Il est une pensée hors sol qui produit des concepts sans défaut ni goût.
Le dur n’est pas le mou L’amour n’est pas un dû Le doux n’est pas trop mûr La mue du vieux pandour.
Les généralisations sont toutes (sauf une) abusives.
L’herméneutique postcoloniale est-elle une phénoménologie crypto-dialectique ? Bien sûr, tout dépend du sens que l’on donne à « est-elle ».
− La vérité, on sait plus vraiment où elle est. − C’est pas faux ! − On y comprend plus rien. − C’est clair ! − Tout se mélange, on est plus certain de rien. − Ben ça c’est sûr !
Tiens, c’est la lune qui se lève la première ce matin ! Cireuse, obèse et bubonneuse. Pas facile d’être belle à cette heure.
L’œuvre d’art est un chant, pas un cri. C’est la mise en voix, mise en scène, mise en sens d’un désordre inquiet.
Je ne sais pour le vin, mais pour le baccalauréat, le millésime 2020 sera assurément mémorable : cuvaison un peu courte et vendange précoce, mais production généreuse.
Doux comme un bonbon, rond comme un doudou, le B de bonhomme.
Lassé de s’être (un peu) interrogé sur le sens de notre agitation sans pouvoir trouver de réponse pertinente, il s’est rendormi, le chat.
Je pense que je suis Je sens mais ne puis Je mens et m’épuise
Pouvoir des chiffres ; pensée en friche.
Si j’étais une femme, je pense que j’aimerais être un homme pour comprendre pourquoi ils ne comprennent jamais rien.
Parler est une science, écouter un art.
La pensée se creuse dans l’oubli du geste.
Erreur à venir, point de vue musclé, aberration partagée, dogme abrutissant, imposture fourbe, illusion efficace sont les autres noms de la vérité.
La science devait s’exposer et éclairer, elle se verrouille et éblouit, faisant de nous d’habiles ignorants.
Certains parlent si fort que ça les gêne pour penser.
La liberté d’expression est un peu le couteau suisse des concepts politiques ; elle a tous les usages, même les plus vils.
L’amour est-il dans l’apprêt ?
Assis l’on converse et debout l’on débat ; en marchant l’on pense.
Vous allez dire que je caricature, pourtant c’est ce que je vois, des politiques qui jacassent très sûrs d'eux et des artistes qui œuvrent pleins de doute. (On me rapporte aussi le cas de bloggeurs incertains et bavards.)
La généralisation est ce qui rend possible la pensée, condamnée sans elle à inventorier. Elle est aussi ce qui annule la pensée, la réduisant à d’ineptes jugements.
Il y a quelque chose de violemment obscène dans la curiosité scientifique. Non content de soulever les jupes de la réalité, la science lui fait écarter les jambes et, pour enfoncer le clou – si j’ose dire –, y braque un microscope froid et pointu.
N’entendant rien à la vie, l’amour, la peur, le beau et toutes ces questions essentielles et ordinaires, l’homme inventa la science et ses formules énigmatiques pour se donner l’illusion de comprendre quelque chose.