19 mars 2012
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03:13
La banquise à l’abandon, la marquise sans édredon : c’est la banqueroute, bande de dindes, ça se déglingue de partout, c’est plein d’trous en-d’ssous, y’a plus d’sous, y’a trop d’flingues,
c’est la crise, la banquise sous l’édredon, la marquise à l’abandon.
16 mars 2012
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Le bon livre est celui qui parle peu et écoute beaucoup ; le bon lecteur, celui qui répond beaucoup et écoute peu .
13 mars 2012
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15:41
La montagne noire, inerte et seule de durer toujours, rêve souterrainement d’être un éclair violent qui brûle sans reste dans un effroi partagé.
11 mars 2012
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03:05
Le fleuve n’a pas toujours une longue vie tranquille.
1 mars 2012
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08:23
Souverain, et doucement complice des événements les plus insignifiants, il parvenait à s’installer éternellement dans les instants les plus menacés, le faîte du désir comme le seuil de la
rencontre.
20 février 2012
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03:40
Je sais
tu sens
tu cèdes
je serre
je cesse
tu sauves
tu songes
je sape.
19 février 2012
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Une sœur à sec qui suce les sels et sème ses cils [sic], c’est sale, certes, mais bon sang quelle scène !
18 février 2012
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03:18
Un sot qui suit le vent et sent la pluie, c’est sûr, ça sert à rien !
17 février 2012
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11:17
Un sage qui singe un sourd qui joue au singe, au secours, ça sent la fin !
14 février 2012
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/février
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22:38
Tous les voleurs ne s’envolent pas.
Tous les violeurs ne s’avisent pas.
Toutes les valeurs ne s’avalent pas.
9 février 2012
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Qui singe un sage en rage ira en cage. Dommage.
26 janvier 2012
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/janvier
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03:52
À quoi ça rime
quand d’autres triment
de faire des vers ?
À quoi ça sert
quand d’autres meurent
d’aimer le beurre ?
24 janvier 2012
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18:31
Prise de bec
Crise de choc
Mise à sac
Le grand Duc
Est à sec
Et sa bique
Pleure le CAC.
23 janvier 2012
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21:59
Euh… Zut le souffleur n’est pas là. De toutes façons, il n’y a aucun texte à souffler. Je pourrais toujours siffler, même si à l’écrit ça ne passe pas bien, mais il n’y a pas de lecteurs non
plus. Non, non, je vous en prie, n’éteignez pas votre télévision, après tout, vous avez raison, on a surestimé l’écriture, elle mériterait bien, elle aussi, une bonne dégradation. Et puis ça a
l’air intéressant votre série. Dites-moi, la blonde, c’est sa femme ou sa maîtresse ?
30 octobre 2011
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02:01
Le gardien du phare est parti chasser.
L’opulent cargo est resté au lit.
L’océan vexé a choisi l’exil.
18 octobre 2011
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02:54
Comme le pêcheur, avec patience et philosophie, le poète attend que morde le mot. Avec patience et philosophie, comme le pêcheur, il accepte les prises modestes. Le poète aussi, toujours,
philosophe et patient, revient le lendemain.
30 septembre 2011
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30
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02:05
Sur le fond noir d’une nuit mate et rauque, de blanches chenilles s’agitent, laborieuses et goulues, indifférentes à l’inexplicable silence de mort de la situation - quoique fort dodues pour leur
âge.
24 septembre 2011
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24
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On a connu l’écriture au vitriol. Aujourd’hui domine plutôt l’écriture à l’huile d’amande douce.
17 septembre 2011
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Si vous parveniez à pénétrer secrètement le silence tyrannique et sacré qu’imposent les écrivains à leurs proches, ce n’est pas une terre désertée ou peuplée seulement de concepts exsangues et de
lexiques sans vie que vous découvririez, mais une foule joyeuse et courtisane qui vénère bruyamment son idole, son prince aux lèvres d’or.
30 août 2011
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Le jeu sans joug
La joie sans foi
L’aveu du fou
Le feu du vin
La fin sans voie
28 août 2011
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22:13
Il pouvait siffler deux mélodies à la fois et connaissait plus de cinquante noeuds, il savait le silence et grimpait à la corde sans les pieds. Il aurait fait un remarquable traducteur mais il ne
supportait pas l'avion. Il répétait presque tous les matins qu'il aimait son café aussi noir que le soleil était jaune. Comment sait-on si l'on est sur la bonne route ?
27 août 2011
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17:12
20 août 2011
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20
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14:53
En étymologiste érudit, il déchiffrait rides et cicatrices, liftings et gommages et lisait chaque visage comme un palimpseste indiscret.
13 août 2011
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13
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18:56
La vasque basquaise de la skieuse vicieuse refoula la bisque visqueuse du basque bilieux.
10 août 2011
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10
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02:10
Le grand livre du monde.
Manifestement un premier jet, touffus et baroque, trop d’adjectifs, ponctuation lacunaire.
Prometteur néanmoins.