À part un risque élevé de tendinite du genou, l’écriture de restes (qui commence souvent par une marche) est très saine.
À l’inverse, l'écriture de romans est dangereusement pathogène : cirrhose, cancer du côlon (très forte corrélation, cf. Journal of the National Cancer Institute, mars 2014), dyslexie (on peut néanmoins se demander si l’on n’a pas affaire là à une cause plus qu’à une conséquence), hypertension artérielle, ostéoporose (les cas de dystonie focale de l’index et de syndrome du canal carpien sont heureusement en nette régression), troubles lipidiques et/ou affaissement abdominal, dépression (résultant souvent d’un caféinisme suraigu), bovarysme (pour les plus snobs), oblomovisme (pour les plus cultivés), syndrome de la main étrangère (quelques cas rares ont été rapportés) et de nombreux troubles comportementaux socio-psychologiques (qui rendent les écrivains, le plus souvent, godichons quoique inoffensifs).
On ne saurait trop conseiller aux romanciers qui perdent l’inspiration mais prennent du poids la pratique du marathon et la lecture de Murakami.