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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une “minime” quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Plus, les aventures de Nubecito, un cumulus hawaïen perdu dans un feuilleton hebdomadaire. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • AR.NO.SI
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:40

Ceci n’est pas un spam

Je me suis mis au slam

Et la foule qui m’acclame…

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:32

Elle avait peint sur son mur gris une grande plage de sable blanc qu’une eau turquoise et lente léchait suavement. Des cocotiers ébouriffés semblaient attendre distraitement quelques naufragés innocents. Seules trois mouettes criardes animaient un peu ces horizons trop paisibles. De ridicules et inutiles petits crabes s’effrayaient de leur propre frayeur. Elle s’allongea sur sa natte en se disant que faire la sieste allait bien avec le décor. Finalement, ne parvenant à trouver le sommeil, elle se déshabilla et alla nager.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 03:00

Il faut savoir greffer une faim, ferrer une grive et gravir une Ève.

À l’inverse, savoir graver une FIV, férir un rêve ou gaver une fève n’est d’aucune utilité dans la vie.

Quant à grever l'ire d'une vague frigide, ça ne veut rien dire du tout !

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:00

La langue s’appauvrit, dit-on, je ne sais. Et ne sais pas non plus si l’on peut vérifier la chose.

Ce qui m’apparaît incontestable en revanche c’est qu’elle perd en odeurs : la langue ne sent plus très fort. Je n’entends plus de mots qui sentent le varech ou la tourbe, la Boyard maïs ou le patchouli.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 03:00

Fille au pair et femme de goût

Fou de guerre et crise de nerfs

Fente à l’air et fer à frise

Fête amère et fesses à terre

Face d’olive et Frère-la-tresse

Foire festive et fier-à-bras

Farce en braille et couilles de faon

Faille au cœur et purée de caille

Fouille au corps et vice de forme

Feuille de vigne et fric en vrac

Faut filler à Flic-en-Flac

Fallait pas gifler les flics.

J’ai une fuite à mon dico

Ça fient de la page des F.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:00

− Encore une, je peux ?

− Oui mais faites-la brève et parlez court

− Ok alors faites la moule et pas la glaire.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 03:00

Excès de vit

Tess

Garde ta pou

sseT

Ça peut servi

r.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 03:00

Une chose le spectateur dominé consentant aveugle repu

une autre l’acteur imposteur narcissique impacteur boulimique

et puis la scène comme une terre qui invente les désirs vite éventés par-delà les décors

et puis les corps comme un texte qui recueille le temps d’un soir et raboute des fils cassables et emmêlés pour en faire une histoire − peut-être

et le jeu des verbes qui agissent et bondissent et crissent de joie de douleur de stupeur et crient du plaisir de crier bousculant les sujets dominés dominants adjectifs enkystés

et le temps qui sursaute sans ordre et sans reliques au rythme des actes au rythme des souffles

et le tourbillon des mots qui s’affolent en des danses imponctuées pour moquer les gabions à idées et tomber les écrans sans reflets.

Tout se tient là, dehors, entre deux horizons, au théâtre peuplé de la vie et du sens

et l’on se retient pourtant dans le castel étroit de nos carcasses.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 03:00

Souvent je reste là, hypnotisé, porté par son rythme sans défaut, longtemps, longtemps. Il clignote, que dis-je, il bat, il palpite comme un cœur infaillible, encore, encore. Il est là, c’est certain, fidèle, disponible, d’une patience inépuisable, que j’écrive ou n’écrive pas, métronome indulgent, il vibre, il vit, interminablement, il attend, confiant, constant, si justement constant, sur la page blanche de mon écran, plus fort que la fatigue, il se moque de l’ennui et ignore la mort, comme un pouls perpétuel, réconfortant, toujours, toujours. Ne juge pas, ne corrige pas, ne condamne pas. N’abandonne pas. Bat seulement, bat et vibre sans vaciller, jamais, jamais. Toujours à m’accompagner, toujours dans mes mots, dans mes silences, dans mes blancs, dans mes bleus, plus fiable que le retour du matin, discret dans mes retraits, modeste dans mes réveils, d’accord pour tout, le plus vil et le plus grand, l’indigent, l’exubérant, il attend et pardonne. Il attend. N’abandonne jamais, mon curseur, me précède et me suit jusque dans les plus obscurs méandres de l’insensé, jusque dans les plus infertiles déserts de l’absence. Il bat. Il bat. Il bat.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:44

Bricole ta langue.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 03:00

… ainsi l’homme serait avide parce qu’il a des mains. N’est-ce pas plutôt parce qu’il est avide que ses mains lui servent moins à caresser et offrir qu’à saisir et emporter ?

Gageons qu’une otarie dotée de bras, mains et doigts n’en continuerait pas moins à grogner paresseusement et à gaspiller son temps à manger, dormir et faire du gras et/ou du toboggan sur la banquise restante. Il est vrai que la faire jongler avec un ballon serait alors beaucoup moins spectaculaire et n’amuserait plus les enfants accompagnés de leur papa divorcé le samedi après-midi, et qu’il faudrait lui imposer quelque autre défi, la faire marcher sur un fil les yeux bandés, par exemple, ou organiser un combat avec un poulpe géant urticant...

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:51

Mailler les trois brins du scoubidou : concept jaune, métaphore bleue, farce rouge.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 02:00

Il y a les livres qui braillent, il y a ceux qui bâillent ; j’aime ceux qui vous baratinent puis vous laissent en plan.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 02:00

− Le pays du réel, s’il vous plaît ?

