Malgré l’évolution des techniques, nous peinons toujours à localiser le siège des sentiments. Serait-ce le cœur, ce muscle creux interchangeable (pas très tendre, fort en goût mais avantageusement maigre) ou le cerveau, ce tissu mou gélatineux (à la texture fondante mais coûteux et difficile à conserver) ou bien le pénis, petit corps caverneux et spongieux (ne se cuisine pas sous nos latitudes) ?
Des hypothèses invérifiables, émanant des milieux krypto-végétariens, évoquent l’âme.
(Quant au clitoris ou « bouton d’amour » dont Realdo Colombo déclare être le découvreur – ce que lui conteste Gabriele Falloppio, également connu pour avoir découvert les trompes – aucune étude sérieuse n’a encore montré de corrélation entre sa consommation et le cancer du côlon-rectum).