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C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°32 E 21°08 S.

Un Reste À Retrouver

19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 02:24

« Ce qui ne me tue pas me blesse », Fred Niche.

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 02:05

Dégradation durable.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 02:02

Je cherche une phrase, brève, impérieuse et lumineuse comme un éclair – évidence solaire sur fond de néant noir.
Non pas pour mieux voir, éclairé, savant, prévoyant, mais pour avancer ensuite, aveuglé et naïf, guidé seulement par un avenir rémanent, souvenir incertain d’une souveraine certitude qui préserve du repos et nourrit les échappées.

 

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 02:25

– NAN (se demandant encore, tout en buvant son café, pourquoi quelque chose il y a et non pas plutôt rien ?) : Tiens, Elgé, ! bonjour, où étais-tu ?
– LOUIS-GONZAGUE (à l’excitation périurbaine, remonté comme un tribun, habité comme un militant) : J’étais dans le monde, moi, la vraie vie, les vrais gens, les vrais mots. Ton blog c’est l’artifice pur, le virtuel frileux, la démission des bavards oiseux au ventre plein ; tu as beau t’inventer des interlocuteurs, c’est le désert, tu n’y es pas même seul, tu n’y es rien, un non-être dans un non-monde, juste une illusion électronique, pas de visage, pas de regard, pas de voix, pas de mains. Tu n’existes pas, je n’existe pas.
– NAN (se demandant s’il n’était pas déjà un peu tard pour boire du café) : Oui, tu as raison, en un sens, tiens, bois ton non-café, il va être froid.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 02:27

Je parle de fougue et d’attente, de flamme et d’usure, je parle d’érection, de brûlure, de puissance, je parle du feu et de l’abandon, du printemps et de l’absence, je parle de nostalgie, de cendre, de silence.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 02:03

Un esprit sain dans un corps beau
Une ville en rose pour des gens bons
Une terre fleurie pour une vie d’ange
Un homme moderne et une femme in
Un ciel unique un pays-monde

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 02:21

Blanc ou noir
Nord ou sud
Pile ou face
Vie ou mort

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 02:18

Le temps parfois s’impatiente et, très injustement, accélère et brouille les cartes. Mais le plus souvent, discret et silencieux, plein de cette sérénité que seule la certitude de ne jamais perdre peut donner, il attend son heure, renonçant à prendre la main.
Ça ferait un redoutable joueur de poker.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 02:31

Cet endormi qui lézarde au soleil garde un œil ouvert sur le lézard endormi un peu plus bas.
Je les observe, guettant quant à moi l’heure à partir de laquelle on peut décemment aller faire la sieste.
En attendant – merci France Inter – je vais en Colombie, au Tibet, au Darfour, me battre contre la violence, le mal et l’injustice. Dieu merci, je ne suis pas seul, il y a Mélanie, Jacques, Sylvie, Pierre et tous ces auditeurs qui téléphonent pour me soutenir dans ces redoutables combats.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 02:03

"Partager" dit deux choses contraires : – diviser puis soustraire une part, se la réserver et distribuer les autres ; – additionner ses efforts ou ses sentiments pour en multiplier l’intensité.
"Partager" réussit donc l’exploit de réunir les quatre opérations d’arithmétique ; on devrait pouvoir en faire quelque chose.
... je veux dire quelque chose d’autre qu’un joli mot.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 02:05

Écrire une fois par jour, c’est beaucoup trop – même pour un minimaliste.

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 02:17

                                       ta main dans mon cou                        mon cou sur le toit
                                                                      le toit au-delà                    le la de ton rire
         ton rire dans mes yeux                                                      mes yeux sur le monde
                            le monde à vau l’eau              le monde avili             le monde avachi
                                                ta main dans la mienne                      ta main sur le temps
       le temps d’une histoire           le temps d’un combat             le temps d’un espoir
                                    l’espoir de la paix              la paix déchirée          la paix interdite
                                                                  l’espoir des partages   l’espoir des voyages
naïvement  joyeusement    l’espoir des partages   naïvement       joyeusement

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 02:11

La révolte n’est plus ce qu’elle était.
Les lycéens manifestent : ils réclament des CRS à la sortie des établissements ; les étudiants sont en grève, ils veulent des caméras de surveillance dans le campus.

