Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
  • Contact

Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 02:30

Fédérons nos errances
Explorons nos friches
Et sourions nos peurs

Partager cet article

22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 02:32

Les restes du banquet ? c’est quand les philosophes baissent la garde, quand les poètes baisent la garce, quand les Grands biaisent les angles, quand les anges fêtent la bière, quand les Fiers chantent la terre, quand les [grosses] Têtes frangent les tresses, quand les fesses frôlent les vestes, quand les restes sur la banquette

PS : pour les malheureux qui, en troisième, ont fait techno (souvenez-vous : la coupe du critérium, la tour Eiffel en allumettes, l’utilisation du pied à coulisse…) et pas latin, je rappelle que le mot français banquet est la traduction du latin symposium, copié directement sur le grec sumposion qui dérive de sumpotès, compagnon liquide avec qui [sun-] l’on partage un verre [-pinein, boire]. (Notez encore – après j’arrête, car il faut, pour ceux qui, en troisième, ont fait techno et pas latin, des activités courtes, variées et ludiques – que le compagnon, compère solide, est celui avec qui [cum-] l’on mange le pain [-panis], quant au compère – c’est fini, regardez, encore trois lignes à peine – il ne va pas sans sa commère, encore que par les temps qui courent et les mœurs qui cavalent, il ne reste plus que quelques psychanalystes obtus pour croire encore à la triangularité familiale).

Santé !

Partager cet article

21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 02:27

« Moins fort la télé, on bosse nous ! » caquètent, aigries et dyslexiques, les 55 000 pondeuses du poulailler industriel voisin.

Partager cet article

20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 02:02
L’heure est à l’impatience.

Partager cet article

19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 02:41

Madame M. (fraîche et fruitée) : Bonjour monsieur Concept.
Monsieur C. (malicieux et gourmand) : Bonjour madame Métaphore.
Mme (en vers libre) : Madame va bien ?
M. (sceptique mais sans mysticisme) : Je ne sais pas, je suis célibataire et post-systématique. Et monsieur ?
Mme (admirablement néo-lyrique) : Il n’y a pas de monsieur, je suis néo-lyrique et libre-échangiste.
Le Voisin (paternaliste mais sans excès) : Pacsez-vous, vous mutualiserez vos ressources et paierez moins d’impôts.

Partager cet article

18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 02:13

Il est sept heures, tu te lèves, tu te laves, un café en silence, pas faim, il pleut un peu, tu y penses encore, enfin, penser, non, pas de la pensée ça, ça gronde là dans ton ventre, sourd, sans répit, tous ces mots aussi dans ta tête, l’histoire qui se répète, ça grouille, chaque fois une fin différente, aurais pu, est sept heures dix, regardes par la fenêtre, trop tôt pour descendre, trop tôt, trop tard, comme ta vie, un mauvais train, jamais à l’heure, sept heures seize, faudra mettre une pendule à aiguilles, c’est mieux, descends dans le bruit les odeurs la ville, pas le métro ce matin, tant pis pour la pluie, marches vite, pas l’heure encore des sourires, pas l’heure encore des touristes, marchent vite, comme toi, regardent pas, 7h32, 15 degré, 18/06/2008, c’est écrit, ça va mieux, t’arrêtes pour un deuxième café, le journal, le loto, pas très drôle ta vie, cette histoire, pas très doué, jamais gagné, huit heures moins dix, passe pas vite, c’est mieux la pendule à aiguilles du café, passe pas vite, le temps, jamais gagné

Partager cet article

17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 02:12

Il me semble – mais je n’ai connaissance d’aucune statistique sérieuse en la matière – que l’amour vire plus souvent à la haine que l’inverse.
Il me semble également – c’est beaucoup moins rare et très peu spectaculaire – que l’amour vire plus souvent à l’indifférence que l’inverse.

Allez, au boulot !

Partager cet article

16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 02:58

une connotation en voie de putréfaction, une bouteille de gaz à pertinence faible, un gant de toilette tuné et reshapé, ton joli petit derrière très discrètement poivré, un recours en défense biodégradable, une fistule chromée avec sécurité, un souvenir mal décongelé, une boite de douze (plus une gratuite) altermondialiste, un carburateur généreusement mort de rire, mon inimitable accent de ténor spasmophile, pi sigma lambda et les autres joueurs de l’équipe, ta grand-mère à la météo, ton voisin dans les circonstances atténuantes et tes excréments sur la table des lois, un labyrinthe beaucoup trop adverbial, une cicatrice qui a fait un bon troisième trimestre, un exilé aux petits oignons

 

Partager cet article

15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 02:02

– Vous devriez vous investir davantage, dit le professeur sans état d’âme, sachant depuis le début de l’année que le placement ne serait pas rentable.
– Je préfère m’engager, répond l’élève, avec l’insolence désuète si caractéristique des membres résiduels de ces groupuscules révolutionnaires en fin de vie.

