2 mars 2014
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L’écrivain a quelque chose du séducteur compulsif et goulu.
Alors qu’il feint de s’adresser intimement à une personne élue, il fait de l’œil à une deuxième et du pied à une troisième (certains, jeunes et dextres, parviennent même à texter à une quatrième). Et il a le culot de se plaindre sans cesse de ne pas être lu !
C’est bien mal récompenser le lecteur, fidèle et exclusif, qui ne lit qu’un livre à la fois, jamais en téléphonant et souvent après avoir éteint la télévision.