− « Les mots sont une prison et la grammaire, sa geôlière » me glissa Robert Lin Tsi, en ce dimanche bruineux de grande marée, persistant à vouloir cueillir des palourdes, alors qu’il n’y avait même plus de moules.
− « Ça je le comprends bien, un aphorisme sec et bien troussé vaut toujours mieux qu’un discours gras et nerveux », lui répondis-je, piégeant ingénieusement un stupide couteau d’une généreuse pincée de sel (couteau que j’aime préparer en aumônière avec son beurre de karité, après une cuisson longue et à feu très doux).
− « Négatif, rectifia-t-il, les points de suspension ne valent pas mieux que les attributs du sujet. Cuis et ne cuis pas à la fois, si tu le peux, et fais tourner la substance ».
Parlait-il du sel ? Je ne saurais le dire.