Rêves de pierre
Paroles de rivière, tout en méandres joyeuses
Souffle vagabond
Rire végétal, comme une liane pérégrine
Sommeil volcanique
Rêves de pierre
Paroles de rivière, tout en méandres joyeuses
Souffle vagabond
Rire végétal, comme une liane pérégrine
Sommeil volcanique
Saturé d'absence
Sans attente et sans manque
Au tréfonds d'un néant tropical
Je suinte et je veille
Dans une éternité sans glaçons
La nuit moite et molle
La nuit abandonnée
Me refuse l'exil.Libé retaie : « Eh gars ! lis tes frattes et renie-té ! »
Libère tes aigues alitées, fras tes reunités
Lis Berthe et gallis tes fraternes, ite [misa est]
Écrire ouvert ortho
Je dis faire taire en trop
Dérègle en mots pluriels
La vie grammaire tu parles
Le temps chanter deux t
Infinitif
Impératif
Écrire ouvert ou vert
Il aura volé avec un ciel bas toute sa vie durant.
Mais la tête toujours au-dessus du plafond.
Fais taire tes lois et sache ton silence.
C'est peu bien sûr, alors sois modeste - immodestement.
Peu de cris, beaucoup de ratures - l'écriture.
L'inverse est proprement pâteux, sucré, indigeste.
La lenteur de l'écriture est proche de celle de la pensée.
Les paroles sont trop vites.
La mer, souple et rétive, nous apprend la beauté du refus - infatigablement.
Un
Deux
Un swing
Une dose
Ta coupette
Mon concept
Un sac de nœuds
Une glande aqueuse
Ton piano à queue
Ma carence en plomb
Le moral des ménages
Les morues déménagent
Les intestins du défunt
Ses deux reins et tous ses biens
Le souffle de mes mots aillé
La courbe de tes craintes ocrée
Une culasse deux oignons trois jumeaux
Dix petits piments et l'addition
Le pouvoir d'achat la prime à l'emploi
Le temps qui s'en va la vie qui m'échoit
Tes chèques en bois ta dent en or dur comme fer
La question noire le bleu du ciel blanc comme neige
Les renoncules en joie les matricules en feu
Les cénobites amorphes les impétrants raidis
Or donc cé qu ef dé toi aussi tu t'es sucré
Sucer n'est pas cramper saucer si ça c'est tremper
Ton pic à glace ta clé à pipe mon pli urgent et puis
Ma joie de vivre les gens du d'ssus le jus d' carotte aussi
Je ne te reconnais plus
‑ Qui es-tu ?
‑ C'est toi que je hais ?
‑ Tu ne m'aimes pas un peu ?
‑ Même pas un peu.
‑ Tu étais ma neige...
‑ Tuer tes manèges.
le long du temps tu déambules
poings fermés
poches usées
trop fatigué pour les projets
cigarette
pieds mouillés
tes souvenirs sont bien rangés
louis le sourd
jeanne qui boit
le temps est long tu n'attends plus
les dents molles
les doigts bleus
l'été c'est loin l'hiver a froid
le temps long
n'attends plus
Ouvrez les parapluies fermez les parenthèses
Il n'est plus l'heure d'attendre
nos rêves sont infiltrés
Prenez tout votre temps et donnez votre avis
Il ne faut plus sourire
la machine est acide
Ne baissez pas les bras ne levez pas le camp
Il n'y pas plus de lune
la loi est algébrique
Tu me sors par les yeux je te rentre dans le chou
Ça ne va pas finir
le chiffre est sans pudeur
Tirez la queue du diable mais poussez pas devant
Il fait tempête dehors
l'espace est équipé
Chaos cacophonique
Tapage diurne fracas
Le niveau (sonore) monte
Marteau de bitume
Écume de béton
Engins diaboliques
Vacarme atomique
Mécanique du viol
Ton sourire
Comme un beau film muet
La première première fois, il faut fermer les yeux pour trembler le moins possible ; la deuxième première fois, il faut fermer les yeux pour imaginer le plus possible ; la troisième première fois il faut fermer les yeux pour mentir le mieux possible.
attendre les mots, sereinement, comme on attend le bus tranquillement et prendre le 8, seulement parce qu'il est là, seulement, simplement, comme un adverbe disponible, suivre une chemise, parce qu'elle est jaune et familière comme les chansons de l'enfance, puis tourner à gauche parce que la voie est large et libre comme un verbe d'action, gourmant et impatient, accélérer alors à en perdre le souffle, à en perdre les mots, à en bégayer son lexique, accélérer encore vite et bref sans virgule et sans point pas d'adjectif dire simple bref et sec et course en rue les pieds la ville les yeux du choc des claques et trac a pac a fac en pack é rak atak
Le soleil mon parasol
Le sable le bruit des vagues
Il imite mal, le périph'
Sculpte donc l'océan toi qui veux tout régir et verbalise le vent tout savant que tu es, nomme et classe et puis trie du plus loin jusqu'ici, règle le temps, gère les élans, lisse les sens pourvu que tu nous laisses danser boire et pleurer.
Le krach du CAC
Le cloaque du cash
Trop clash
Top trash
Nasdaq le flop
Et phoque ze fric
– [+] : Trop, c’est trop !
– [-] : Oh !, après tout, ce n’est rien.
– [+] : Non, si peu !
– [-] : Ho !, assez.
– [+] : En plus, c’est nul !
– [-] : Hé !, pas tant que cela.
– [+] : Non, encore plus que nul !
– [-] : Heu !, là ça fait beaucoup.