C’est bien la peine de grimper si haut, babouin, pour n’avoir pas de culotte.
J’avance casqué, a dit Descartes, (contrairement à ce que la tradition a retenu), sachant bien qu’il avait plus à craindre des matraques du pouvoir que du pouvoir des virus.
– Les films sont trop longs, ils m’ennuient. Je rêve d’un film au format haïku. – Ah mais ça existe, ça s’appelle une photo.
Ce qui est étonnant, ce n’est pas que le monde soit une illusion incroyablement réaliste, c’est que cette illusion agisse réellement. Elle gratte, elle désaltère, elle fait rire et pleurer, elle sent et fait du bruit, elle excite ou agace ou émeut, elle...
Dites-moi, est-ce que quelqu’un a des nouvelles de Benjamin ? Et Nicolas ? Non. François ? Non plus ?
Allez, admettons, un dieu existe. Pourquoi ne partagerait-il pas alors notre goût pour les films catastrophe ? Si tel était le cas, il serait très impressionné, j’en suis sûr, par ses inventives petites créatures.
L – Un plan Q, T OK ? G des atouts, du XXL et C pas D faux. Alors, on joue ? MOI – Avec plaisir, j’ai toujours été, moi aussi, plus lettres que chiffres.
Nos traces elles-mêmes ne nous ressemblent plus.
Parler, c’est crier moins et cesser de violer. Mais alors comment dominer, attaquer ou blesser ? La parole, encore, fait cela très bien.
Mais à qui doit-on le système binaire, vrai faux, dedans dehors, amour haine, c’est quand même un peu plus compliqué ? C’est soit un crétin soit un demeuré.
Bon sincèrement, cette histoire de résurrection est invérifiable et, selon moi, ne prouve rien. En revanche, il m’est difficile de ne pas imaginer derrière la fève de cacao et ses usages divins (ovoïdes, campaniformes, hélicoïdaux, lagomorphes...) une...
Pas facile de s’endormir, impossible de s’ennuyer ; ça bavarde beaucoup dans ma tête.
– Dis donc viens ici toi, montre-moi ce que tu caches dans ta main. Mais dis-moi, c’est un coronavirus. – Oui, mais je ne lui fais pas de mal. – Bon alors ça va, espèce de petite chloquine.
Sauf peut-être dans les livres, on ne finit jamais une histoire. Partir, oublier ou mourir sont autant de façons d’inachever son œuvre.
Donner n’est pas simple, on ne donne la parole, ainsi, que si l’on donne aussi son écoute.
L’après-midi, moite et languissante, fatiguée d’être, traîne et tarde à passer.
Si je me meus Tu te tais Quand tu t’es tue J’étais nu Si tu te tues Je me mue Quand tu tentais Je mentais Quand je matais Tu tâtais T’étais têtue J’étais ému J’aimais tes ‘mais’ T’aimais mes ‘tu’ ?
L’absence répare ce que la présence abîme. La belle imposture.
Fatigués de piller, on gaspille.
Les révolutions valent – et c’est souvent inestimable – pour ce qu’elles permettent et entraînent, pas pour ce qu’elles sont. Comme le caillou jeté dans l’eau, il fait plouf bêtement et coule lourdement, mais il laisse derrière lui de belles ondes durables...
Les routes sont inertes et raides, usées jusqu’à la mort par le passage répété et indifférent de mécaniques déprimées quand les chemins sont indociles, ivres de vie, changeants, au gré du soleil et du vent, gribouillés des traces encore chaudes de fuites...
L’artiste, ce modèle inimitable.
– J’ai envie de vivre ma vie, moi ! – Chouette, j’ai craint un instant que tu veuilles vivre la mienne.
Moi qui cherche vainement à attirer l’attention des lecteurs depuis des décennies avec des mots secs et des petits textes, une idée me vient à l’esprit. Et si je partageais une petite vidéo…
À qui la doit-on cette belle idée d’avoir fait le ciel bleu ? Rouge, ça nous aurait vite excités, vert, ça aurait perturbé les oiseaux incapables de retrouver leur nid, rose, la droite y aurait vu un complot médiatico-juridico-théologique et blanc, c’eût...