Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Peu Dire

  • : Les Restes du Banquet
  • : LA PHRASE DU JOUR. Une "minime" quotidienne, modestement absurde, délibérément aléatoire, conceptuellement festive. Depuis octobre 2007
  • Contact

Et Moi

  • ARNO S.
  • Philosophe inquiet, poète infidèle, chercheur en écritures. 55° 27' E 20° 53' S

Un Reste À Retrouver

22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 02:23

« Ôte-toi de mon soleil, tu me fais de l’ombre », aurait dit Diogène de Sinope à Alexandre le Grand.

Oui mais s’il avait été malin, en plus d’être cynique, il lui aurait dit plutôt, « Ne bouge pas d’un poil, tu me fais de l’ombre ». Ou peut-être était-ce avant le dérèglement climatique et les canicules estivales.

Partager cet article

21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 02:39

Balourdise et rutilance du rut à sec : l’erratique galipette des flibustiers de la polenta ; les simagrées obsidionales d’un orpailleur patibulaire ; la fragrance safranée de l’inénarrable Olivine de La Valette… Des mots, des mots, des mots ! L’hybris lexicologique n’a rien d’une ratatouille de plouc, quant à la cataracte immarcescible des bateliers en goguette, elle flatte la trompe d’Eustache sans ambages ni régurgitation. Ah ! les mots ! Liserée, bât, mouclade, asticot des marais salants. Des mots, des mots, des mots ! La sidération du râle, les affabulations du pomologue, le foutriquet au paratonnerre. Le ru, les ifs et ton zob. La lie, l’orée et Manon. Je te turlupine, tu me ravigotes, il lambine, elle badine, nous avalisons, vous clapotez, ils démystifient, elles récapitulent. Rodomontade, hypoténuse et caténaire encore. Et boulodrome, même.

Bon, les histoires parfois nous distraient, nous amusent, nous intéressent, mais les mots. Les mots, les mots !

Partager cet article

20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 02:53

G

Cette lettre étrange me gêne. Je la trouve gauche, voire grotesque. Peut-être même dangereuse.

Ça partait pourtant d’un bon geste, un C clair, généreux et grand ouvert ; mais alors pourquoi cet ergot qui gâche tout ? Un joli galbe à gauche, et l’on aurait bien imaginé une fin en escargot pour une lettre élégante et distinguée ; mais non, le G s’achève en guerrier cagoulé, ganté, gainé, ou pire encore en géronte dérangé et goitreux. Certains verront un général galonné, d’autres un gendarme aguerri (certains même, avec un peu d’imagination, pourraient voir un gendre agile et galant), je vois, moi, un grossier personnage au visage ambigu.

Je n’aime pas le G. J’ai une image dégradée du G. Je pense à une grotte de troglodytes, une guérite trop bien gardée qui ‟protège” des voyages, un gouffre aveugle et sans paysage, un ghetto.

Et puis cette lettre est d’un autre âge, je la regarde et surgit un Gaulois grivois, un gavroche, galoches aux pieds, un danseur de gavotte dans une vague gargote, un grammairien dégénéré, un ivrogne graveleux, un bigot gâteux, un démagogue enragé, un sale gosse, un geôlier angoissant, un grabataire, un gueulard, un gros lard. Cette lettre est disgracieuse et vraiment pas rigolote. Je n’aime pas le G, l’aurais-je déjà dit ?

Quand même, pensé-je ? Ces jugements ne sont-ils pas exagérés ? Le G n’est-il pas victime d’un délit de sale gueule. Ce serait très grave ? Comment exiger d’une gutturale qu’elle inspire gaité et magie ! Il n’est pas besoin d’être docteur en laryngologie pour comprendre que G obéit à une géographie glandulaire et invaginée, le son vient des tréfonds de la gorge, derrière la glotte : ça gronde, ça gratte, ça grinche, ça grince, ça grommèle, ça grrr. Rien qui ne saurait engendrer un gazouillis angélique, non, seulement des borborygmes rugueux et inélégants.

Ou peut-être le G est-il un jeu ? Il serait une gangue cachant quelque gemme à découvrir, une graine à faire germer, une génération future à héberger. Le G aurait son génie, caché, fragile, à venir. Lettre gravide, grosse de ce que l’on ignore encore, le G ouvrirait une nouvelle genèse, non pas une théogonie fantasmagorique, non pas un big bang, mais l’histoire d’un engendrement, celui d’un être engourdi.

Voici donc un abrégé rudimentaire et hypothétique quoique logique. Je laisse les usagers du G réagir et engager le dialogue.

