Autrui, cette forteresse impénétrable, pourtant sans murailles, aux façades ouvertes et avenantes.
Autrui, cet étranger solitaire, pourtant presque toujours à la fenêtre.
Autrui, cette forteresse impénétrable, pourtant sans murailles, aux façades ouvertes et avenantes.
Autrui, cet étranger solitaire, pourtant presque toujours à la fenêtre.
Et rendre hommage à ce qui est
et provoquer ce qui peut être.
Génie insoupçonné du Code de la route qui dit qu’un sens unique est aussi – mais dans l’autre sens – un sens interdit.
Il est tristement curieux de constater que l’Un, dont on attendrait logiquement qu’il soit stérile, ait été si fécond en horreurs et engendré autant de guerres.
J’écris tous les matins comme d’autres font leur lit.
Bien sûr, rien n’oblige à cette hygiène quotidienne, vaine peut-être, désuète sans doute, présomptueuse assurément ; mais jamais on ne me fera croire qu’il est préférable de se taire.
On peut trier, parler court, mais aucun silence n’est œuvre.
Sans cesse je m’interroge et ressasse, inlassablement : est-ce que la mer descend d’abord, aventurière audacieuse et curieuse, pour ensuite, nostalgique ou penaude, remonter, ou bien à l’inverse, monte-t-elle d’abord, terrienne sociable et timorée, pour ensuite, déçue ou blasée, redescendre ?
Unir et unifier sont trop proches d’uniformiser pour ne pas être suspects.
La pensée ménage et élève, l’intelligence sépare ; le sentiment ouvre et entremêle, la passion isole.
La lexicologie a quelque chose d'agréablement docile, les mots se plient timidement aux définitions. L'existence est plus revêche.
Le réel est docile, il serait tout disposé à se laisser inventer avec passion ; au lieu de cela on s’acharne à le décrire avec précision.