La pensée ne réconforte pas, ne trouve rien, n’explique pas, elle avive bien plutôt l’inquiétude qui la suscite.
Je trouve crétine la formule ‘tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler’. Je dirais plutôt ‘essaie sept tournures de ta phrase sur ton cahier avant de penser’. Parce que, même si c’est difficile à admettre, la pensée est un effet. Et ce...
Facétie. Une lettre et deux notes farcies, c’est C et fa et si. Facile.
La pensée n’est pas un sport collectif. Il me semble – je ne suis pas spécialiste – que les grandes idées naissent dans la solitude du banc de touche, pas dans la cohésion du terrain.
Bastille. Quelle sera la Bastille du XXIe ? La liberté, c’est un peu comme la tarte au citron, on est prêt à tout pour y goûter mais quand on en mange tous les jours, elle fait grossir, écoeure et colle aux doigts. (Ceci ne prouve rien, mais le B a du...
Il est des mots qui s’exposent, prolixes et ventrus comme des concierges documentés ; d’autres, amers et froids comme des guides de musée, s’imposent. Rares sont ceux qui se proposent, précaires et incertains comme des visiteurs étrangers, sonores et...
La philosophie n’explique pas le monde, elle en éclaire l’obscurité.
Le problème avec les amis d’enfance que l’on retrouve vingt ans plus tard, c’est qu’ils ne sont plus ni des amis ni des enfants.
La nuit − et l’avouer m’embarrasse − je suis irrésistible ; touchant mais brillant, élégant mais sensible, facétieux, tendre et tellement différent ; à mon corps défendant − le nier serait mentir − je séduis, je transporte, j’éblouis, pour le dire simplement....
‘Le diable est dans les détails’ disait dieu sait qui, à une époque on l’on n’avait pas encore de machine à laver le linge à déménager.
Rature tes plus belles idées, alors peut-être, hors des gribouillis, bondiront les traits vivants de tes pensées.
L’homme est un animal boulimique.
Il se prend pour une échelle, le H, mais il n’a qu’un seul barreau. Il a mis la barre trop haut. On dirait plutôt des bretelles ou une vache, non, un taureau. Mais attention au torero, un coup de hache accidentel et il perdra de son panache, notre hé...
Réponses. Repaissons-nous de réponses et, la panse pleine, reposons-nous d’avoir un peu pensé.
Haine. Le N est sans haine, c’est une lettre. Mais la haine sans N, c’est une haie. Hé hé ! Et la haie sans H, aïe, aïe, aïe ! (Autre chose, en inclinant sa deuxième jambe – mais ça n’a rien à voir – le N fait un bon transat pour le camping).
L’absurde a-t-il des limites ?
Être libre, c’est commencer. C’est vrai, mais c’est très difficile et ça ne suffit même pas. Il faut sans cesse recommencer à commencer.
Non à la pensée unique, hurlèrent-ils, dans un mâle indignement synchrone !
L’artiste − non pas l’art − est un sujet sensible.
Celui qui s’élance avec fougue et espérance retombe toujours, lui aussi ; mais celui qui se lève à onze heures n’est pas toujours au zénith à midi.
Où aller ? La vie est assez mal indiquée.
La pensée n'est pas une chasse au trésor. Osons la cuisine sans recette !
L'art est une école du désir. L'œuvre est là, définitivement absente.
Aristote et Shakespeare : la pensée durable.
Il suffit d’être deux pour faire la guerre ; il faut être au moins trois pour faire la paix. Il se pourrait que ce soit aussi ce qui distingue la haine de l’amour.