Tranquillement, il sortit. Après quelques pas, sans précipitation, il commença à se déshabiller tout en marchant, il enleva sa chemise, son pantalon, ses sous-vêtements, les laissant par terre, puis, après s’être habilement entaillé, il ôta sa peau, sur le visage, sur le torse, sur les bras, il dut s’asseoir un instant pour ôter la peau de ses pieds, il reprit ensuite sa marche, extirpa ses organes un à un, les jetant sur le bord de la route, le cœur, la rate, les reins – tiens, c’est petit un rein, pensa-t-il, je voyais ça plus grand –, puis il commença à se désosser, le fémur, le cubitus, le coccyx, il se souvenait de ses cours d’anatomie, il allait s’attaquer à la cage thoracique, mais au moment de saisir son sternum, il tomba sur la clé du portail qu’il portait au bout d’une cordelette autour du cou.
– Bon sang, dit-il, est-ce que j’ai pensé à fermer ?