(Un mot encore – pardonnez la longueur du monologue quelque peu dogmatique, mais je me régale – sur ce que donne à entendre le G ; parlons phonologie, pour le dire simplement. Je le dis sans agressivité mais avec énergie, le G est un piège, le piège de l’ego mal déguisé puisque l’ego est un ‟je” en langue étrangère. Le G est un ‟j’ai” fatigant qui geint beaucoup et agit peu ; le G appelle au bavardage égocentré ; le G fait ombrage à la parole sage et à l’agir partagé. Décidément, non, je n’aime pas ce G peu intègre et envisage de le gommer.)

 

Partager cet article

19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 08:44

On ne peut pas mener tous les combats, lança-t-il.

Courageusement et armé de son matériel de nettoyage sophistiqué, il retourna traquer la moindre salissure qui attaquerait lâchement sa voiture.

Partager cet article

18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 12:31

Caché derrière mon masque, j’adore épier les étrangers que je croise. J’oublie seulement que mes yeux dépassent un peu.

Partager cet article

16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 02:01

« Tu sais que tu as fait une vraie rencontre – je veux dire un truc vraiment important – quand plus rien ne tourne comme avant ». L’astéroïde (1) Cérès rêvait secrètement d’une belle collision romantique avec Mars (plutôt que Jupiter).

Partager cet article

15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 02:59

Dans ces Restes du Banquet, j’ai écrit 734 fois le mot écrit, 429 fois le mot mot, 56 fois bernique, 28 fois marteau-piqueur, mais une fois seulement zinzolin, comédon, vésanie et jamais frisolette ni balbifiant.

Il n’est pas impossible que cette maîtrise lexicale, si je puis me permettre, ait un rapport avec le nombre de lecteurs, modeste certes, mais stable et plus qu’honorable.

Partager cet article

14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 02:59

Tout ce temps perdu à en gagner.

Partager cet article

13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 02:53

Je serais curieux de voir ce que ça donnerait un Andy Warhol écrivain qui demanderait à ses assistants de photocopier des pages de poètes ou romanciers célèbres.

Partager cet article

12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 02:14

Les mots, c’est un peu comme les mets, certains vont vraiment bien ensemble. Par exemple, florilèges et sarabandes, ou fil de fer et salsifis, ou encore musc, zélote et infarctus. Bon, parfois, il faut ajouter un liant. Et puis d’autres se marient mal, prenez vilipender et robe de chambre, berk ! ou bien carnet de bord et tour de contrôle, non, ça ne colle pas, ou boîte de quatorze et saphir.

L’écriture est une cuisine, il faut avoir du palais.

Partager cet article

11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 09:08

C

Faut-il aussi qu’une lettre soit ouverte ou fermée ? En voici un cas de conscience.

À l’écoute déjà, le C balance entre le S de ‘cesse’ et le K de ‘casse’, c’est comme ça, une occlusive qui sait siffler aussi (sans parler de ce chuintement comique quand il est au contact d’un H). À l’écrit encore, c’est un cas particulier, ni clos comme un O, ni ouvert comme un I – serait-il indécis ? On imagine une enfance compliquée : cercle claustrophobe, le C aurait fracassé une cloison pour clamer son existence et accueillir des clandestins, ou au contraire, arc quasi rectiligne, sans cachette aucune, il aurait recourbé ses extrémités, pour se construire un coin à soi. Incertain, le C se cherche.

Si on le bouscule, le C basculera à gauche, ensuite, tel un culbuto moqueur et farceur, il reviendra toujours à sa nouvelle place et sera aquarium ou casserole ou pot à incontinence, bref un contenant très commode, mais pas un C. S’il se casse la figure à droite, il fera un tunnel court et sans mystère ou un coussin confortable ou un serre-tête pour écolière classique, mais pas un C non plus. Au contraire, dans sa condition initiale, le C est en équilibre instable, il tient on ne sait comment sur le côté. Incertain, le C se cherche.

Pourtant, vu d’ici, c’est clair, le C est une courbure, celle d’un corps – c’est la courbure de votre cul ou le creux de votre cou. Couchez-le, dupliquez-le et vous obtenez un corsage échancré qui invite à la caresse.

Voilà c’est ça, le C est la trace d’une caresse. Et le geste d’une alliance. Quand la main passe et repasse mais ne reste pas, quand elle court sur le corps et circule en surface, quelque part au-dessus du cœur. Caresse lexicale encore, quand le mot console ou cajole, quand il berce et consonne, sans vouloir convaincre. Doucement chorégraphié, sincèrement calligraphié, le C jamais ne passe en force, il ne s’impose pas, il épouse la chair des corps et le contour des courbes.