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 02:09

Un homme aviné en voit deux.

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 02:58

Parfois on se retourne pour constater – amère injustice – l’absence de traces : pas d’empreintes, pas de sillage. Alors on appuie sur l’accélérateur.

Pas très écologique le CO2 mais fort égologique.

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 02:55

Un penseur digne n’ironise pas ; un ironiste efficace ne poétise pas ; un poète sensible ne philosophe pas ; un philosophe diplômé ne politise pas ; un politique fidèle ne dramaturge pas ; un dramaturge officiel ne technicise pas ; un technicien patenté n’intellectualise pas ; un intellectuel labellisé ne change pas les ampoules quand même !
C’est agaçant cette paire de chaussettes noires dans le tiroir des chaussettes blanches.

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 02:34

Allergènes indociles et dolents, ces vieilles choses poussiéreuses et moisies ne sont pourtant que de lointains souvenirs.

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 02:31
S’allonger pour rêver
s’asseoir pour boire
se lever pour danser
et marcher pour penser

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 02:02

Aller son erre et la laisser s’épuiser d’elle-même sans point sans virgule lentement jusqu’au silence du simple en suspens dans la présence recouvrée la laisser juste résonner encore comme un souvenir discret comme un écho modeste la phrase

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 02:45

Le temps s’étend, s’enroule et s’arrête, il s’arrête et reprend, comme un coureur débutant, part trop vite, se fatigue, trébuche et se blesse, vise la ligne et oublie ses pieds, puis ralentit, apprend, essaie, corrige, comme un brouillon, jusqu’à l’usure, et repart, poumons pleins, allégé d’imprenables paysages, guéri de l’attente, au désir réconcilié, le temps,

Rien ne convient plus mal au temps que la mesure.

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 04:29

Glisser le dimanche entre le mercredi et le jeudi, barycentre exact de la semaine.
Double effet positif : 1°) les dimanches soirs ne seraient plus gâchés par la perspective odieuse du lundi matin ; 2°) il ne resterait plus, le dimanche soir, que deux jours avant le week end.
Deux problèmes néanmoins : 1°) débattre du sort du samedi (suivrait-il ou non son dimanche ?, le week end est-il sécable ?) ; 2°) régler la question terminologique, dimanche ne pourrait plus faire partie du « week end ». Je proposerais le néologisme « midouique » (à l’euphonie exotique et jazzie, suffisamment gallicisé pour ne pas offusquer les misangles francopathes gallocentrés).

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 03:52

- LOUIS-GONZAGUE (parménidien par son père, héraclitéen d'adoption, témoignant d’une amicale inquiétude ontologique) : finalement Nan, qui ES-tu in fine ?

- NAN (conscient du caractère eschatologique de l’enjeu, persuadé qu’on ne saurait, sans dommage, différer encore l’interrogation principielle) : la question mérite d’être posée, et je te sais gré, Elgé, de le faire, d’autant que depuis Platon à peu près, elle a été occultée.

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 03:51

À vaincre sans gloire on triomphe sans plaisir.

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 03:50
On peut suivre, seconde par seconde, et au dollar près, le coût de la guerre en Irak (505 259 697 204 $, au moment où j’écris) ; on sait déjà avec un degré de précision appréciable que 145 799 312 êtres humains habitent au Bangladesh ; on connaît de π (pi) 1,241 milliards de chiffres après la virgule (également appelés décimales) ; je suis né, me dit R. agrégé de mathématiques corpusculaires, il y a 1 556 298 347 secondes (« mais ça a, depuis, changé, précise-t-il savamment »).
Hou ! j’en frisonne d’émotion.
Et en même temps, tout cela est tellement fort et rassurant. Si Dieu existe, assurément, c’est un chiffre.

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 03:45
Écrire et croire encore
L’espoir les cris l’esprit
    Mais la croix des vies sans voix des vies sous vide
Délit des sans-avis
L’envie du vent d’avant
    Mais la loi du prix des droits du prix des proies
Tu pries tu plies tu ploies
Sans poids sans toit tais-toi

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