Merci de ne pas colmater la fuite du temps.
La force de Coriolis joue-t-elle sur le sens de giration des poissons rouges dans leur bocal ?
Combien de mauvais livres, exhibitionnistes, vous délivrent tout, tout de suite ; c'est trop court.
Mais le sens pourtant, n'aime pas les détours symboliques et se donne là, dans l'éclair sans passé.
Combien de mauvais livres, autoroutiers, vous capturent interminablement ; c'est trop long.
Mais le sens pourtant, demande du temps et se donne là, dans le cheminement.
L'ailleurs est loin et difficile d'accès.
Heureusement, cela évite une migration massive et une déception profonde.
Où es-tu toi dont l'oubli ne veut pas ?
Les faits seraient têtus ?
Ils sont surtout bavards et dociles.
L'amour, ordinaire et prévisible.
La haine, singulière et inventive.
Le chat.
Exhibition souveraine de l'absence.
Il serait bon que la défense du local ne vire pas à la promotion du bocal.
Il faut, pour comprendre ce que l'on a d'unique, cesser de se croire unique.
Le secret est comme une privatisation de la parole.
Privée de public, la parole ne secrète plus rien de sain.
Est venu le temps d'une critique de l'irraison économique.
La vraie vie n'est, somme toute, pas très excitante.
Ce n'est pas comme une bonne partie de métaphysique transcendantale avec les potes.
Le style, ce n'est pas une manière d'être, c'est une façon de paraître.
S'assurer que l'imprévu ne sera ni résorbé ni encadré.
La pensée unique est à juste titre souvent dénoncée.
Refusons aussi, avec détermination et vigilance, la pensée linéaire, celle qui imagine le cours des choses comme un docile enchaînement de causes et d'effets.
Qui suis-je ?
Qui sommes-nous, devrait-on dire ?
Parce que le je est moins singulier que pluriel, mais aussi, parce que l'être est plus relation que substance.
Sanctuariser, c'est aussi ghettoïser ; tout dépend du point de vue : dedans ou dehors.
Ma vie, en clair-obscur, sauce aigre-douce.
Rien de plus salutaire qu'une crise des évidences.
À condition de ne pas l'expliquer - évidemment - par quelques causes très nécessaires et prévisibles.
Vivre, c'est une chose. Exister, c'est une autre histoire.
Une histoire, justement, qu'il faut raconter et qui doit être écoutée, faute de quoi, on n'existe pas.
Une cellule psychologique pour aider ceux qui ont subi le traumatisme de l'existence.