Le désir ne dépend pas de son objet mais du discours que l’on tient sur cet objet.
Le désir ne dépend pas de son objet mais du discours que l’on tient sur cet objet.
Couché, on dort mieux mais on court moins vite.
On partage un secret comme on partage une cellule de 6 m² sans ouverture et qui sent fort.
Le klaxon de la mariée
La marchande avariée
Le champagne en plastique
Ma compagne en mercatique
L’ouverture de la chasse
La déprime à la casse
La douchette de ma caissière
En cachette sous sa visière
Bel âge que celui de la presbytie qui impose de prendre du recul pour y voir un peu plus clair.
Taper # si vous voulez hausser le ton.
La voie est si étroite entre l’illusion et l’ignorance.
Ce qui rend la révolution très improbable, ce n’est pas la disparition des exploités, des asservis, des exclus, des vaincus, des captifs, c’est le mille-feuille de la domination. À de très rares exceptions près, tout dominé est aussi, par ailleurs, un dominant.
On aperçoit parfois le but de nos actes ; on en connaît rarement les causes.
La provocation tient le plus souvent du duel sans adversaire.
Alors, faute d’être audacieuse et risquée, qu’elle soit neuve et inspirée.
Où ai-je mis mon pense-bête ?
Il faut un peu d’audace pour dire à quelqu’un le mal que l’on pense de lui ; il faut beaucoup de modestie pour lui dire les qualités qu’on lui trouve.
Dimanche, jour de débrouille.
Deux belles couilles de chevreuil
Une andouille au cerfeuil
Suis niguedouille mais pas en deuil
La ratatouille pour le cercueil.
Il faut renouer le dialogue avec la base et donner la parole aux mots d’en-bas.
Il ne suffit pas de rater sa mort pour réussir sa vie.
Mon corps me nargue, me gave et m’affame, il me ressert copieusement en rêves fruités au goût inoffensif.
La durée d’éblouissement émerveillé, de surprise enchantée, de passion troublante et de jouissance inédite est courte, on le sait. On dit moins qu’elle est probablement proportionnelle à la durée globale moyenne d’une vie ou d’une histoire.
Il est alors certain qu’aucun chronomètre n’a encore la précision requise pour mesurer la durée de l’orgasme du bombyx du mûrier dont la longévité n’excède guère 48 heures.
On a peu d’informations sur le cas de la palourde, et c’est bien regrettable. On peut néanmoins conjecturer une belle aptitude à séjourner dans la jouissance quand on sait que le bivalve peut vivre 300 à 400 ans !
La plupart de nos troubles vient de ce que l’on jalouse l’assiette du voisin. Assiette, il est vrai, toujours plus copieusement garnie.
Réfléchir, n’est-ce pas fléchir un peu ? et pas toujours pour mieux se détendre.
Quel génie, quelle énergie, quelle imagination déployés pour tant compliquer le simple.
La vie sans répit
Le vin sans pépins
La mort sans remords
Le pain sans rupins
Les souvenirs aux avares et les rêves aux sauvages.
Quant à nous, qu’allons-nous faire ?
N’est pas léger qui veut.
N’est pas velu qui gèle
N’est pas Lulu Gisèle
Pourquoi les choses prennent-elles tant d’importance, au-dedans, alors qu’elles ne sont pas même insignifiantes ?
Mon corps m’entrave et me largue loin de toute tempête, sans écume ni pirates, tel un veilleur consigné, tel un centre immobile.