Au creux de tes rêves sécurisés tu prépares tes prochaines odyssées héroïques.
Tes mots terribles, aux effets très spéciaux, sans pitié, nous kidnappent.
Allez ! le réel se passera bien de nous.
La révolution attendra.
Au creux de tes rêves sécurisés tu prépares tes prochaines odyssées héroïques.
Tes mots terribles, aux effets très spéciaux, sans pitié, nous kidnappent.
Allez ! le réel se passera bien de nous.
La révolution attendra.
avoir le dernier mot
vs
donner le premier silence
Au quotidien - petit cul.
Et avec respect - petit air (de rien).
L'humanité : qu'elle soit moins l'histoire d'une aventure qu'une aventure de l'histoire.
Le premier mot est un appel ; le premier don, un accueil.
Pourquoi cette méfiance, je ne t'aime pourtant pas ?
Pourquoi cette haine, je ne t'ai rien donné ?
quand l'énergie cinétique tend vers zéro et l'énergie potentielle vers l'infini
quand le réel se dilue dans le possible
quand le temps se contracte dans l'instant quasi éternel
quand le silence englobe toutes les bibliothèques
quand le destin retient son souffle
quand le monde entier cesse de s'agiter et attend
quand il attend que la lumière de ton sourire relance les gestes et ravive les mots
les gestes et les mots
Elle est curieuse cette idée que l'on quitte le langage quand l'on va aux choses.
Si l'on vient à rencontrer une chose que l'on ignore, on demandera d'abord : « qu'est-ce que c'est ? », et son nom, donné en guise de réponse, nous satisfera.
Être n'est pas avoir, et, c'est acquis, nous ne sommes pas ce que nous avons.
Mais exister, c'est-à-dire devenir, ce n'est pas être non plus. Car être c'est avoir le temps, ou croire pouvoir le posséder.
Alors : « n'aie ni ne sois, deviens ».
- Qui suis-je ?
- Mais tu es toi voyons ! (rires)
Et Ontologie remercia Grammaire, qu'elle trouvait beaucoup plus sympathique que Théologie.
Qu'on l'accélère ou le ralentisse, qu'on l'infléchisse ou le retienne, bref qu'on le prenne et le donne. Voilà bien ce qu'il doit attendre.
Au lieu de cela, le plus souvent, on le perd, on le laisse passer.
Alors, résigné, il passe.
Le temps.
Ô temps, suspends ton vol, sans effraction et sans violence, certes, mais qui ne nous laisse pas même la peau sur les os.
Non pas l'excès en mesure, mais la mesure excessivement.
La pénombre apaisée du retour, pour gommer et flouter, et parler à voix basse dans la confiance du coton.
Mais le matin qui revient.
« Le soleil se lèvera à 5h47 » (monsieur météo)
Pas de cathédrales sans prières, pas de prières sans cathédrales.
Cela étant, un bon architecte n'a pas nécessairement la foi ; un bon croyant peut ne pas être géomètre.
Le filaos, léger et délicat, envie le vol élégant du paille-en-queue : « je saurais bien faire l'oiseau, moi aussi, sans ces racines grossières qui m'enchaînent et me condamnent à n'être qu'un mauvais parasol pour peaux d'enfants ingrats ».
Elle traverse l'existence en apnée sentimentale.
Ça lui fait une grosse poitrine, mais un tout petit cœur.
Les liens font le lieu, non l'inverse.
Le réel n'est pas le masque du vrai, il en est le visage, ridé et expressif, souriant ou pluvieux.
Dans la vie, c'est comme au cinéma, nombreux sont ceux qui quittent la salle assommés par le mot fin, à l'affût du programme de la semaine suivante.
L'infini n'est pas habitable.
Lui manque les limites qui finissent et définissent ; lui manque le début et la fin qui donnent sens ; lui manque les bornes qui donnent lieu.
Durer, ce n'est ni perdurer ni indurer, c'est devenir, c'est-à-dire passer et transmettre
Ton odeur de printemps
Ta présence océanique
Ton sourire tellurique
Si légère et si forte
Es-tu réelle ?
J'ai bien poivré ton concept, mais l'hiver - avec superbe (ce petit con, je l'aime bien) - nous a essoré les reliques.
Ta voisine avait prévenu pourtant, il coupe les tranches trop épaisses, le margoulin.
Restent un verre à pied et trois tonneaux.
La météo attendra.
La République survivra.
Dieu est mort, la Science est suspecte, la Morale obsolète, la Culture beaucoup trop chère.
Heureusement il nous reste le pôle Nord.