Je vous prie de bien vouloir excuser ces prières obséquieuses et ces excuses plaintives, je n’ai malheureusement pas les moyens – et le désir le plus ardent est ici vain et stérile − de vous envoyer chier.
Humblement,
Votre toute petite chose.
Je vous prie de bien vouloir excuser ces prières obséquieuses et ces excuses plaintives, je n’ai malheureusement pas les moyens – et le désir le plus ardent est ici vain et stérile − de vous envoyer chier.
Humblement,
Votre toute petite chose.
Ta madeleine dans ma tapenade
Mon idiosyncrasie dans ton synopsis
La vie est un petit film plein d’accessoires
Le théâtre n’est pas moral, il ne nous dit pas ce que l’on doit faire, il nous montre ce que l’on pourrait être.
Les jeunes masseurs-kinésithérapeutes tombent, eux aussi, parfois, amoureux.
Il n’est même pas certain qu’ils se relèvent plus souplement.
Pas aisé de comprendre qu’il y a plus de surprendre que de prendre dans le comprendre.
J’habite un sursis.
J’ai un peu décoré.
C’est précaire mais pas insalubre.
Partie pour un tour du monde par l'ouest.
Je fonce plein est.
La nuit ne tombe pas, elle sourd du dedans et s’épand.
Et le jour ne se lève pas, il tombe du dehors et s’impose.
La grande leçon d’herméneutique constructiviste du Laboureur et ses enfants
Il y a l’absent qui a toujours tort − et c’est bien fait pour lui.
Mais il y a l’absent aussi qu’on loue. Habile manière, cyniquement charitable, de dénoncer son interlocuteur – concurrent trop présent.
une BARQUE − ta bouche
fragile.et.audacieuse
[[qui réconcilie les horizons qui réconcilie
ton monde
une FÊTE − ton sexe
sauvage.et.fraternel
[[qui moque la grammaire qui moque
ton nom
un POÈME − ta main
élégante.et.joyeuse
[[qui ignore les déserts qui ignore
ton monde
un PAYS − ton pas
agité.et.rythmé
[[qui invente des villes qui invente
ton nom
une AMIE − ton ombre
discrète.et.infaillible
[[qui décore les absences qui décore
ton nombre
En surcharge pondérale et ils ne parlent que de planer.
Mais qu’est-ce qu’ils mettent dans leurs pop corn ?
Le jeu du nous
le je sans joug
le sang des joues
le nœud des gens
Mes souvenirs sont là, non pas dedans dans ma mémoire mais dans les reflets de la ville, dans le silence des nuits, non pas dans ma mémoire mais dehors dans le souffle de la mer, dans la fraicheur de la montagne.
Ils sont là mes souvenirs, vivants et présents, dans le sourire de l’étrangère qui toujours te ressemble un peu.
Amour en solde.
Tout doit partir.
Nouvelle collection le 15.
La joie est œuvre.
L’odeur délicate, le sourire paternel, le verbe enluminé, le geste arrondi.
N’étaient ces perles poisseuses suintant le long de sa molle échine, le charognard masquerait assez bien l’avidité sordide qui le maintient en vie.
Mystère de l’idée qui toujours vient d’ailleurs et toujours nous échappe.
Elle demande juste un mot pour un instant la porter.
En échange de quoi, elle nous offre la lumière et le désir.
Pour un instant.
Je vous prie, Monsieur, de bien vouloir recevoir mes salutations épicées, ma trottinette aux échalotes, mon ex beau-père toutes options, mon asymptote nécrologique, mes bacchanales mi-cuites, mon agrément encalminé, mon vice de forme bien fagoté, ma déception spongieuse, ainsi que mes récalcitrantes expectorations.
que devient-on
quand on s’en va ?
qui reviendra
après l’hiver ?
la vie demain
qui me la dit ?
j’envie le vent
qui n’attend rien
L’architecture est l’art de choisir ses fondations.
Sur l’oubli, matériau économique, on construit du rapide, léger, aérien. Conseillé pour les insatisfaits chroniques ; peut donner le tournis.
Sur la mémoire obsessionnelle, matériau quasi inaltérable, on construit du bourgeois, structuré, patriote. Conseillé pour les revanchards sans audace ; peut provoquer la constipation.
On peut aussi fonder sur le souffle du rire ou la patience du ressac, sur l’énergie du départ ou la générosité du chemin…
que gagne-t-on
quand on prend tout ?
qu’a-t-on perdu
si tout nous manque ?
J’ai renversé mon encrier.
Mieux que Rorschach, plus que Michaux : ton grand sourire tout étonné.
− Qu’est-ce que je fais là, en noir et blanc, sur ton bureau ?
− Tâche de ne pas sécher que je trempe ma plume, que j’écrive un traité de métaphysique liquide qui sente le baiser au pain grillé.
Depuis deux jours, je l’entends bien, mon voisin creuse.
Je n’arrive pas à le surprendre mais il creuse dur,
Comme un tunnel dedans mon crâne, un long tunnel.
Demain ou dans trois jours, il y sera, l’imbécile
Mais il n’y aura plus rien.
Je vais tout vider et tout cacher derrière la porte de son salon.
Il ne saura que penser, l’imbécile, d’un cerveau vide.
Jamais le vent ne se fatigue
Jamais le soir ne vieillit
Jamais la lune n’espère
Jamais le chemin ne renonce
Et toujours les enfants préfèrent la confiture de fraise à la purée de navet.