Il bronze mais ne fronde pas, l'homme moderne.
Il bronze mais ne fronde pas, l'homme moderne.
Elle fond mais ne sombre pas, la banquise.
Joyeux Carrefour.
Résoudre sans dissoudre.
Préserver sans réserver.
L'homme, animal rationné ?
Voilà qui serait rationnel, peut-être, raisonnable, assurément.
La lenteur de l'écriture est proche de celle de la pensée.
Les paroles sont trop vites.
Cesse de dupliquer, invente.
Il y a dans la passion de l'origine l'illusion tragique que s'y loge la vérité en sa pure authenticité.
Et l'on convoque l'histoire et la somme de nous révéler enfin le vrai commencement, afin de chasser, titre de propriété dûment certifié par la science en main, les occupants tardifs et illégitimes.
La mer, souple et rétive, nous apprend la beauté du refus - infatigablement.
1 couple sur 3 divorce. C'est bien triste, mais c'est surtout très stupide car le remède est simple.
Puisque c'est elle que nous désirons toujours, in fine, eh bien épousons-la la femme du voisin ou celle de notre meilleur ami, mais avant eux.
mais cessez donc de pondre
décédons décroissons.
C'est assez, vous voyez, bien assez
nous voilà tout tassés
coincés et déboisés.
Un
Deux
Un swing
Une dose
Ta coupette
Mon concept
Un sac de nœuds
Une glande aqueuse
Ton piano à queue
Ma carence en plomb
Le moral des ménages
Les morues déménagent
Les intestins du défunt
Ses deux reins et tous ses biens
Le souffle de mes mots aillé
La courbe de tes craintes ocrée
Une culasse deux oignons trois jumeaux
Dix petits piments et l'addition
Le pouvoir d'achat la prime à l'emploi
Le temps qui s'en va la vie qui m'échoit
Tes chèques en bois ta dent en or dur comme fer
La question noire le bleu du ciel blanc comme neige
Les renoncules en joie les matricules en feu
Les cénobites amorphes les impétrants raidis
Or donc cé qu ef dé toi aussi tu t'es sucré
Sucer n'est pas cramper saucer si ça c'est tremper
Ton pic à glace ta clé à pipe mon pli urgent et puis
Ma joie de vivre les gens du d'ssus le jus d' carotte aussi
Sous la croute apaisée de nos usages convenus grouillent
comme autant d'immondes asticots avides
les pulsions débraillées de nos haines ordinaires.
La cohérence n'est pas dans l'unité ni la rigueur.
Écoutez bien le mot : il parle de dérives partagées, d'aventures douloureuses et tendres à la fois. La cohérence est tout en clins d'œil complices, en rondes d'adultes innocentes, elle est tissée de chemins échangés.
Comme une errance amoureuse.
Le mauvais acteur sur-joue. Le mauvais tuteur sur-veille.
Idéaliser le réel et réaliser l'idéel.
Je ne te reconnais plus
‑ Qui es-tu ?
‑ C'est toi que je hais ?
‑ Tu ne m'aimes pas un peu ?
‑ Même pas un peu.
‑ Tu étais ma neige...
‑ Tuer tes manèges.
Tu ne perds rien pour attendre, probablement, mais tu ne gagnes rien non plus.
Alors n'attends pas et goûte.
La mort est un échec pour la médecine technoscientifique.
Fort peu rentable de surcroît.
On tâchera d'y surseoir, sine die.