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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 02:00

On ne dira jamais assez l’importance des habitudes alimentaires.

Imaginez, par exemple, que nous ayons été faits herbivores-ruminants par le Grand Géniteur. Eh bien, il y a fort à parier que la Terre ne serait pas aujourd’hui à feu et à sang. Prévenants et fidèles, nous transhumerions placidement en troupeaux sobres et solidaires.

Resterait juste à régler l’épineux problème de l’écoulement du stock des couverts à poisson en corne de zébu, alors inutiles et surnuméraires.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 02:03

L’amnésie est le meilleur allié des révolutions. Gageons que le premier qui servira une tarte Tatin renversée passera pour un génie.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 02:00

Vous partez sur une île déserte. Vous emmenez (retenir et classer vos dix priorités) :

un ferblantier, une bonnetière, une diéséliste, un aquarelliste de petite taille, un coupeur de langue polyglotte, une tête de nœud, un fier-à-bras, une main courante, un pied marin, une fil-de-fériste infidèle, un redresseur de torts clandestin, un placeur de premier rang, un farceur de haut vol, un souverainiste, un néo-pétainiste, un crypto-cégétiste, une fée qui existe, une fille qui insiste, une petite marchande d’amulettes, une grosse menteuse avinée, un chevillard ichtyophile, un revanchard carniphobe, un changeur de climat végétalien, une chasseuse de primevère, une pêcheuse de perle bleue, une Ève rêveuse et généreuse, une cracheuse de glaires visqueuses (eurk, c’est dégueu !), des vestiges d’esthète athlétique, une clique diabolique d’ogresses urticantes, une apothicairesse équipée mais maquée, un méchant marchand d’oublis sans adresse, un casseur de pierres tombales itinérant, un avaleur de sabre à canne à sucre à basse valeur ajoutée, un lazariste, un parnassien, un zapatiste, un clodoaldien, un liposucé, un partouzeur, un suprématiste, une activiste, une écolocentriste, une écolière excentrique, un crémier à fouetter, sa femme alitée, sa fille Alizée, un montreur d’ours en peau de synthèse, un patenôtrier d’écailles de tortues d’élevage, un syndicaliste pacifié, pas si laid mais sans papier, un ramoneur marié, un rémouleur armé, un marinier mourant, un roumain amoureux, un chasse-marée marrant, un marcheur emmuré, un chômeur enrhumé, un galochier surendetté, une épinolière épique, un colporteur à corps et à cris, une femelle phoque égarée (dans la liste pour des raisons qui m’échappent ?), un coquassier potache, une sondeuse de sortie d’urnes, un fourbisseur de démentis cinglants, un barbacole intermittent, une ukuléliste méritante, une ébroueuse décolorée, un sculpteur de vagues, un dresseur de sexes, un soigneur de textes, un dégraisseur intoxiqué, un agresseur botoxisé ou un nécrologue gérontophile.

Vous comprendrez que la pertinence de l’analyse du test est liée à l’honnêteté de vos réponses. Ajouterai-je que nos testeurs ont aussi des outils pour détecter les testés menteurs…

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 02:00

J’ai presque bouclé mon Nouveau Traité universel de ponctuation (il me manque juste le signe pour figurer le « point d’“évidance” » (je suis l’inventeur — vous pardonnerez cette confession bien innocente que je vous réserve amicalement — de ce qui vient combler ce que j’appelle (cf. l’heureuse formule qui ouvrira ma préface (p. VIII)) un « vide syntaxico-graphique » [sic]) dont la fonction est précisément de marquer une affirmation triplement caractérisée par : − une clarté opportunément — ou impérieusement, ou principiellement (j’hésite encore sur l’ultime formulation ; ah ces adverbes ! comme ils me troublent et m’entêtent et me transportent !?) — définitive ; − une aérienne — quasi chorégraphique, risquerais-je ! — profondeur ; − une forclusion (terme à prendre — cela va sans dire — dans son acception pré-lacanienne (c'est moi qui souligne)) conceptuelle (ce, vous l’aurez compris, au motif d’invalider toute tentative larvée — et inévitablement, piteusement et fétidement vouée à l’échec — de vi(e)d(’)ange métaphorique (si vous me passez le mot))) et n’ai plus qu’à trouver un éditeur.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 02:00

− Il faut que tu comprennes, Môssieur l’écrivain, plus personne ne t’écoute et tu ferais bien de parler moins fort.

− Tu exagères.

− Pas du tout, d’ailleurs, c’est normal, tu nous épuises avec tes bavardages de flemmard pendant que nous, on trime pour de vrai.

− Mais je ne dis pas le con…

− Et arrête de toujours contester et croire que ce que tu écris, c’est mieux que la vie dehors. Tu cherches à nous embrouiller hein ?

− Non je veux j…

− Bien sûr que j’ai raison, et tu le sais bien, gros malin. Qu’est-ce que tu connais des choses du monde, toi, les choses qui tordent le cou, les choses qui mordent le ventre ?

− …

− Tu vois, en plus t’as rien à dire. Le pire, c’est que tu t’imagines que tes silences, ça vaut plus que nos existences. Tu me dégoutes.

− Je cr…

− Et ne m’agresse pas, par-dessus le marché. Quelle violence ! T’étonne pas si tu rencontres de sérieux problèmes. Tu crois qu’on va se laisser faire.

