Il y a quelque chose de violemment obscène dans la curiosité scientifique. Non content de soulever les jupes de la réalité, la science lui fait écarter les jambes et, pour enfoncer le clou – si j’ose dire –, y braque un microscope froid et pointu.
Il y a quelque chose de violemment obscène dans la curiosité scientifique. Non content de soulever les jupes de la réalité, la science lui fait écarter les jambes et, pour enfoncer le clou – si j’ose dire –, y braque un microscope froid et pointu.
Avec le temps, ses fils s’étaient emmêlés et il avait perdu de sa dextérité, le Grand Marionnettiste. Alors, croyant nous faire lever la main pour saluer courtoisement, c’est notre pied qu’il balançait dans les parties de l’autre ; croyant nous faire sourire délicatement, c’est une grimace féroce qu’il nous collait au visage ; et croyant nous faire chanter délicieusement (oui, c'est aussi affaire de fils, d'os et de muscles), c'est un pet immonde qu'il nous faisait lâcher.
si ta vie te va
vante-la va de là et vlan
si ton vit t'en veut
tente-le tâte-le et vlan
le temps est vite
la tête est vide
va-t'en sans dette
et vive le vent
vlan
Les humains se divisent entre ceux qui préfèrent les blancs et méprisent les jaunes et ceux qui apprécient les jaunes et crachent sur les blancs. Beaucoup plus rares sont ceux qui raffolent de la coquille et négligent le reste.
Pour une belle unité, il faut moins s’entendre que se taire et plus s’entasser que s’embrasser.
Vivons plus lentement.
[Attention, vivre comporte des risques.]
… soit, mais la littérature n’est-elle que restes ?
Parce qu’enfin les Restes ne contentent plus, bientôt à lire sur ce blog :
– 5 signes incontestables que votre bloggeur est peut-être une bloggeuse exploitée (articles passionnants dont la lecture exigera néanmoins quelques compétences en herméneutique numérique).
– 7 raisons peu valables de douter de ces 5 signes incontestables (aucune connaissance en marketing n’est requise, le recours à un coach en rhétorique comportementale peut néanmoins être utile).
Dire encore et risquer de se répéter ou bien se taire et désoler la langue.
Parce qu’enfin les Restes ne contentent plus, bientôt à lire sur ce blog :
– 8 aliments exotiques qui graissent les brûlures tout en créant du lien.
– 5 choses insolites que vous ignoriez savoir à propos de ces 8 aliments exotiques.
– 3 façons hilarantes de ne pas faire rire du tout votre voisine tout en vous faisant de nouveaux amis.
– 6 trucs vintages pour masquer vos mycoses disgracieuses et parler en public sans importuner.
– Et le top 10 des astuces éthico-compatibles pour séduire sans effort votre voisin-ine tout en faisant fructifier votre argent.
Je pense que je suis
Je sens mais ne puis
Je mens et m’épuise
Acheter en bord de mer, ce n’est malheureusement pas dans mes moyens.
(de là à décupler mon émission de gaz à effet de serre pour accélérer la montée des eaux et rapprocher le littoral, euh, quand même…)
Puis, écrasant du seul index, et sans effort, cinq fourmis, il se prit à rêver que le cours du monde n’était pas étranger à sa volonté et que l’ordre des choses était soumis à son jugement.
Que sais-tu de l’ombre toi qui te moques des papillons de nuit ?
Ne pas mettre la barre trop haut pour pouvoir s’asseoir dessus.
Les génies pour inventer ; et nous pour copier – différemment.
Les chiffres ne mentent pas : 3% des plus riches de la planète sont bien moins pauvres que les 97% restant – compte non tenu des variations saisonnières et toutes choses étant égales par ailleurs.
Où sont les limites de la libertée d’expression ?
Fesses voilées
Voix faussées
Faces volées
Vœux forcés
Foi violée
Veaux froissés
(C’est une farce
Qui se valse.)
L’histoire manque de place et ne garde jamais les détails. C’est la mission du poète d’inventorier le dérisoire et le banal.
L’humour est la santé de l’esprit toujours guetté par la surcharge.
Manquent déjà ceux qui nous faisaient rire quand on n’avait plus envie de rire.
Comme un liquide docile, nos pensées adoptent volontiers la forme du contenant ambiant – cubique, basique et massif, le plus souvent.
Le fond est mou
Le ton est fou
– Flou est le tout
J’aurais fait un juge affreusement partial car j’aurais tout passé à certains sourires, les vols les plus crapuleux, les crimes les plus odieux, les mensonges les plus calomnieux.
Tout passé.
Sauf peut-être d’être constipés ou béats ou fabriqués ou niais ou sardoniques ou jaunes ou daubeurs ou narquois ou académiques ou ambitieux ou guindés ou m’as-tu-vu ou godiches ou acrimonieux ou déformés ou scabreux ou factices ou mielleux ou alambiqués ou bégueules ou amers ou poseurs ou diaboliques ou frelatés ou lourds ou contrefaits ou lugubres (oui, il existe des sourires lugubres, et c’est juste – si je puis dire – indéfendable ; un sourire, nom de dieu, ça doit avoir de la gueule !) ou enfiellés ou vils ou malpropres ou molasses ou plaqués ou vipérins ou balourds ou rossards ou rétifs ou patauds ou entortillés ou piteux ou baveux ou vaseux ou ampoulés ou corrosifs ou biscornus ou ignorants ou branleurs ou cérémonieux ou félons ou glaireux ou gauches ou outrés ou tarabiscotés.
Ce qui, au bout du compte, aurait fait de moi un juge affreusement partial et terriblement sévère (quoique furieusement lucide).