Le C n’est pas une chose, c’est une trace, c’est un geste. La trace d’une caresse qui connaît la bonne distance. Le geste d’une alliance qui renonce à conquérir.

Le C est délicat et câlin, il ne proclame rien, ne combat pas, ne capture pas, ne confisque pas, il sait même céder. Toujours en quête, il écoute mais ne conclut pas. Incertain, le C se cherche.

Mais ce n’est pas un casse-tête, le C ne cache aucun secret, ce n’est pas une crypte, ni un caveau, ni un coffre cadenassé, on aperçoit simplement un petit recoin discret, en contrebas, pour se recueillir et ne pas être sans cesse exposé.   

Le C inspire confiance, comme un confident qui comprend sans cerner, un complice qui explicite et incite sans excès, un compagnon qui accompagne sans s’accrocher, sans s’incruster, qui contente sans contenir.

Partager cet article

10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 08:54

J’en connais qui se réjouissent du port du masque dans l’espace public. Ils s’imaginent qu’ainsi cachés, on ne les reconnait plus et qu’ils sont dispensés de dire bonjour aux connaissances qu’ils croisent.

Eh bien ils se trompent.

Je t’ai reconnu, monsieur R. !

Partager cet article

9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 02:56

La rivière sait bien que rien ne dure, elle l’a appris de sa voisine la montagne qui s’érode avec les siècles.

Partager cet article

8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 02:09

Nos repères ont la bougeotte.

Partager cet article

7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 02:36

Allez, mon garçon, il est temps que tu voles de tes propres ailes ; ta mère et moi serons toujours là pour toi, mais il faut que tu construises ton propre espace, c’est le destin de tout enfant de quitter le nid parental. Et Papa Boomerang lança le jeune Boomie le plus loin possible, espérant bien profiter un peu de la vie avec Maman Boomerang.

Partager cet article

6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 02:45

À quel âge les lapins de Garenne deviennent-ils presbytes ?

Partager cet article

5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 06:37

Le lion voit la gazelle parce qu’il a faim ; repu, il perd la vue.

Le monde est l’œuvre du besoin.

Partager cet article

4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 08:34

S

Ceci n’est pas un serpent ; ce serait trop facile – ni sornettes ni sonnettes. Pas un spectre ; trop symétrique. Pas un sentier non plus, c’est sûr, ou ce serait une impasse. Le S n’est pas un essai ni une esquisse ; trop stylé. Il est si bien dessiné, si subtilement tracé.

Mais que signifie-t-il ? Quel est le secret du S ? De quoi ce S est-il le son ? Serait-ce un signe cabalistique ? Un six ou un huit, discrètement dissimulés ? Serait-ce le symbole d’une transcendance mystérieuse ? Plus simplement le S pourrait être un cygne noir glissant sur la ligne avec élégance ; un oiseau sacré qui se déplacerait avec grâce et souplesse ; une déesse ensommeillée qui commencerait à se redresser, déjà séduisante, prête à ensorceler.

Le S a-t-il un sens ?  Le sait-on ? Le S a-t-il une direction ? On est déboussolé. En un sens, il progresse sans nostalgie, on sent sa puissance et son ambition, il veut réussir ; mais le S aussi, semble statique, comme s’il s’était installé dans un passé qui ne passe pas, suffisant et boursoufflé, ne souhaitant plus avancer, satisfait de son statut.

Serait-ce un chemin sans issue que l’on escalade jusqu’au sommet puis redescend, en recommençant sans fin, tel un Sisyphe obsessionnel, ascension, descente, ascension, descente… Une lettre ne survit pas seule, il lui faut s’associer et former un syntagme. Comment faire pour sauter à la syllabe suivante ? Un S qui commence, peut ne jamais cesser, SSS… SSS… SSS…, comme un souffle qui siffle sur nos textes, puis fait silence, puis siffle, puis fait silence…

Mais bien sûr ! C’est ça ! Diastole et systole, voici le secret du S. Des mots savants pour la chose la plus simple qui soit. Le S, c’est le souffle. Les sages disaient aussi psychè ou esprit, mais c’est du souffle qu’il s’agit : inspire, expire, inspire, expire. Couchez-le, vous avez une belle sinusoïde qui explicite l’alternance. C’est simplement ça, mais c’est considérable. C’est époustouflant ce que ça peut un souffle : ça console, ça berce, ça pacifie, ça rassure bien sûr, mais ça consolide aussi, ça stimule, ça renforce, ça excite, ça émoustille. Force, douceur. C’est insensé ! C’est le sang qui circule et les sens qui s’éveillent, c’est la vie qui s’anime, le sexe qui se dresse, les saisons qui fleurissent, c’est la chanson de l’existence et la romance de la santé. Tout cela et plus, beaucoup plus encore.