− Connais pas, essayez page suivante.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 11:35

Mi-inquiète mi-intriguée par son nouveau voisin d’étal, sombre et mal rasé, Pom demanda à Coco : « comment te pèles-tu ? ».

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 02:00

*

Vous me demandez où je vais chercher tout ça. Comprenez, je ne peux répondre : un détaillant ne donne jamais l’adresse de son grossiste.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 02:00

On n’écrit jamais sur une feuille blanche, et la lucidité devrait nous faire craindre davantage le copiage que le blocage.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 02:00

À faire retour au-dedans pour écrire, au mieux on ment, au pire on fait du bruit.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 02:00

Ensemble, quand on parle, on est seul souvent ; et seul, quand on écrit, on se retrouve parfois.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 02:00

L’écriture est une course épuisante, technique et vaine, genre 3000 steeple plus que 400 m. Il faut savoir changer de rythme, tomber et se relever sans regarder ses genoux, accepter de suivre, se faire dépasser, être envié, oublié ou admiré, tourner en rond, accélérer, gagner ou rentrer seul, recommencer souvent et ne finir jamais, pleurer, inspirer fort, jouir, regarder loin devant et toujours prendre soin du sol.

Tout cela (entre autre et plus encore) n’en déplaise aux jeunes cons qui conchient les leçons, suintent le vécu et s’excitent à croire que vivre fait un livre.

N’en déplaise surtout aux vieux cons, clos et presbytes, qui se reconnaissent dans ces présumées leçons et s’énervent à répéter que vivre fausse un livre.

Enfin, je vous prie de bien vouloir, lectrice intriguée, lecteur indigné, excuser la malveillante fatuité et méprisante suffisance de cette saillie dogmatique et musculeuse, mais comprenez-moi bien, n’en déplaise aux théoriciens de l’écriture spontanée, ceci est un échauffement.

Je cours demain.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 02:00

Écrire court et vivre lentement.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 02:00

Il y a ceux qui écrivent et ne sont pas lus, ceux qui n’écrivent pas et ne sont pas lus non plus, ceux qui ne lisent pas, n’écrivent pas et ne sont pas là ou ne sont plus, il y a ceux qui lisent, sont là mais ne crient pas, ceux qui créent, hélas, mais ne plaisent pas, ceux qui plient, s’empalent, s’empilent et s’épilent mais n’élisent plus, ne répondent pas et ne pondent plus, ne sondent plus, n’abondent pas, émondent peu et vagabondent, il y a ceux qui grondent ou glandent, il y a ceux qui disent please, ceux qui desease, qui tease, qui lease, qui lead, ceux qui dealent, ceux qui biglent, ceux qui bisent ce qui frise et visent ce qui ride, il y a ceux qui gisent à l’aise et baisent en l’air, ceux qui gîtent avides et vite, ceux qui grisent du haut, qui givrent du bas et bavent et bandent, envient aussi, enragent, engendrent, aggravent et entrent en gare, il y a ceux qui palment mais ne crèment pas, ceux qui se pâment et se crament, ceux qui s’épousent pour du beurre et se plument le cœur, ceux qui se bourrent le mou, se fourrent le cou, se curent le groin, se grattent les coins, il y a ceux qui s’aiment au soleil, s’évadent et s’éveillent, ceux qui crèvent et râlent, ceux qui calent sur le tard, ceux qui se laquent le dard, il y a ceux qui câlinent ou calcinent ou culminent ou fulminent ou ruminent ou burinent, il y a ceux qui riment et rament en prime, ceux qui briment les mâles et ruinent les femmes, ceux qui rendent l’âme mais dament le pion aux dames bâtées, aux ânes ratés, aux nazes blâmés, aux blêmes à terme, aux ternes en berne, aux Marthe, aux Berthe, aux Béninois, aux Balinais, aux Berlinoises, Bâlois, Bernoises, Brêmois, il y a ceux qui bêlent mais sans rature, il y a ceux qui vêlent sans troncature, il y a ceux qui font des crasses, ceux qui tracent les cons, ceux qui glacent les saints, ceux qui cassent et rouillent, ceux qui paissent, passent, poussent, pansent, pressent, posent, pèsent, pestent, ceux qui pèlent du bout, ceux qui peinent debout, ceux qui neuf d’atout, ceux qui doutent, qui boudent, qui broutent, qui floutent, ceux qui percent des trous, ceux qui perlent des pieds, qui parlent du nez, ceux qui pompent du blé, trompent, tractent, crampent, craquent, troquent, calquent, talquent et traquent les Turcs, les bus, l’Étrusque, les Bruce et tous les trucs en -ruce, il y a ceux qui crissent quand ils rient, ceux qui prient quand ils pissent, ceux qui bissent quand il pleut, qui pleurent quand il meuh et puis, il y a toi.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 02:00

Un livre est bon s’il réfléchit, je veux dire, comme un miroir, mais un miroir au tain brouillé, comme un livre troué qui laisse voir le réel.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:00

Que peux-tu toi qui ne sais ?

Que sens-tu toi qui ne vois ?

Que veux-tu toi qui ne crois ?

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 02:00

Il existe peut-être quelque part, à l’ombre d’un blog interlope, un poète plus audacieux que les autres qui aura su écrire sur les frites froides, les pilleurs d’enfance, les collectionneurs de cartes SIM, les crises d’hémorroïdes ou les histoires sans histoire.

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