pas vivre si je reste en place.
Faut vraiment pas être très malin pour regarder les trains passer. Regarder une balle de tennis aller et venir, c’est quand même autre chose.
La vertu est rebutante et le vice, séduisant. Quelle poisse ! Il y avait une chance sur deux que ce soit l’inverse.
49-3. Victoire du PS avec un score à faire pâlir l'OM.
Les apparences sont trompeuses, elles peuvent cacher des faux-semblants.
La terre et sa couverture d’émeraude, les filles et leurs cheveux rouges, la bière et ses reflets rubis ; l’Irlande a une drôle de palette.
Si on les avait appelés Claude et Robert Dupicq, je me demande si l’on aurait autant parlé du Chik réunionnais et du Zika polynésien.
Déconvenue féconde, la terre est ronde et le monde abonde.
Cheese cake ou Irish coffee, j’hésite. Oui, parce qu’il est important de mesure garder.
On apprend peu. Une seule vie, ce n’est pas assez. On se baigne toujours dans le même marigot.
Les liens font le lieu, non l'inverse.
Elle traverse l'existence en apnée sentimentale. Ça lui fait une grosse poitrine, mais un tout petit cœur.
Le filaos, léger et délicat, envie le vol élégant du paille-en-queue : « je saurais bien faire l'oiseau, moi aussi, sans ces racines grossières qui m'enchaînent et me condamnent à n'être qu'un mauvais parasol pour peaux d'enfants ingrats ».