Ne compte pas, la taille
Haïkus, chihuahuas, bonzaïs
Tant que – waouh ! – je trésaille
(Bye)
Ne compte pas, la taille
Haïkus, chihuahuas, bonzaïs
Tant que – waouh ! – je trésaille
(Bye)
Réformer l’orthographe c’est une chose, corriger le monde, c’en est une autre.
L’animal se tient au seuil du sens ; parfois il passe la patte ou la gueule. Il arrive que l’homme fasse le trajet inverse et passe pattes, gueule et queue.
– Bonjour, on ne se serait pas déjà vus quelque part, risqua-t-il ?
Terre continua son chemin, indifférente et froide, feignant de ne pas avoir entendu Soleil qui commençait à devenir un peu lourd.
– Flouf !
– Raté.
– Spratch !
– Raté.
– Tof !
– Raté.
– Splac !
– Complétement raté.
– Gloup !
– Raté.
– Flute, je n’arrive pas à imiter les hommes quand ils nous imitent, dit le caillou à son amie la rivière.
– Tous les grains de sable se ressemblent, disait un galet.
– Raciste !
Donne sans compter, tu finiras toujours par t’y retrouver, conseillait maman Boomerang à son petit Boomy.
Le poète, toujours tenté par le silence, se résout à parler à voix basse, pour ne pas effrayer le monde.
– Pas mal, à part les dialogues et les décors. Il y a de l’action et on s’y croirait.
– Tu trouves ? Pour moi le scénario est fade et il y a trop de personnages.
– Oui mais quand même, quel suspens ! Je me demande bien s’ils vont s’en sortir.
Penchés sur le monde, Dieu et Saint Pierre échangeaient, tout en partageant une boite de pop-corn XL.
Ne croit pas, n’attend pas, vit parce qu’il est en vie ; l’animal est sans calcul, sans épargne, sans espoir et c’est ce qui le rend si beau.
– Ne cherche pas toujours à plaire, conseillait Taraxacum officinale à Papaver rhoeas, protège ton pistil et habite ton champ.
L’être : le néant qui reprend son souffle.
Je pensais être un grégaire sauvage, je suis plutôt un solitaire sociable.
La tristesse, c’est un manque d’hygiène.
– Ne cherche pas à être parfait, conseillait 496 à pi/2, essaie juste de ne pas laisser traîner tes décimales dans le lavabo.
Alors zut, on paye ses impôts, on ne mange plus de sucre, on fait des enfants, on ne se gare jamais sur les trottoirs, on fait son lit presque tous les matins, on rend visite à ses vieux parents fatigués, on ne se cure pas le nez en public, on offre des fleurs, parfois même un bijou, on ne vole pas, on ment peu, on ne trahit jamais, on ne met plus de patchouli, on ne lit que des bons livres, on ne consomme que du bon gras, on ne porte pas une cravate à pois sur une chemise à rayures, on est souriant, on vote à gauche, on se tient droit, on ne dit jamais « c’était mieux avant », ni « sortez de votre zone de confort », ni « explorez le champ des possibles », on regarde toujours les films en version originale, on n’abuse pas du tramadol, on ne lit pas son horoscope et pourtant, un jour, bam !, on est vieux.
Bien sûr que ça a quelque chose à voir ! Et bien sûr que c’est totalement injuste !
– Change-toi toi-même, si tu le peux, conseillait Cumulus à Nimbus, mais cesse de vouloir changer les autres.
Cette après-midi, il s’est mis à pleuvoir alors que la matinée avait été ensoleillée. J’ai quand même voulu vérifier sur mon appli qui, effectivement, a confirmé la pluie.
J’ai beau être très fleur bleue, rien ne me bouscule autant que quelques coquelicots sauvages au bord d’un chemin gris.
Assez réussi, et à bien des égards, l’homme – n’était cette tendance lourde et fatale à procrastiner. Le sauvetage de la planète aurait nécessité un minimum d’anticipation.
Quel galopin, tout de même !
– Tu devrais lâcher prise un peu, conseillait Anémone à Bernique, c’est à toi que tu résistes en t’opposant.
Bon allez, c’est pas d’jeu, si tu sors pas de ta cachette, j’arrête de chercher, dit Homme à Dieu.
Si l’on a commencé par un big bang, j’ai peur que l’on finisse par un small flop.
Œil pour œil et dent pour dent, Afflelou et les dentistes sont les gagnants.
La nature est une offrande, mais comme on ne voit pas de main qui donne, on prend sans remercier.