Je ne vient pas au monde, il en vient.
Au commencement était le bruit.
Je ne vient pas au monde, il en vient.
Au commencement était le bruit.
J’ai beaucoup de mal, depuis quelque temps, à évoquer la querelle des universaux (vous savez Abélard vs Guillaume de Champaux) sans penser à la quenelle. Je me demande s’il arrive à certains, à l’inverse, de penser aux universaux en mangeant des quenelles.
Toi qui habites le monde
Laisse la fenêtre ouverte
Que j’entende vos cris.
Un jour j’apprendrai ta langue
Pour chanter aussi
Avec toi.
L’adulte ne sait plus tomber.
L’open space, c’est bien pour l’office-volley du lundi et le brunch du vendredi, ça l’est moins pour les parties de cache-cache.
Le monde est plutôt réussi : ses plages de sable blanc ou noir, ses rues piétonnes et ses montagnes, ses villages perchés et ses mers poissonneuses, ses hommes, ses femmes, ses cumulo-nimbus et ses orchidées… On n’a pas lésiné sur les moyens, manifestement.
Malheureusement, on n’a pas prévu le budget de fonctionnement.
– Alors, qu’est-ce qu’on lui souhaite au petit monsieur ?
– Oh souhaitez-moi trois tranches de rêve, bien tendres, s’il vous plaît, et deux cents grammes de bonheur, pas trop nerveux si possible.
– Je vous souhaite un peu de santé aussi, elle vient d’arriver ?
– Non, je la trouve trop maigre, souhaitez-moi une barquette de prospérité à la place.
– Voilà. J’ai rajouté un heureux événement, c’est la maison qui offre.
– Merci, et bonne année comme on dit.
Je voudrais déconseiller aux jeunes de se lancer dans une formation de baby-sitting, la profession va disparaître.
Non que les enfants soient devenus sages et autonomes mais, pour un euro de plus, ils seront livrés avec télévision dans les maternités modernes.
Les mots ne font pas tous le même bruit ; il y a les mots à vent, les mots à cordes, les mots à percussion…
(Pour ceux qui aiment les textes colorés, attention à ne pas abuser des cuivres.)
L’homme est un réseau bruissant.
Si tu ne ris pas avec
Si tu ne pleures pas avec
Alors reste sans
Grâce au progrès, nos écrans sont devenus plats.
Serions-nous en train de progresser aussi ?
Je marche beaucoup et souvent j’hésite. Dois-je faire de longues enjambées, lentes et fluides, porté par l’adagio serein d’un souffle ample ? Ou des petits pas. Des pas courts et brefs et vites. Des pas secs et agités. Réglé comme un trotteur vif ?
Et toujours, je finis par les petits pas lents.
Nous ne sommes pas sans ignorer que tout savoir suppose et engendre une ignorance ; parce qu’il néglige, parce qu’il aveugle.
Un jour peut-être saurons-nous cela, que l’ignorance garde et offre – qui sait ?
Le fil dentaire, c’est un peu comme la Critique de la raison pure. Avant d’exister, ils ne manquaient à personne, maintenant, on ne peut plus se passer du fil dentaire. (J’ai dit un peu).
Deuxièmement : il n’y a pas de Premièrement
Troisièmement : Deuxièmement dit ce qui est
Quatrièmement : ceci n’est pas un Premièrement
Cinquièmement : Cinquièmement est autoréférentiel
Sixièmement : l’humour est affaire de dosage
Septièmement : Sixièmement est sentencieux
Huitièmement : Septièmement est jaloux et n’a rien à dire
Neuvièmement : c’est inquiétant pour Premièrement
Dixièmement : il faut savoir arrêter une brève.