− J…

− Mais voilà qu’il nous joue la victime, Monsieur l’intello, et avec le ton en plus ! Le parking est complet, si tu vois ce que je veux dire. C’est complet. Tu préfères que j’te l’écrive.

− 

− T’es en option pour le moment, attention à pas devenir superflu. T’as pas capté, c’est la crise, ça fuit d’partout, y’aura pas de gilet pour tout le monde.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 02:00

Il ne faut pas toujours viser le milieu, concédait Giovanni Falcone.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 02:05

Le niveau baisse, se lamentait le vieux professeur de latin tout en corrigeant les traductions du livre 2 du Natura rerum.

Probablement aucun rapport avec la montée des eaux, pensait-il, rêvant à Lucienne rencontrée l’été dernier aux Maldives, à l’hôtel Blue lagoon.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 02:41

Au commencement était la verve, bien plus tard vinrent les traductions de modes d’emploi sud-coréens.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 02:01

Voici notre chant des possibles à nous.

Trois - quatre

Si ma tante en avait quatre, do ré do ré mi

Il aurait droit à deux places, si ré fa sol do

Si les moules avaient des dents, do ré fa do la

Les frites n’iraient plus dedans, ré fa sol si do

(Refrain)

Ah si j’avais un marteau, ah si oh oh oh

J’cognerais mon père ma mère, ah si hè hè hè

Mon frère ma sœur et ma soupe ah si hou hou hou

Alors je serais heureux, ah si euh euh euh.

Si Paris est en bouteille, do ré do ré mi

L’proctologue est surbooké, si ré fa sol do

Si l’apodose est trop naze, do ré fa do la

Doubl’ la dose sur la protase, ré fa sol si do

(Refrain (bis))

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 02:37

Tu as beau lever le menton et regarder haut, tes postillons chuteront lamentablement.

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 02:11

Je sors mon carnet à spirale, mon crayon de bois, je n’ai jamais eu beaucoup de mémoire, et j’écris lentement :

« Lundi 2 avril. − Penser à noter raisons d’espérer ».

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:31

Un haïku raté n'est pas toujours un sonnet réussi.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 03:59

Vous là, par exemple, qui faites la maline et venez sur ce blog prétentieux, saviez-vous qu’un petit bustier cuisse de nymphe émue passe très bien sur un jeans gris négligé.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 03:56

Ce n’est rien vous dis-je, rien, juste une idée prétentieuse qui fait son intéressante.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 03:34

Et la cloche sonna midi et quart, indifférente aux impatients, aux retardataires, aux clandestins, aux écoliers intempestifs, aux ouvrières synchrones, aux laryngites chroniques, aux rôtis dans le four, aux foules dans le train, à la marée montante, à la fermeture de la poste, aux heures de colles, aux rendez-vous d’affaires importants, aux repas de famille sans mi-temps, aux célibataires impotents, aux veuves imposantes, aux orphelins sans parents, aux montres à quartz, à l’heure du crime, à la météo marine, à l’horloge parlante, aux chronomètres à cristaux liquides, aux cadences infernales, aux rythmes décadents, aux rites ancestraux, aux ancêtres tropicaux, aux enfants trop pressés, aux obsolètes, aux uchronistes, à la presse hebdomadaire et au dromadaire quadrupédique.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 03:41

Et si tu perds au tennis, n’accuse pas le filet d’être plus haut de ton côté.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 03:01

Le saut périlleux porte assez bien son nom ; ce n’est pas une raison pour commencer peureusement par le demi.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 10:20

Oser une éthique du repassage, une métaphysique de l’appendicite, une épistémologie de la vidange, une ontologie de la biscotte et une sociogenèse de l’essuie-glace.
Abandonner l’être, l’identité, le mal et Dieu aux pubertaires arrogants et aux retraités fugueurs.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 03:03

− Mais arrêtez de me suivre comme ça, espèce de demeuré.
− Ah, mais, euh… excusez-moi, je ne vous suivais pas, j’allais seulem…
− Et pourquoi vous me regardez fixement ?
− Ah non, alors là non, je ne vous regardais pas, c’est juste que vous m…
− Et regardez moi, bon sang, quand vous me parlez ?
− Mais je vous regarde…
− Taisez-vous, vous mentez ! Vous entendez, taisez-vous !
− …
− Évidemment, vous n’avez rien à dire !

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 03:22

Forcer sur la forme quand le fond semble faible et accélérer le pas quand on ne sait plus où l’on va. Surtout ne pas cracher, ne pas mordre, ne pas bramer et chercher le lieu ad hoc même pour la petite commission.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 03:22

Ne branche pas la scie sur laquelle tu es assis.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 03:29

Nonobstant un fort vilain profil, à aucune difficulté, jamais, il n’aura su faire face.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 03:39

Dans très exactement cinq jours nous fêterons le centième anniversaire des quatre ans de Simone de Beauvoir.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 03:42

− Alors, quoi de neuf ?

− La nouvelle vient d’arriver.

− Chouette ! J’espère qu’elle sera baladine, ardente, bigarrée, diligente, croquignolette, sémillante et libre de dettes.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 03:03

Non à la pensée unique, hurlèrent-ils, dans un mâle indignement synchrone !

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