C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
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Et Moi

  • ARNO
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55°3 E 21°5 S.

Un Reste À Retrouver

17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 03:06

Puis, écrasant du seul index, et sans effort, cinq fourmis, il se prit à rêver que le cours du monde n’était pas étranger à sa volonté et que l’ordre des choses était soumis à son jugement.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 03:18

Que sais-tu de l’ombre toi qui te moques des papillons de nuit ?

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 03:12

Ne pas mettre la barre trop haut pour pouvoir s’asseoir dessus.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 03:45

Les génies pour inventer ; et nous pour copier – différemment.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 03:35

Les chiffres ne mentent pas : 3% des plus riches de la planète sont bien moins pauvres que les 97% restant – compte non tenu des variations saisonnières et toutes choses étant égales par ailleurs.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 03:47

Où sont les limites de la libertée d’expression ?

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 03:15

Fesses voilées

Voix faussées

Faces volées

Vœux forcés

Foi violée

Veaux froissés

            (C’est une farce

            Qui se valse.)

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 03:40

L’histoire manque de place et ne garde jamais les détails. C’est la mission du poète d’inventorier le dérisoire et le banal.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 03:54

L’humour est la santé de l’esprit toujours guetté par la surcharge.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:21

Manquent déjà ceux qui nous faisaient rire quand on n’avait plus envie de rire.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 03:43

Comme un liquide docile, nos pensées adoptent volontiers la forme du contenant ambiant – cubique, basique et massif, le plus souvent.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 03:39

Le fond est mou

Le ton est fou

– Flou est le tout

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 03:01

J’aurais fait un juge affreusement partial car j’aurais tout passé à certains sourires, les vols les plus crapuleux, les crimes les plus odieux, les mensonges les plus calomnieux.

Tout passé.

Sauf peut-être d’être constipés ou béats ou fabriqués ou niais ou sardoniques ou jaunes ou daubeurs ou narquois ou académiques ou ambitieux ou guindés ou m’as-tu-vu ou godiches ou acrimonieux ou déformés ou scabreux ou factices ou mielleux ou alambiqués ou bégueules ou amers ou poseurs ou diaboliques ou frelatés ou lourds ou contrefaits ou lugubres (oui, il existe des sourires lugubres, et c’est juste – si je puis dire – indéfendable ; un sourire, nom de dieu, ça doit avoir de la gueule !) ou enfiellés ou vils ou malpropres ou molasses ou plaqués ou vipérins ou balourds ou rossards ou rétifs ou patauds ou entortillés ou piteux ou baveux ou vaseux ou ampoulés ou corrosifs ou biscornus ou ignorants ou branleurs ou cérémonieux ou félons ou glaireux ou gauches ou outrés ou tarabiscotés.

Ce qui, au bout du compte, aurait fait de moi un juge affreusement partial et terriblement sévère (quoique furieusement lucide).

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 03:19

Dé-faire avec art, sans paresse ni départ.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 03:16

Oups, j’allais encore oublier.

Alors voilà. Je vous souhaite : des poissons rouges, des cafés noirs, des vies en rose, des bonshommes verts, des maillots jaunes, des cartes blanches et une belle bleue.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 03:33

Ces funambules du possible qui se tiennent juste sur la margelle du réel pour ne pas s’user l’âme ignorent tout de la chute et du goût de la terre.

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 03:43

Madame Germaine n’en revenait toujours pas, la Marguerite avait mis bas un veau, un veau cornu en plus. Elle avait pourtant vendu le taureau à la foire deux ans auparavant.

– De Diou ! Le diable est dans le bétail, jura-t-elle.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 03:48

Ce n’est pas parce que l’on ne provoque pas de coup de foudre que l’on ne finit pas par lasser.

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 03:12

Zut ! Toutes ces choses que je n’ai pas encore faites et la fin de l’année qui approche. Ça risque de faire juste.

Traverser le Kalahari (voire le Kamtchatka (mais en Salomon)) ; sourire au voisin du 42 et lui donner la moitié de mon Royal ; apprendre le sanskrit et le persan pour lire dans le texte le Mahābhārata et les Rubâ'iyat d’Omar Khayyâm ; manger moins de Royal au chocolat et ranger plus mon armoire à documents ; remercier Tante Jacqueline de m’avoir emmené voir Le Clan des Siciliens au cinéma Rex (ça fait presque cinquante ans, quand même qu’est-ce que je peux être lent parfois !) ; écouter quatre fois en boucle Einstein on the Beach (ne pas oublier de bien s’hydrater) ; apprendre les rudiments de l’usage de la clé à molette au cas où je rencontrerais plus de boulons à l’avenir ; commencer à lire l’écrivain kényan Ngũgĩ wa Thiongʼo, prix Nobel de littérature 2015 (et faire le malin le jour où l’on annoncera sa victoire) ; mémoriser définitivement, et pour toujours, le genre de ‘armistice’ et ‘obélisque’ ; connaître la suite des nombres entiers, ça ne sert à rien mais ça me permettrait de faire bonne figure au bal des anciens de Polytechnique (s’ils venaient à démocratiser leur petite sauterie) ; faire la liste de toutes les listes insolites que j’ai pu faire (ça ne sert à rien non plus mais ce serait dommage de les oublier) ; fédérer plus et différer moins…

Bon, le soleil est encore haut mais le temps presse, il va quand même falloir que je priorise, élimine ou… diffère.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 03:08

Et dans l’histoire de la poule et l’œuf il faisait quoi le coq, l’arbitre peut-être ?

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 03:53

Peu

Croquant et fécond comme un cœur de laitue

Sobre et tonique comme une pluie d’été

Un haïku pour nos bouches à excès

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 03:12

3,09% des sondés considèrent que plus de la moitié des sondages ont très peu ou peu d’intérêt et que moins d’un huitième sont assez complexes pour être précis.

1,03% considèrent que moins d’un quart des sondages sont très ou assez divertissants et que plus des onze douzième sont insuffisamment rétribués.

2,06% considèrent que très exactement un vingt-septième des sondages sont poétiques alors que 95% des sondages sont trop « sondages ».

92,78 % des sondés n’ont pas encore terminé de répondre et reprendront à la rentrée.

[Sondage effectué (ou en voie d’effectuation) sur un échantillon très représentatif de la population scolaire de Pouilly-les-Baluzac (97 personnes), puisque seul le grand Martin n’a pas participé (il était aux vaches), et conçu, mis en texte et analysé par les soins du nouveau professeur des écoles.]

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 03:38

On se trompe sur le bonheur, il est plutôt silencieux et frugal. (Ce qui ne l’empêche pas d’être gourmand).

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 03:50

Ce n’est pas parce que l’on sait plus que l’on écrit, c’est parce que l’on écrit que l’on ignore moins.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 03:48

Aujourd’hui, c’est jeudi ! Joyeux jeudi !

Notez que mercredi n’a rien moins que démérité, pour un mercredi il s’en est même sorti très honorablement, d’autant qu’il venait juste après mardi qui avait miné le terrain. Quant à vendredi, il serait bien injuste de lui reprocher a priori de ne pas tenir son rang, certes on rivalise difficilement avec samedi, mais ce n’est pas une raison pour ne pas lui laisser sa chance (si je puis me permettre, vendredi fait ce qu’il peut, c’est notoire et, même si en la matière les surprises sont rares, il faut savoir faire bon accueil aux jours suivants, sans acception de personne).

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