Le rêve est spectaculaire mais sans œuvre.
Trop de livres Et pas assez de mots Les choses se taisent.
J’ai des envies goulues de rien - si je puis dire. Et je ne suis pas facilement rassasié.
Le sac léger fait le voyage long et les souvenirs bénins portent plus loin.
Deviens ce que tu es mais sache que tu es aussi ce que tu n’es pas, ne sois pas seulement ce que tu sais ne pas devoir ignorer mais ignore encore ce que tu dois ne pas pouvoir être et, si tu ne peux voir ce que tu sais ne pas pouvoir devenir, alors respire...
Et que savent-ils de l’enfermement ceux qui lisent « pour s’évader » ?
Il est un pays proche que l’on ne peut atteindre comme une ombre fidèle qui toujours se refuse mais jamais n’abandonne s’il a des airs de rêve son peuple est de chair et ses mots sonnent.
L’élève : Pourquoi ? Le maître : Quoi ? Le chat : On dit comment.
Mes mots sont les éclats d’un être dont je ne suis que le rêve.
Le vent sait être léger avec les promesses du soir ; la mer seulement, peut la fidélité.
Je serais toi, je crois que j’écouterais davantage ce que je pense que tu crois que ce que tu crois que je pense. C’est juste un conseil, je te sentais indécis…
« Désobéissez ! » ordonna-t-il.
La solution rarement résout et souvent dissout.
Tous ces matins blancs oubliés dans le tiroir du bas Mais le sel du temps et le drap des corps Parce que le creux de la main réveillée Porte loin le geste, loin devant l’attente
C’est la même absence d’imagination qui éloigne et rapproche autrui : il est celui dont je ne peux me figurer les rêves et les pensées que très approximativement ; il est celui dont je répète, très ordinairement, les rêves et les pensées très ordinai...
Dé-faire avec art, sans paresse ni départ.
L’imagination irrigue le réel, l’illusion l’assèche.
Je rêve de livres pyramidaux ou sphériques impossibles à empiler.
Le silence – comme une ruse du sens – donne à entendre le souffle du monde que couvre le son des mots.
Certains, assez nombreux, ne vous écoutent pas même quand vous parlez fort. D’autres, plus rares, vous écoutent avec attention même quand vous ne parlez pas.
Ma voisine est une preuve vivante que la mondialisation est un mythe : elle porte des pataugas, écoute Mireille Mathieu et dit ne pas aimer les pizzas – elle prononce [pisa].
Quand je me lève la nuit pour grignoter un carré, tout petit carré de chocolat, je n’allume pas la lumière. Je me dis que dans le noir, les lipides passeront inaperçus.
Solitude, ma belle, comme tu es volubile.
Qu'est-ce que j’peux faire ? j'sais pas quoi faire, se lamentait une éphémère qui commençait à trouver le temps long.
Bien décidé à lutter contre ce monde technique, froid et sans mémoire, plein d’écrans et de plastic, je décidai de repriser moi-même ma chaussette trouée. Ayant oublié la procédure, j’interrogeai Google qui m’envoya sur YouTube visionner une courte vidéo...