Choisis bien ta place selon que tu aimes être applaudi ou préfères comprendre.
Et l’aube offre, chaque matin, un jour neuf et peuplé, blanchissant d’abord sa toile noircie d'excessifs abandons et d’errances inavouées, pour l’animer bientôt d’infinies nuances, implacablement.
Comme un satellite, fidèle et solitaire.
Comme un astre envié, superbe et intouché.
Osez-vous !
Pleurer sur soi et rire des autres est facile. L’inverse l’est moins.
J’aime mâchouiller ces mots étrangers qui sentent fort et brûlent un peu la langue.
Poèmes : prières laïques.
Et si on reprenait tout à zéro. Un little bang, modeste et fraternel.
Hésitant, sur le littoral du devenir, entre l’absence de l'autre et la violence du même.
Si seulement l’on pouvait un instant soulever le voile des mots, on assisterait alors à un spectacle pitoyable, bruyant et insensé et l’on en reviendrait tous, sinon poètes, au moins admiratifs et respectueux de cette admirable mise en scène qu’est le...
Ne présume Ne préjuge Offre.
A. − Couchons pour voir. B. − Voyons pour coucher. À peu de choses près, ils sont faits pour s’entendre.
L’atelier du penseur, c’est la langue. Son marteau et son burin, les mots. Les idées ? Elles grouillent et grondent au dedans – fantômes aphones – et s’imaginent pouvoir réchauffer un bloc de marbre ou noircir une toile vierge. Quelle idée !
Si peu tu sais Si loin tu veux Si mal tu vois Si haut tu crois
− Vous plais-je ? − Trop pas ! − Plait-il ?
Prépare longuement ton voyage, vis-le intensément mais raconte-le rapidement.
Prends soin des mots, de leur traîne et de leur ombre, de leurs reflets, de leurs echos.
Comme Diogène faisait l'aumône à des statues pour s'habituer à ne rien recevoir, on devrait interroger plus souvent les fers à repasser pour s'habituer à ne pas être écouté.
Si jeune et déjà épuisée, la Terre.
Une idée s’invite parfois à l’improviste. J’ouvre alors toujours un bon vieux cahier que je tiens prêt pour l’occasion. Ensuite, vite ivres, parfois joyeusement, parfois tristement, nous refaisons le monde, elle et moi.
Ne pas confondre contextuel et homogène, inventif et arrogant.
En mer, quand ça secoue dehors, accroche-toi à l’horizon. À terre, quand ça remue dedans, accorde-toi au souffle long.
L’écart se creuse entre l’infinie richesse des possibles et l’affligeante pauvreté du réel.
Croire ou compter, il faut choisir, le tiers est exclu.