Partager cet article

14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 02:01

Accéder à son désir joyeusement récité suppose d’abord qu’on le risque dans l’explication, toujours approximative, jamais pleinement comprise, souvent suspecte.
Le dialogue des désirs, tel est le plus grand défi des relations amoureuses.

Partager cet article

13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 02:34

Criminelle pollution du désir des enfants ; leurs rêves ont goût de plastic.

Partager cet article

12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 02:01

pollution durable
nuisance citoyenne
éco-décharge
déforestation solidaire

Partager cet article

11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 02:02

pouvoir/d’achat/crachat/d’anchois/poussoir/àvache/savoir/déchoir/tavoix/dusoir/
mouroir/àchoix/mouvoir/lajoie/macroix/s’enva/pourvoir/tondoigt/tasoie/tahache/
monpas/monpoids/pasça/pacha/mouchard/detâche/mouchoir/dechats/pochard/opaque/

Partager cet article

10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 02:32

Écrire c’est mentir.
C’est aussi ce que laisse entendre, en creux, l’expression duplice « homme de parole ».

Partager cet article

9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 02:33

Tout n’est qu’illusion, certes. Mais rien ne ressemble plus à une migraine réelle qu’une migraine illusoire.

Partager cet article

8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 02:10

La promesse, crime ou suicide ?

Partager cet article

7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 02:11

Hier soir c’était théâtre à l’université : l’association dramatique des étudiants. Au programme, Giraudoux.
C’est important d’avoir de bons auteurs bien situés dans leur époque, ce sont des bornes ou des repères temporels fort utiles, un peu comme des vêtements démodés ou des yaourts avariés.
Comment sans cela avoir conscience du temps qui passe ?

Partager cet article

6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 02:13

Qu’est-ce qui se joue dans l’écriture ? la peur du bruit, l’oubli des chairs ?
J’hésite, je vois bien l’insignifiance de ces ridicules chiffons de mots, ridicules et prétentieux, et ne peux pourtant chasser l’intuition discrète que s’y logent quelques réserves de force.
Bien sûr l’absence est coupable, mais je me demande aussi parfois si l’urgence n’appelle pas secrètement l’attente ?

Partager cet article

5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 10:21

En suspens sur le fil tranchant de la lumière du soleil couchant, un instant, tu joues toi aussi à hésiter : tu retiens dans le confort de l’indécision tous les débuts, toutes les fins, rêvant sans doute à un matin déjà épanoui encore fidèle, ou à un soir léger et joyeux d’inexpérience.

Partager cet article

4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 02:24

Le passé s’est joué dans notre dos ; nous n’avons jamais le présent que l’on mérite ; nous sommes responsables d’un futur qui ne nous concerne pas.
Comment voulez-vous que l’on s’applique !

Partager cet article

3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 02:42

Suis sensible comme une 3200 ASA.
Me suis encore pris une bonne volée d’émotions en pleine figure. Ai l’âme complètement décoiffée.

Partager cet article

2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 02:35

Homo erectus, un peu fatigué, cède la place à homo sedens.
Bon, nous avons encore de la marge : nous dominons, et de très haut, les stupides et parfois très méchants reptiles.

Partager cet article

1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 02:53

Au possible chacun est tenu.

Partager cet article

31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 02:25

Des écritures si diverses.
Comme des visages qui changent, comme des peaux qu’on peut enlever ou remettre.
Rien de mensonger, pas des masques.
Juste un dedans qui grouille et qui gronde de mots de toutes les langues.

Partager cet article

30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 02:03

Nous faisons des kilomètres et endurons des heures de queue pour admirer les ruines d’un amphithéâtre, les vestiges d’un aqueduc ou les restes d’une voie dallée – empreintes à même la chair du monde du labeur génial et de la hauteur de vue de quelques Anciens.
Je ne peux m’empêcher de sourire en imaginant la tête de nos arrière-petits-enfants, découvrant après trois heures d’attente, un ticket à 19,90 euros à la main, les ruines d’un Carrefour, les vestiges d’un HLM ou les restes d’une usine de traitement des eaux usées.

Partager cet article