Il monta dans la rame, s’assit, ouvrit son sac, sortit un carnet, un stylo et écrivit. Stupéfaits, inquiets, amusés, consternés, intrigués ou émerveillés, ses voisins délaissèrent un instant leur téléphone pour considérer l’événement.
– Hé, L’Œuf, appela La Poule ? – Qu’est-ce qu’il y a encore ? – Non rien, c’était pour voir si tu étais là.
– L’écrivain (non sans arrogance) : Ce n’est pas parce que tu ne comprends pas ce que tu lis que c’est futile. – Le lecteur (non sans insolence) : Ce n’est pas parce que tu ne comprends pas ce que tu écris que c’est subtil.
Si le monde est un théâtre, le désir est le metteur en scène.
CPlutot rever sans flexe circumêrrance
Partir inhésitant. Cesser imminemment. Profiter ensuite, incontinemment, d’un temps surpris par tant d’emballement.
On ne saurait bien penser que dans la lenteur de l'oubli. La moitié du chemin seulement est fait alors : il faut encore aller vendre son bien.
Écouter, ce n’est pas passer son tour.
Les mots ne me viennent pas, vous plaignez-vous. Allez à eux, ils se déplacent toujours en bande, vous trouverez bien à vous accorder avec l’un d'eux.
Je suis tout retourné : j’ai l’eau à la langue, un cheveu sur le pied, j’ai la bouche en chair de poule et l’estomac dans le nez, je me donne cœur et âme, je suis bien en peau et en os mais j’ai le cul sur la main.
La valse à trois tend vers la mêlée.
Ils avancent droit et se pressent, feignant de voir où ils vont.
Qui saura réparer le monde ?
Nous ne sommes pas obligés de réussir, c’est bien là l’ultime difficulté.
Imagination, comme tu cours vite et parle fort !
Il se raconte que Dieu était danseur ; vieilli et courbatu, il s’est fait homme.
Que donne-t-on quand on donne un ordre et que prend-on quand on prend un virage à droite ?
Le monde ne tourne pas rond, se réjouissent les garagistes, sentant bien que l’heure n’est plus à la politique mais à la mécanique.
Trop sucré ton vin. Trop usée ta vie. Doux n’est pas mou.
Faire passer l’imprévisible pour de l’incertain et remplacer l’imagination par la programmation.
Dire juste ? Non, juste dire.
Le ciel, légèrement voilé, bleu et lent comme un sourire.
Regarde-le avec ses mouvements lents et souples, il se tient là, dégingandé et content. Qui t’a appris à bouger, noble filaos des tropiques ?
Regarde-le avec ses grands gestes joyeux et désordonnés, il se tient là, grand Duduche agité et tout ébouriffé. Qui t’a appris à bouger, sympathique cocotier ultramarin ?
Mon introuvable existence est suspendue au fil ténu de ton égard.