Comme un astre envié, superbe et intouché.
Comme un astre envié, superbe et intouché.
Comme un satellite, fidèle et solitaire.
Et l’aube offre, chaque matin, un jour neuf et peuplé, blanchissant d’abord sa toile noircie d'excessifs abandons et d’errances inavouées, pour l’animer bientôt d’infinies nuances, implacablement.
Choisis bien ta place selon que tu aimes être applaudi ou préfères comprendre.
Mon introuvable existence est suspendue au fil ténu de ton égard.
Regarde-le avec ses grands gestes joyeux et désordonnés, il se tient là, grand Duduche agité et tout ébouriffé.
Qui t’a appris à bouger, sympathique cocotier ultramarin ?
Regarde-le avec ses mouvements lents et souples, il se tient là, dégingandé et content.
Qui t’a appris à bouger, noble filaos des tropiques ?
− « Il n’y a pas de hors-jeu dans les vestiaires », me dit Robert Lin Tsi qui pourtant n’a jamais pratiqué d’autres sports que la pétanque et la course de vitesse d’ouverture d’huîtres.
− « Tu veux dire que tous les coups y sont permis, à l’abri des caméras, des spectateurs et des sponsors ; quand l’arbitre dort, les souris d… ».
− « Non, m’interrompt-il, peu sensible à mon inventif détournement métaphorique, il n’y a pas de douche sur le terrain ».
Le ciel, légèrement voilé, bleu et lent comme un sourire.
Dire juste ?
Non, juste dire.
Faire passer l’imprévisible pour de l’incertain et remplacer l’imagination par la programmation.
Trop sucré ton vin.
Trop usée ta vie.
Doux n’est pas mou.
Le monde ne tourne pas rond, se réjouissent les garagistes, sentant bien que l’heure n’est plus à la politique mais à la mécanique.
Que donne-t-on quand on donne un ordre et que prend-on quand on prend un virage à droite ?
Il se raconte que Dieu était danseur ; vieilli et courbatu, il s’est fait homme.
Imagination, comme tu cours vite et parle fort !
Nous ne sommes pas obligés de réussir, c’est bien là l’ultime difficulté.
on voit bien que le geste ne fait pas la danse, que le trait ne fait pas le tableau, que le souffle ne fait pas le chant, alors pourquoi ne voit-on pas que le mot ne fait pas le poème, qu’il faut encore faire ses gammes et ses exercices à la barre, chaque matin, malgré les courbatures, malgré l’immense silence qui parfois couvre tout de sa tyrannie blanche, qu’il faut passer en force et faire parler le caillou, le nuage qui ne savent ni l’anglais ni le langage des muets, qu’il faut user la mine et raturer la main qui se croit mandatée par les larmes de l’ombre ou l’éclair déployé,
La loi des corps est dure, mais c’est la seule loi.
Le reste n’est pas même de la littérature.
Partager n’est pas chose aisée, surtout avec les autres.
Qui saura réparer le monde ?
Sans doute n’a-t-on pas suffisamment réfléchi à ce que signifie s’habiller et se chausser.
Comme un rôti emballé dans son film protecteur en polyéthylène, l’homme finira par mourir intact, traversant l’existence sans ne plus rien toucher, sans n’être plus touché par rien.
Le plus court n’est pas toujours le moins long,
et le plus cher rarement le moins bon,
mais, si le moins lourd est souvent le plus rond,
le plus sourd n’est jamais le moins blond.
Vivre à feu doux.
La droite est une courbe de Gauss qui n’a jamais décollé.