20 janvier 2008
7
20
/01
/janvier
/2008
06:52
Merci au petit malin – ennemi de la littérature – qui a réussi à faire croire que Flaubert avait écrit « Mme Bovary c’est moi ».
Grâce à lui, aujourd’hui, dans mes écrits, je ne peux plus évoquer une créature désirable sans que mon épouse me fasse la tête ni parler de maladie grave sans que ma mère vienne s’installer à la
maison « pas longtemps » ; je ne peux pas raconter une histoire de terrorisme sans que les RG me
mettent sur écoute, ou faire dire « sale pédé » à un de mes personnages sans que le MROB, le FMUC, le TALC, le PLUG et l’Association de Défense des Lecteurs Joyeux Insultés
m’attaquent au TGI.
5 janvier 2008
6
05
/01
/janvier
/2008
06:55
Il faut, quand on est e-écrivain, oser la bêtise la plus pitoyable, le médiocre et le salace, le putassier graveleux, les âneries et les inepties, ou bien se résoudre à n’être lu que par les très
incultes robots de Google qui, contre toute attente, ne sautent pas les aphorismes métaphysiques, eux.
4 janvier 2008
5
04
/01
/janvier
/2008
06:00
Admirables sont ces philosophes qui philosophent, ces poètes qui poétisent, ces amoureux qui aiment, ces penseurs qui pensent, ces rêveurs qui rêvent, ces révolutionnaires qui révolutionnent,
quand tant d’autres, pleutres démissionnaires, critiques inféconds, bruyants sculpteurs de l'absence, se contentent paresseusement d’annoter le monde et de médire.
23 décembre 2007
7
23
/12
/décembre
/2007
06:41
Je suis de la race du gazon et partage largement sa patience monotone – attendant en hiver le soleil du printemps.
On me fait savoir qu’un certain H. D. Thoreau, bûcheron incivique précise-t-on, aurait écrit, lui aussi, quelque chose curieusement très proche de mon dit du jour. J’en suis flatté et saurai
calmer mes avocats qui me pressent déjà de saisir la justice.
15 décembre 2007
6
15
/12
/décembre
/2007
06:14
Longtemps, je me suis couché tard, perdant mon temps à lire d’interminables juxtapositions d’ennuyeuses épithètes, attendant vainement quelque événement apte à satisfaire un bien légitime,
quoique patient et modeste désir d’émotions.
Aujourd’hui, je me lève tôt et j'écris bio.
8 décembre 2007
6
08
/12
/décembre
/2007
06:15
Ne tombe pas dans les pièges du « paysage intérieur » ou de la « voix du dedans » qui ne sont que désert stérile et confusion inaudible inventés par de vieux poètes pour
limiter la concurrence.
6 décembre 2007
4
06
/12
/décembre
/2007
06:08
Le mauvais goût peut être ordurier et le bon goût putassier ; mais le pire, c’est encore le mauvais goût
fadasse.
3 décembre 2007
1
03
/12
/décembre
/2007
06:03
L’aphorisme allusif n’est pas toujours ce que l’on croit : il peut être le refuge habile de l’ignorance ou le masque suffisant de l’arrogance, il peut aussi témoigner du souci courtois de ne
pas importuner, il peut même provoquer le frisson séminal de l’inquiétude métaphysique - mais c'est plus rare.
19 novembre 2007
1
19
/11
/novembre
/2007
08:06
Les haïkus sont écrits par des paresseux, superficiels et manipulateurs ; ils sont lus par des fats, incultes et pressés. Cuisine rapide, digestion rapide. Seul avantage : les déchets sont
peu encombrants.
5 novembre 2007
1
05
/11
/novembre
/2007
06:38
- ... (...) ...
- Sale minimaliste !
- ?!
28 octobre 2007
7
28
/10
/octobre
/2007
02:40
Il est urgent de passer au tri sélectif.
Je parle des blogs.