C’est facile de voyager en Afrique du Sud car 2 Rands valent à peu près 1 Franc. Inutile de réviser ses tables, une bonne mémoire suffit.
N’attends pas. La lâcheté a des airs de patience.
S’il fallait voter, je préférerais le manque à l’excès de sérieux, la futilité à la suffisance, voire la frivolité – et je suis très sérieux.
Va sur AdopteUnBlogueur.com Choisis-en un, lis-le un peu et like-le beaucoup. (On raconte – mais je ne peux le croire – qu’au bout d’un certain temps, ceux qui ne sont pas adoptés ou trop peu likés sont euthanasiés.)
« J’aime bien la Terre ; ça manque de tapis roulants et les mandarines ont trop de pépins mais la vue sur Vénus est imprenable. »
Bien malgré eux, les jeunes Français auront appris un nouveau mot pendant ce confinement. Et ils n’ont pas fini de l’entendre. – P’pa, est-ce que je peux sortir ce soir ? – As-tu un motif impérieux ?
La danseuse au nénuphar Le saxo et sa fanfare Mais la star c’est le cafard
Envie ni n’oublie, rature et vis.
Chantez car il est plus aisé de se protéger de la pluie avec un parasol que du soleil avec un parapluie.
D’où nous vient ce goût pour le même quand tout, autour de nous, dissemble et diffère pour notre plus grand plaisir ?
L’errance des embruns, la cadence des galets et le vague des âmes, l’écume pérégrine, le sillage des jours et la fugue des ors. C’est l’effet mer qui ne cesse de passer – durablement.
Les voyages sont assurément formateurs. Les retours, surtout. À chaque fois que je rentre, je dois me replonger dans le manuel d’utilisation de la machine à laver le linge… ça rend modeste.
La vie est un formidable terrain de jeu ; alors pourquoi nous donnons-nous tant de mal à en faire un parcours fléché ?
Le bonheur nous va bien ; comme un habit du dimanche, on devrait en prendre soin.
Perdre, c’est parfois se trouver et se perdre, parfois trouver. Comme elle est facétieuse, la langue.
Le mot voile la chose alors vêtue elle ose et sort.
Les bougies, le Margaux, les violons, bon. Mais le rôti d’abord ou le jambon ? Ce s’ra un lapin, posé au couillon.
Comme il y a une médecine d’urgence, il y a une écriture d’urgence, tout en abandon et en confiance – loin du Gaffiot, loin du Vidal.
Si j’avais le temps j’apprendrais la patience.
Le poète nous en fait voir de toutes les couleurs mais, quand il broie du noir ou voit la vie en rose, souvent, la page reste blanche.
Un refuge confortable pour bavards froussards et fats, la philosophie ? ou peut-être une zone sanctuarisée pour protéger les derniers locuteurs d’un idiome voué à disparaître ? ou peut-être pas ?
Je te ferais bien taire parfois, langage, mais je me méfie des promesses du silence autant que je crains l’ennui du bruit.
Est-ce ma faute à moi si vertu rime avec cul, si balcon et flocon riment avec con, si Aphrodite, Judith et pépite riment avec bite ?
Comme nous sommes joueurs ! Nous nous précipitons sur un mur épais, trop poisseux pour chuter, trop perfide pour être franchi, qui de surcroît, ne nous sépare de rien ! (Quoique très essoufflé, j’en ris encore).
Il faut donner du sens, répète-t-on, à ce qui en manque. Bien. C’est généreux. Mais les réserves ne sont pas inépuisables et nous produisons peu.