L’existence est un incroyable château de cartes inversé.
L’existence est un incroyable château de cartes inversé.
Pour une raison que je ne m’explique pas, j’ai cessé de chercher, avec le temps, à comprendre pourquoi je ne cherche plus à tout expliquer.
Ton sourire
comme un soleil rémanent
éclaire
jusqu’aux lointains matins
mes longues nuits incertaines
Quand partir ?
À peu près respectés, mais très imprécis sont les horaires de la vie.
Où aller ?
La vie est assez mal indiquée.
Économie de tendresse.
Le développement durable a bon dos.
Philosophe, soigne tes pieds !
Il est difficile de ne pas finir comme on a toujours commencé.
Plus difficile encore de ne pas recommencer comme on a toujours fini.
Lorsque le sage montre la lune, l’idiot y va.
Assis sur un banc, sa vie à ses pieds comme un chien mou et patient, il avait fini par ne plus s’étonner de ce que son existence, cet inconcevable montage de nerfs, chiffres, rencontres, soumissions, rêves, cellules…, tienne encore debout, lors même que chaque seconde déjà vécue avait été grosse des plus épouvantables et très probables cataclysmes.
Était-ce la chance, l’adaptation ou la sérénité ?
Lorsque la lune montre son idiot, le sage prend son pied.
Il avait les lèvres épatées, le nez crépu et les cheveux lippus, mais ce qui surprenait surtout, c’était ses ridicules oreilles décollées.
Lorsque le sage monte la lune, l’idiot se met le doigt dans l’œil.
Conjugalité.
Dangereuse conjugaison de jeu et de joug.
Lorsque le doigt lune le sage, l’idiot soigne la luge
Impossible de me souvenir
Pas pensé à noter
J’espère que ce n’était pas important
J’avais un truc à faire ce soir
Ça je me le rappelle bien
Lorsque la lune fait un doigt au sage, l’idiot regarde sa montre.
Séduire, c’est vendre avec de grands gestes mais à petit prix un produit surévalué que l’on ne possède pas.
Lorsque le sage montre la lune du doigt, la lune se sent visée – l’idiote.
Le dogmatique : accroché à sa thèse comme un pendu fidèle, il décrète une pensée que la vie a quittée.
Lorsque l’idiot montre sa lune, le sage regarde où il se doit.
Les traces s’effacent
Il faut céder la place
Heureux celui qui danse
Dans l’innocence de l’oubli
Lorsque le sage tend le doigt vers le soleil, l’idiot regarde le soleil.
Lui : Bonjour…
Elle : Bonjour…
L’Ange : Ne faites pas attention, je ne fais que passer.
Eux : Euh…
Le Beau-frère : Il est nul ce texte ; en plus j’ai pas envie de jouer le beau-frère. C’est toujours gros et alcoolique un beau-frère.
Dieu (impérial) : Je suis celui qui est.
Lui (ému) : Quelle émotion !
Elle (redoutant le retour de l’ange) : C’est vous le héros ?
Le Beau-frère : Je préférerais jouer l’Ange.
Elle (persuasive) : Il ne repassera plus par là.
Eux (collectif) : De dieu !
Dieu : Euh…
Lui (retourné) : Quel verbe !
Elle (divine) : Tant pis pour l’Ange ; je rentre.
Eux (mécréants) : Moi aussi.
Rien ne sert de couvrir, il faut sortir à point.