On ne peut s’en lasser, ces cycles ressassés sonnent et serinent la même leçon, mais on ne peut s’en passer.

Alors, soigne tes Ss et prends soin de ton souffle.

Partager cet article

3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 02:27

María Anabela Alonzo, ma correspondante espagnole, a repris contact avec moi après un long silence. Elle m’avait fait découvrir Paco de Lucía et la tortilla de patatas ; je lui avais appris le slow et le french kiss. Anabela ! à l’évocation de son prénom d’émouvants souvenirs me reviennent. Anabela ! nous étions jeunes et amoureux.

La suite de son mail m’a aidé à recouvrer mes esprits. Elle cherchait une famille de correspondants pour sa petite-fille de quinze ans.

Partager cet article

2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 02:09

Connais-toi toi-même, a dit le sage, et ne t’attends pas à des miracles, aurait-il ajouté à voix basse.

Partager cet article

1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 02:19

Alors, je ferai dire à ceux qui reprochent aux berniques leur manque de curiosité et d’ambition que ces gastéropodes changent radicalement de milieu à chaque marée et ont des vies certainement plus aventureuses et diversifiées que nombre de touristes qui ne se déplacent jamais que pour retrouver ailleurs leur environnement.

Et toc!

Partager cet article

31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 02:19

– Bon, eh bien le résultat n’est pas terrible.

– D’accord, mais tu n’es pas responsable, Dieu.

– C’est bien ça le problème, Pierre. Si c’était à refaire, je créerais le genre humain avec un instinct de justice.

Partager cet article

30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 02:58

Je n’ai pas assez de patience, alors je rentre écrire, mais je n’ai pas assez de force, alors je sors vivre. Et je fais ainsi, d’incessants va-et-vient, entre le monde et mon bureau. Voici la cause, sans doute, de la nature nomade de mon esprit et du joli galbe de mes mollets.

Partager cet article

29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 02:59

IGV

Comme les TGV aujourd’hui traversent les gares sans s’arrêter, les idées me traversent l’esprit, disparaissant avant même que j’aie pu les saluer.

Partager cet article

28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 02:49

R

L’R est une errance.

Il a quand même un drôle d’air, l’R, comme un signe errant qui hésite entre plusieurs lettres. On dirait un P qui s’est laissé pousser un membre supplémentaire pour tenir droit. Ou un B qui n’arrive plus à courber son arc du bas, à cause d’un problème articulaire probablement. Ça pourrait être un K qui a fermé son toit ouvrant. Un A qui a pris un uppercut dans le ventre et a une grosse bosse sur le front. Versatile, l’R se cherche et tergiverse. C’est embarrassant cette lettre qui ne ressemble à rien.

En plus de ces errements graphiques, on ignore dans quelle direction il va. Regardez, vers la droite il ressemble à un troufion, un sergent repu peut-être, qui marche au pas malgré son gros ventre ceinturé, prêt à brusquer la lettre d’après. Vers la gauche, on dirait un baroudeur, regard rentré, qui porte un sac à dos bien rond et bien chargé. Il s’est perdu, le marcheur à l’envers, il se trompe de sens et retourne au début de la ligne, vers la marge. Il est vrai aussi que le mot erre peut se lire dans les deux sens ; les palindromes font perdre le nord, ils distraient les lettrés mais désorientent les militaires et exaspèrent les sédentaires.

Allez – l’avouerai-je ? – je n’apprécie ni l’R, la lettre (ou le R, on ne sait même pas comment l’écrire), ni erre, le mot (et je renonce à prononcer errance, rien qu’à le dire, j’ai envie de vomir, quelle horreur cette odeur !). C’est bizarre, j’abhorre et le bruit et le trait, mais j’adore la chose représentée. L’errance. Errer. Erratique, même. L’errance, c’est le délire des routes qui s’égarent, des périples qui s’entrelacent pour former une gerbe d’aventures. Errer, c’est se perdre au gré des désirs et se retrouver, harassés mais heureux, ridés mais ravis. Chemins de traverse et rencontres imprévues ; histoires buissonnières et erreurs partagées ; aberrations très sérieuses et rires absurdes ; ordres dérangés et plaisirs inordinaires.

Errer, c’est être, mais autrement, avec un air curieux, un accent en moins et une orthographe approximative. Errer, c’est devenir un autre, devenir des autres, se découvrir et découvrir.

Partager cet article