Le monde est fait de verbes. L’entendement ajoute des substantifs et l’imagination, des adjectifs. (Merci au petit vicieux qui a ajouté les participes passés.)
Fonte des glaces et diminution des charges patronales, disparition des langues et réduction sur les écrans plats. Pour un alter-minimalisme.
– T’es beau comme un dieu, me lança-t-elle méchamment, pensant probablement à Héphaïstos le boiteux, Priape le difforme, Bès le nain aux bras trop longs ou Hanuman, le dieu-singe aux mâchoires monstrueuses. – Suis beau mais pas naïf, marmonnai-je.
Il y a quelque prétention à nommer absurde une existence simplement insignifiante.
Je n’ai jamais pu me résoudre à n’être qu’une variable d’ajustement, je suis juste une équation complexe aux inconnues nombreuses. J’ai renoncé à me calculer. Je suis sans solution – et ce n’est pas du second degré.
Il faut beaucoup d’inconséquence pour jouer le poète alors que tant d’enfants meurent de faim et au moins autant d'arrogance pour faire le philosophe lors même que l’on manque de plombiers.
Que le chiffre est chiche, et acéré pourtant, quand la lettre est espiègle, ronde et festive aussi.
L’ange est trop léger et trop lourde la bête. Selon mes calculs, le poids idéal du monstre humain est 75 kg.
Abri confortable, cellule d’isolement, antichambre féconde, point de vue stratégique, exposition pénible, partage du sensible, il est tout cela et plus encore, le silence.
Profite de ta jeunesse. (Mais évite la BNP – trop risqué – et le livret A – sans intérêt.)
La distanciation sociale, c’est la revanche des presbytes.
C’est facile de voyager en Afrique du Sud car 2 Rands valent à peu près 1 Franc. Inutile de réviser ses tables, une bonne mémoire suffit.
N’attends pas. La lâcheté a des airs de patience.
S’il fallait voter, je préférerais le manque à l’excès de sérieux, la futilité à la suffisance, voire la frivolité – et je suis très sérieux.
Va sur AdopteUnBlogueur.com Choisis-en un, lis-le un peu et like-le beaucoup. (On raconte – mais je ne peux le croire – qu’au bout d’un certain temps, ceux qui ne sont pas adoptés ou trop peu likés sont euthanasiés.)
« J’aime bien la Terre ; ça manque de tapis roulants et les mandarines ont trop de pépins mais la vue sur Vénus est imprenable. »
Bien malgré eux, les jeunes Français auront appris un nouveau mot pendant ce confinement. Et ils n’ont pas fini de l’entendre. – P’pa, est-ce que je peux sortir ce soir ? – As-tu un motif impérieux ?
La danseuse au nénuphar Le saxo et sa fanfare Mais la star c’est le cafard
Envie ni n’oublie, rature et vis.
Chantez car il est plus aisé de se protéger de la pluie avec un parasol que du soleil avec un parapluie.
D’où nous vient ce goût pour le même quand tout, autour de nous, dissemble et diffère pour notre plus grand plaisir ?
L’errance des embruns, la cadence des galets et le vague des âmes, l’écume pérégrine, le sillage des jours et la fugue des ors. C’est l’effet mer qui ne cesse de passer – durablement.
Les voyages sont assurément formateurs. Les retours, surtout. À chaque fois que je rentre, je dois me replonger dans le manuel d’utilisation de la machine à laver le linge… ça rend modeste.
La vie est un formidable terrain de jeu ; alors pourquoi nous donnons-nous tant de mal à en faire un parcours fléché ?
Le bonheur nous va bien ; comme un habit du dimanche, on devrait en prendre soin.